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DEDIKASJON

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The Night and the Silent Water  -




--> Je déclare mes stocks photographiques pleinement épuisés. Voici donc un cliché daté du mois de mai 2010, directement venu des contrées de l'ouest de la Suède. Avec le recul, je suis entièrement libre de m'avouer déçue par le résultat dont la composition a pourtant été travaillée. J'ai malheureusement renoncé au petit kilomètre de marche qui m'aurait permis de récupérer mon trépied et ai honteusement préféré lézarder près du feu, les pieds dans l'eau.




ET c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de ce petit bout de femme.

S'évadant toutes deux au bout d'une cigarette, noyant nos idées noires sur le banc du patio de cet hôpital, la nourriture trop vite ingurgitée laissant nos bedons geignards. C'est que nos expériences respectives, bien qu'au fond très différentes, convergeaient en beaucoup de points. Accident, coma, réveil épouvantable d'apathie, d'indolence et de mollesse, puis seulement vient l'abominable prise de conscience et la solide reprise en main de l'esprit. Moi qui nous croyais dûment rodées et qui estimais franchement que nous avions toutes deux eu le droit à plus de misères en trois mois que beaucoup en une vie toute entière, voilà qu'elle m'annonce la perte de son procès. Un malheur n'arrivant jamais seul, elle juge bon d'enchaîner franchement et me dévoile le cuisant échec de son opération, puisqu'elle se révèle allergique à la morphine et à ses dérivés.

SANS transition aucune, je déclare que toutes mes pensées lui sont intégralement destinées en ce mardi 31 janvier, date de sa, je l'espère, dernière et non moindre opération.

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FREMGANG

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D A N N E B R O G
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Immortalisé en 2009 en face du Tivoli, en plein centre de la magnifique Køpenhavn.



Je lutte enfin contre les crises financières en tout genre avec la plus grande habileté. Je n'ai effectivement pas rendu visite à la zone rouge depuis longtemps. Je passe soigneusement entre les mailles du filet du découvert, très fallacieuses. J'ai d'ailleurs reçu une partie de la demi-tonne de filtres et d'accessoires optiques commandés il y a peu afin de profiter dignement des derniers élans de la monnaie européenne face au dollar US, qui m'a tout l'air de sérieusement regagner du terrain. Je compte donc bien me spécialiser dans les poses longues en tout genre, ce d'ici peu. Pour ce faire, je suis en train de gérer le budget afin de taper dans du trépied haut de gamme. Un Manfrotto serait parfait. 


Moi qui craignais sérieusement de reprendre en main ma Schecter afin de tenter un quelconque morceau, de peur de devoir me rendre à l'évidence en réalisant que je manque de dextérité, d'agilité et d'adresse me suis surprise, il y a peu. Mon Nikro et moi avons, en effet, décidé de nous entraîner sur une partie extrêmement complexe interprétée par le grand Steve DiGiorgio (les connaisseurs visualiseront sans doute la chose), afin de délier les doigts de nos deux mains et d'améliorer notre synchronisation, chose m'ayant fait le plus grand bien. Je me rends compte avec joie que non, je n'ai pas perdu, mis à part, peut-être, d'un point de vue rapidité, chose normale, puisque n'ayant pas réellement pratiqué depuis novembre dernier. Me voilà grandement soulagée.


J'ai retrouvé, hier, le carnet de route ayant recueilli mes coups de cœur et m'ayant accompagnée lors de mon tout premier roadtrip en Scandinavie, témoignant des expériences vécues, des anecdotes expérimentées. Ce calepin m'a réellement mis du baume au cœur. Je me suis surprise, le regard embué, à prendre plaisir à le redécouvrir et à le parcourir, émue.


J'ai également décidé d'abandonner mon ordinateur portable Asus de 15.6" fonctionnant sous Windows pour un netbook de même marque travaillant, lui, sous Ubuntu. Je devrais, si tout va bien, le recevoir en fin de semaine. Je dois avouer avoir fait une affaire, puisque l'heureux élu demeure aujourd'hui être l'un des netbooks les plus puissants qu'il m'ait été donné de croiser.


Finalement, j'ai pris les devants et suis officiellement inscrite en première année de master mention sciences du langage, spécialité linguistique. J'ai d'ailleurs chiné sur la toile afin de prendre connaissance de la nature exacte de cette formation. Après avoir dévoré le guide des études en un quart d'heure montre en main, je peux affirmer qu'elle m'a tout bonnement l'air d'être captivante.  



Ma vie avance, c'est du grandiose!



SYVENDE DAGEN

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S E P T I È M E_ J O U R N É E


9h00 - Comme pour nous défier, sans aucun doute, c'est le soleil qui nous réveille et qui décide d'illuminer la journée qui nous verra quitter le territoire écossais. Too bad! Nous prévoyons tout de même, histoire de marquer le coup, une ballade aux alentours, un repas composé de semoule et de poulet, le rangement et nettoyage du cottage, une légère sieste, et nous lèverons l'ancre ce soir, sur le coup de minuit.

17h20 - Nous avons été dire adieu aux Fives Sisters et également été faire le plein de souvenirs, bassement matériels. Un scottish flag, afin d'alimenter notre mur accueillant le drapeau de chaque pays visité, trois savons typiques, un bracelet orné de quelques arabesques celtiques, très discret, un mug, ainsi que quelques autres cadeaux destinés aux proches. Nous nous éclipsons vers 22h00. Nos aventures écossaises s'arrêtent bien malheureusement ici.

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SEXTE DAGEN

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S I X I È M E_ J O U R N É E


Réveillés, je pense, légèrement trop tôt. Le ciel est grisonnant à souhait. La bruine nous salue un court instant, puis nous nous attablons autour de quelques tranches de pain industriel, d'un verre de jus de pomme ou d'un bol de Corn Flakes. La température se fait beaucoup plus fraîche que les jours précédents. Aujourd'hui, en route pour le Wester Ross, les chutes Victoria et Measach, recommandées, ainsi que le loch Maree, tous réputés pour leur grande beauté.

11h00 - Nous arpentons les routes en direction du Wester Ross, où nous prévoyons un pique-nique. Une fois plus ou moins arrivés à destination, Maman nous fait comprendre que cette région ne lui plaît pas, la trouvant trop rachitique et retirée. Mon Nikro et moi la trouvons pourtant relativement sympathique, ainsi nappée de brume. Il faut toutefois admettre qu'elle ne change pas beaucoup du reste des Highlands, en fait.

12h30 - Nous déjeunons sous la pluie sur un parking boisé, près de la méconnue Black Water River, équipé de toilettes très originaux et propres, ornés d'un toit végétal.
Le GPS nous fait faux bond, et nous nous retrouvons sur les rives du Loch Broom, ma foi très joli. Nous avons donc raté, et de beaucoup, le loch Maree ainsi que les chutes de Measach. Nous revenons sur nos pas, peu assurés.

Nous avons pu contempler le fameux loch Maree, mais aucun moyen, par contre, de trouver la trace des fameuses chutes de Measach. Nous profitons donc de la vue sur le loch, ainsi que sur le Ben Slioch, sommet surplombant la vallée du haut de ses 980 mètres. Nous faisons une halte dans une station essence, où nous achetons de quoi goûter et avançons jusque la plage la plus proche, histoire de souffler un peu.

19h30 - De retour au cottage, encore une fois pour l'heure de dîner. Ce soir, nous choisissons de veiller devant Le vilain, film d'Albert Dupontel.


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FEMTE DAGEN

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--> Je ne peux m'empêcher de constater à quel point la qualité des clichés publiés depuis l'acquisition de mon K-7 se révèle gâchée, bousillée, anéantie par Blogger. Cela est, je pense, dû au trop grand nombre de pixels constituant la photographie. Je ne sais donc pas comment y remédier. Je compte changer de présentation, afin de pouvoir jouir d'un espace plus grand pour mes publications ; peut-être cela arrangera-t-il une partie du problème.


C I N Q U I È M E _J O U R N É E


Levés relativement tard, après avoir passé le début de la nuit assis sur un banc, mon Nikro et moi, à se laisser emporter par la brise fraîche ainsi que par les constellations visibles durant une bonne heure. Petit-déjeuner typiquement anglais, à base d'œufs sur le plat et de bacon. Aujourd'hui, direction l'île de Skye, sa distillerie ainsi que sa très réputée chaîne de montagnes en forme de fer à cheval, les Cuillins.
Nous ne passons pas à table avant 13h00,  puis conduisons en direction de Portree ainsi que des red and black Cuillins.

15h35 - En direct de l'île de Skye, où nous sommes allés visiter la distillerie de Talisker et avons fait quelques petites emplettes dans le shop associé. Je me suis procurée une petite fiole de cinq centilitres, en tant que fada de whisky, que je me suis promise d'ouvrir une fois grossesse et allaitement achevés. Les Cuillins, quant à elles, sont resplendissantes, à l'image des Hébrides intérieures, d'ailleurs. Le temps se couvre légèrement, et le vent se fait plus violent.

17h10 - Alors que notre escapade touche à sa fin, nous reprenons la route, très mal entretenue, cela dit en passant. Notre périple est ponctué de rires et d'exclamations émerveillées. Délicieux.

20h15 - Dîner englouti relativement rapidement. Je pense avoir négligé de parler de l'étonnante omniprésence du gaélique écossais, dans les contrées du nord-ouest des Highlands ainsi que sur l'île de Skye, où la signalisation dans cette langue, ma foi charmante, prévaut. Dépaysant.
Nous concluons la journée sur une note d'humour, devant L'aile ou la cuisse.  

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FJERDE DAGEN

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Q U A T R I È M E_ J O U R N É E


Le ciel est étonnamment bleu, lorsque je me lève. Je compte bien, comme prévu, me faire une ballade into the wild et espère découvrir un loch lisse, sur les eaux duquel se reflètent les hauts sommets des montagnes highlandaises.

10h00 - Nous revenons, finalement, d'une ballade d'une heure trente en amoureux. Nous avons, entre autre, croisé la route d'une wild goat , bêtes très courantes en Écosse, morte, ainsi que de plusieurs autres, quant à elles, bien vivantes, d'une free church barricadée et d'un élevage de lamas.
Cet après-midi, direction Fort William. Nous allons saluer le plus haut sommet de Grande-Bretagne, du haut de notre mètre soixante-dix, en moyenne : le Ben Nevis, culminant à 1344 mètres.

13h15 - Sur la route, nous choisissons finalement de changer de programme, pour aller, tout d'abord, flâner sur la route des îles (road to the isles), route de 75km menant, comme son nom l'indique, à l'un des ports de ferry pour l'île de Skye et autres îles des Hébrides intérieures. A suivre.

Verdict : the road to the isles est réellement somptueuse, et cette beauté atteint son paroxysme à Mallaig, où ce sont des plages de silver sand qui nous attendent. Il est, il faut l'avouer, totalement atypique, inattendu et imprévu de pouvoir découvrir une plage de sable blanc très fin au nord ouest des Highlands d'Écosse, ce qui rend le tableau davantage plus saisissant et spectaculaire.

Sur la route du retour, deux arrêts plus ou moins enrichissants : l'un, afin de saluer le viaduc emprunté par le Poudlard Express lors du tournage de la saga Harry Potter, et l'autre, mille fois plus intéressant selon moi, afin d'honorer la mémoire d'une petite église typique, ayant pris refuge dans une jolie petite forêt.

19h00 - Rentrés au cottage pour l'heure du dîner, après un arrêt à Fort William, dans l'un des désormais très convoités food shops, très rares. Le Ben Nevis a belle allure sous le soleil, et nous faisons un arrêt éclair sur le bord d'une route afin de le saisir.
Sur la route, mon ventre me tiraille. Je suis donc très contente de rentrer, je l'avoue, et nous attendons 20h00 pour nous attabler autour d'une plâtrée de bacon grillé accompagné d'œufs sur le plat. Nous terminons la soirée joyeusement, après une bonne tasse de thé, devant le Dîner de Cons, classique adulé de toute la famille.
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TREDJE DAGEN

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T R O I S I È M E_ J O U R N É E


Debout 8h30 ce matin. A peine levée et voilà que je me surprends à jalouser indolemment mon père, lui, s'étant levé deux heures plus tôt, pour avoir pu photographier le loch Duich, bordant notre cottage, sans le moindre brin de bise. Reflets parfaits, donc, non immortalisés par mes soins, à mon grand regret. Je décide donc, demain matin, de me lever aux aurores et d'aller jeter un œil aux eaux du loch, en espérant qu'elles se révèlent calmes, paisibles et imperturbables.


10h05 - Nous prenons la route pour l'Eilean Donan Castle, château mondialement connu pour avoir figuré à plusieurs reprises dans le film Highlander. Nous y rencontrons un enfant sachant jouer de la cornemuse avec grande habilité, qualité et maîtrise. Nous nous asseyons donc une bonne vingtaine de minutes à même le sol, afin de profiter des mélodies folkloriques que ce grand môme nous propose. Imposing & impressing.



11h30 - L'île de Skye nous accueille sous un soleil de plomb, après avoir traversé Kyle of Lochalsh, village, avouons-le, très peu intéressant. Le relief se fait plus doux, les vallées sont légèrement plus boisées, le ciel, lui, est un peu plus bleu. Nous découvrons donc, à la va-vite, la plus grande île des Hébrides intérieures, by car. Nous jugeons, quelques dizaines de minutes plus tard, qu'aller jusque Portree ne serait en rien raisonnable à l'heure du déjeuner, et décidons donc de reprendre la route du cottage, afin de se restaurer un tant soit peu. Nous choisissons plutôt d'aller rendre visite à Nessie, et d'aller s'adonner à la randonnée près des rives de son loch.


15h00 - Nous voilà sur les berges du loch Ness. Ne trouvant aucun sentier pour marcher, nous faisons demi-tour, puis nous remettons en route pour l'Urquhart Castle... à droite. Heureusement, la route est déserte. Comme dirait l'autre, chassez le naturel, il revient au galop!

17h30 - Le fameux loch Ness, donc, est on ne peut plus décevant, il faut l'admettre. L'entrée pour le château d'Urquhart est, quant à elle, exagérément onéreuse, (9£ par personne, 5£ pour les enfants en dessous de cinq ans) et le dit château est barricadé, de sorte que l'on ne puisse ni l'atteindre ni ne serait-ce que l'admirer. Tout y est inaccessible. Sans omettre le fait que la vue est tout bonnement sabotée par une plantation intentionnelle d'énormes arbres et arbustes, rendant la photographie radicalement impossible sans avoir à effectuer une multitude de contorsions entre grillages, plantes et panneaux.  Nous noyons donc notre amertume dans une promenade sur les rives d'un torrent déchaîné, à quelques kilomètres de l'asile du monstre. Bien plus envoûtant.

19h30 - Revenus, le ventre extrêmement creux, de notre escapade nessienne, après avoir été faire une petite halte dans un licensed store, typique. La nourriture n'a pourtant, vous vous en doutez, rien à voir avec la restauration française, et je me surprends à la regretter profondément.  Au menu : eau plate, bière, le tout agrémenté de pâtes à la bolognaise

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ANDRE DAGEN

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D E U X I È M E_ J O U R N É E


8h20 - Nous voilà réveillés depuis plus de trente minutes maintenant. Nous décidons de nous lever, et nous heurtons à un ciel grisonnant de nuages, ce qui n'est pas sans nous déplaire. Les montagnes se cachent dans un épais tapis de brume ; il a crachiné, ça oui. Deux minutes montre en main. C'est, encore une fois, autour d'une tasse de café que nous discutons du programme à venir, tandis que la bruine s'accapare de la vallée.

10h50 - En route pour Plockton donc, village maritime, sous une pluie relativement désagréable, propre à la contrée, me semble-t-il. La route empruntée nous fait traverser maintes forêts, dont le sol est systématiquement jonché de roches pleines de lichen. Le résultat est enchanteur, digne d'un véritable conte de fée. Jaloux, nous nous surprenons à envier les habitants de cette région.

12h05 - Plockton est effectivement un adorable village. De jolis cottages colorés bordent la rive maritime, les parterres sont fleuris, la mer, elle, peu agitée, malgré, soyons francs, le très mauvais temps. Ce dernier ne me permettra malheureusement pas d'immortaliser ces étroites rues, ni d'être opérationnelle d'un point de vue photographique pour le reste de la matinée d'ailleurs. 
Nous nous arrêtons dans la supérette de la rue principale, ne comportant que deux rayons. Les prix nous font pâlir. Ce n'est que quelques heures plus tard que nous pouvons goûter au plaisir du lait donné par les fameuses vaches Highlands : délicieusement épais et plutôt fort. Aux amateurs de lait de chèvre, laissez vous tenter!

17h15 - Les écossais sont vraiment des plus accueillants et chaleureux. Les gens nous saluent sans raison apparente, nous sourient gratuitement et se montrent des plus enjoués et joyeux.
Péripétie de la journée : alors que l'on se promenait du côté de l'île de Skye, la tourbe m'a gracieusement attirée vers le bas. J'hérite d'un très vilain bleu sur l'arcade

21h00 - Nous avons décidé d'éviter la visite de l'Eilean Donan Castle pour la remettre à demain, et avons préféré , alors que le temps se dégageait, marcher dans les Highlands. Décors charmants et effectivement dignes de beaucoup de grands films. Nous avons établi un programme au jour le jour des choses que nous visiterons. Le menu est alléchant.


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FØRSTE DAGEN




 
 
DRIZZLE


--> Gouttes d'eau typiquement écossaises, capturées  à l'aide de l'objectif macro lors de notre arrivée, devant le cottage, puisque c'est une  franche chute de bruine qui a décidé de nous accueillir. J'ai choisi, pour celle-ci, le format carré (disponible en visée directe sur mon nouveau boîtier), étant plus harmonieux et se prêtant plus à la situation. Je compte publier les photos à raison d'une part jour, choisissant à chaque fois le cliché le plus à même de représenter et d'illustrer la journée dépeinte.







P R E M I È R E _ J O U R N É E 

 
Levés trois heures, afin d'entamer le trajet sous les étoiles, ce qui nous permet d'arriver à Calais, sur le quai d'embarquement du shuttle, pour cinq heures tapantes. Première péripétie d'une longue série : le douanier, anglophone et très peu cordial, ne croit pas en la fiabilité de la carte d'identité de mon Nikro, ses cheveux ayant poussé d'une bonne trentaine de centimètres depuis. Après avoir répondu à ses questions, nous retenant de rire, nous pouvons finalement embarquer à bord de la navette, soulagés.

C'est une aurore anglaise des plus agréables qui nous accueille à bras ouverts, et c'est donc sous le soleil que nous attaquons la très longue route censée nous amener dans les Highlands d'Écosse. Le paysage a belle allure, vêtu de sa légère robe vaporeuse. Les diverses autoroutes que nous empruntons sont boisées et très vertes, et, contre toute attente, le terrain nous apparait vallonné. C'est une toute nouvelle Angleterre que je découvre personnellement, bien différente de celle que je connaissais.

La conduite à gauche est surprenante, notamment pour doubler ainsi que pour s'engager sur les voies rapides ou ne serait-ce que dans un rond-point. Les conducteurs nous faisant face nous paraissent être toujours du mauvais côté de la route, et c'en est, avouons-le, très déstabilisant. Ce n'est que l'affaire de quelques jours, parait-il.
Au premier péage que nous rencontrons, le guichetier n'accepte pas les cartes bleues. Deuxième péripétie : nous n'avons absolument pas prévu de livres. Nous nous voyons donc obligés de payer en euros une somme s'élevant, normalement, à 1£50 au double de son prix, le très affable gardien ne nous rendant pas la monnaie sur le billet de cinq euros que nous lui tendons.

8h00 A.M. heure anglaise - Nous quittons progressivement les paysages doucettement vallonnés pour atterrir dans une région de l'Angleterre très semblable, malheureusement, au Nord de la France. Agriculture et champs de blé sont désormais les maîtres-mots de l'étendue environnante. Nous croisons même une centrale nucléaire, dotée de huit turbines.
Mon Nikro prend le volant, et se sent, lui, bel et bien plus à l'aise. Vers neuf heures, le ciel se décharge de son désormais bien épais voile. Aucun nuage à l'horizon. Nous fonçons plein Nord, comme à notre habitude. Nous tombons dans les bouchons à dix heures, près de Leeds, qui s'avèrent en fait inoffensifs puisque nous pouvons retrouver une allure normale une petite heure plus tard. Nous apprenons qu'ils étaient en réalité dus à un très petit accident. Les champs de colza illuminent notre périple.

12h20 - Reprise de la route après une pause déjeuner fort revigorante. Le paysage environnant ne change pas, ce qui en deviendrait presque monotone, il faut l'admettre. Colza, collines et Jaguar.
Quelques vingt minutes plus tard, nous nous trouvons tout au nord de la contrée anglaise. Le paysage se fait plus désert et sauvage, et la vallée, elle, plus tourmentée, jonchée de très petits murets faits de vieilles pierres. Les moutons sont plus laineux, et la végétation se change en tourbe. Le résultat est vraiment charmant.
Par contre, le soleil a lâchement décidé de nous abandonner. Dans la vallée serpente un torrent sur son lit de galets. Nous croisons une voiture de police flashant au radar mobile... indiquée par de gros panneaux. De nombreuses abbayes en ruines viennent nous saluer ; la beauté du paysage va croissante.

15h30 - Scotland, here we are!
Passage à proximité de Glasgow, que l'on visite en diagonale, faute de temps. Nous prenons conscience de la distance nous séparant encore du cottage, et décidons, de ce fait, de remplacer la visite de la plus grande ville écossaise par celle de l'île de Skye, plus grande île des Hébrides intérieures (na h-Innse Gall, en gaélique écossais), nettement plus près et, bien sûr, plus naturelle.
L'Écosse semble resplendissante, que ce soit sous le soleil ou sous la pluie. Nous croisons, déjà, de nombreux lochs ; les pentes des montagnes se font plus escarpées. Le loch Lommond nous salue de ses attrayantes couleurs et de son eau cristalline.
Plus tard, nous découvrons la vallée du Glen Coe, qui est hallucinante de grandeur. Nous arrivons à vingt heures, après être passés par la case panique, ainsi que par le dit endroit où aller chercher les clés.  Nous prenons le temps de nous installer, au plus grand bonheur de chacun. Veillée en famille autour d'une bonne tasse de café pour certains, ou de thé, pour d'autres.


Les vacances peuvent enfin commencer.

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FABELAKTIG!

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Jeg trenger deg mer enn jeg elsker deg og jeg elsker deg så himla høyt!


Revenus d'Écosse, après une formidable semaine de vacances, la tête et le cœur tous deux bourrés de merveilleux souvenirs. Les résultats en images sont relativement décevants, puisque je ne maîtrise pas encore parfaitement la toute nouvelle bête. Je peux pourtant affirmer, bec et ongles, que ce boîtier est fabuleux. Au-delà de ce détail bassement matériel, je m'attèle bientôt au récit de nos aventures écossaises, jour après jour, photos à l'appui.


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WOODLANDS, HERE WE COME!

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Nous nous envolons pour l'Écosse cette nuit. 


Ne nous reste qu'à boucler ménage et, bien sûr, valises, et nous serons fin prêts pour le grand départ.  Sans ironie aucune, merci à toute la misère ayant jugé utile de me tomber dessus ces derniers mois, puisqu'elle me fera réaliser encore davantage à quel point il est bon de s'en être sortie sans encombre, de rouler sa bosse aux quatre coins du monde, de se sentir dépaysée et en famille, avec ça. Le contraste risque d'être relativement brutal, voire violent, ça oui. Je serai de retour en fin de semaine prochaine, et espère pouvoir régaler vos mirettes avec une toute nouvelle panoplie de clichés made in the scottish highlands ainsi que, j'y compte bien, de très nombreuses anecdotes.


Je pense bien fort à vous.

ÅNGEST

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INNOCENCE



Portrait relativement vieux de la petite blonde présente dans l'article ci-dessous, réalisé il y  a plus d'un an maintenant. Je n'ai pour le moment rien d'autre à vous offrir, et je vous avoue être on ne peut plus pressée de partir découvrir, apprivoiser et photographier la, je n'en doute pas, ravissante Écosse dans maintenant moins de quinze jours, mon nouveau K-7 sous le bras. Croisez les doigts avec moi pour qu'il ne crachine pas trop, et pour que l'on puisse se permettre de longues et formidables randonnées çà et là, dans les Ô combien somptueux sommets des Highlands.








 ANMELDELSER
Premier round



  • Pratique de la langue suédoise, oral  #1  _________
  • Thème grammatical suédois ______________''____''_''____'  
  • Pratique de la langue suédoise, oral #2  ________'_
  • Pratique de la langue danoise, oral _______________''__''__ 
  • Pratique de la langue danoise, écrit ___________'___'_''__'''''X
  • Littérature suédoise __________________''________''_____X
  • Version littéraire suédoise ______________________''____
  • Lecture de textes anciens ____________'____________''__
  • Synthèse de textes ______________________________''__
  • Littérature norvégienne
  • Pratique de la langue norvégienne, oral 
  • Pratique de la langue norvégienne, écrit 
  • Mythologie et littérature, écrit



Je me permets un hors-sujet quelque peu désinvolte. J'ai appris il y a peu comment était jugé un traumatisme crânien. Sur un total de cent traumatismes cérébraux, on compte 81% de traumas dits "légers", 10% de modérés, et 9% de graves. Je fais partie de ces neuf foutus pour-cent.

En effet, un traumatisme crânien est considéré comme grave quand l'échelle de Glasgow (échelle utilisée pour mesurer la profondeur du coma, donc) calculée est inférieure à 8. Ce score va de 3 (coma très profond ou personne ayant complètement passé l'arme à gauche) à 15 (personne, par contre, parfaitement consciente, dont les capacités motrices et langagières sont tout à fait correctes et normales). La notion de parfaite inconscience et de trauma crânien grave correspond donc globalement à un total inférieur à 8. Mon score était de 7.


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SPEIL

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--> Instant norvégien ; Sogn og fjordane .  2010
J'ai appris à adopter ce cliché avec le temps. N'en étant absolument pas satisfaite, j'avais décidé  au premier abord, de le garder secret. Plus tard, un ami photographe m'a ouvert les yeux sur la géométrie de la composition (chose rarissime dans la discipline Ô combien non-arbitraire qu'est celle de la photographie de paysages), que j'avais pourtant pris soin d'anticiper en capturant la beauté de la scène. Je l'ai alors contemplée avec un regard flambant neuf et décide aujourd'hui de la publier. A vos claviers.




J'ai besoin d'oxygène.


Comme pour compenser, je peaufine, fignole et perfectionne l'itinéraire et l'organisation du voyage en Écosse, prévu pour avril 2011. Ne me reste désormais plus qu'à appeler le propriétaire du magnifique cottage pour 10 personnes, repéré dans les somptueux Highlands


Préparer son voyage a toujours été et reste, chez moi tout du moins, un moment très fort en émotions. Cette attente parfois insupportable, envahissante, accaparante au possible, ce trop-plein de joie précoce qui n'a de cesse d'inonder le bas ventre de savoureux tressaillements. Délicieuse impatience. 
Puis vient le moment où l'on vit ce voyage. La procuration se fait alors réalité. On consume chaque seconde avec avidité, conscient du côté trop fugace du moment. Et ce terrible besoin d'immortaliser chaque instant, à grand renfort de jets d'encre sur le papier, de  brèves pressions sur le déclencheur...


Et la ténacité laissera place aux souvenirs. Cette phase ne me déplaît pas non plus, je l'avoue. Me laisser saluer par ces tourbillons de couleurs, d'odeurs et de sons est une chose chez moi devenue quotidienne. Mes yeux pétillants ; ses fossettes. L'attente d'un nouveau départ. 


J'aime ça, jusqu'à l'ivresse...

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FAIRY TALE

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Bon, recommençons.

Les photographies précédentes ne me plaisant vraiment pas, je décide de renouveler. Perfectionniste, j'ai besoin d'être un minimum satisfaite de mon travail. Je ne change pas le titre de l'article, il est tout à fait approprié dans les deux cas. Voici donc un panorama de cinq clichés verticaux recadré par mes soins. Si mes souvenirs sont exacts, il devait être environ cinq heures du matin. La nature, ici, s'éveillait à peine en se débarrassant du côté hostile de ses nuages. La lumière qui régnait sur la scène à ce moment de la "nuit" dégageait une ambiance totalement surréaliste, qui, même si nettement perceptible à l'œil nu, demeure  malheureusement insaisissable par le capteur. Ne me reste pour l'instant
que les souvenirs.


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A venir dans les écrits : récit d'une soirée fort enrichissante et, je pense, humble critique très personnelle du dernier album de Black Label Society, dans les bacs mardi, dans ma boîte aux lettres mercredi. Mon projet musical de stoner metal se précise ; à détailler.


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SOLITUDE

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--> Cliché intitulé "Killing Loneliness", made in Sweden cette fois-ci. 

Immortalisée au bord de l'immense lac Vänern vers 10:00 P.M l'an passé, cette photo et ses couleurs font toujours ressurgir chez moi une foule d'étranges souvenirs, tant amers, tant suaves. Un très joli crépuscule, duquel émanait, comme toujours dans ces contrées, une douceur et une sérénité toute particulière.  





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NORGE ER HJEM!





Rondane Nasjonalpark, Oppland, juin 2009. Norge.


Cliché fort représentatif des étendues désertiques à la norvégienne que j'aime tant. Il suffit de redescendre de huit cent mètres et le paysage n'a plus rien en commun avec celui admiré plus haut. C'en est tout d'abord déroutant. Pour ma part, j'ai appris à trouver ce pays plus que fascinant, aussi bien de part sa culture et son histoire pour le moins houleuse, que par ses langues et dialectes ou sa population. C'est en 2008 que j'ai décidé de dédier ma vie entière à ce tout petit pays. Norge mitt, jeg savner deg så mye.



H.S. : Nouveau bijou : le Polaroid 600 Extreme, acheté pour une bouchée de pain via le (vraiment) bon coin. Résultat? Cent kilomètres parcourus pour ce dinosaure, totalement neuf qui plus est, et ce sans me ruiner. Je pensais être la seule un peu trop dérangée à vouloir acquérir ce genre d'antiquités, et bien non! Je constate avec surprise que nous sommes désormais beaucoup à rechercher avec acharnement les films adéquats afin de pouvoir tester l'engin. Au diable l'avarice, trouons nos comptes en banque! 


A suivre.
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