Ils me sont fidèles :

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GOD JUL!

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Une heureuse année 2012 à toutes et à tous!

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PHOQUE HOSPITALS!

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Cette photo, illustrant une séance de Lightainting en pleine forêt au mois d'Avril dernier, 
n'a aucun intérêt en soi, et, surtout, n'a absolument aucun rapport avec ce qui va suivre. 



ÂMES SENSIBLES, S'ABSTENIR


Hier soir, un élan de motivation et de bonté ultrapuissant s'est emparé de moi et m'a menée jusqu'à l'évier. Vous l'aurez sans doute deviné, j'avais décidé de faire la vaisselle. Erreur quasi-fatale. Alors que je plonge mes mains dans l'eau, mon poignet gauche frôle quelque chose de froid. De très froid. Ni une ni deux, je me retrouve aux urgences. Le dit poignet était en effet profondément entaillé dans toute sa largeur. Je jette un œil, pour découvrir une plaie profonde de cinq millimètres, le sang jaillissant à flot. Dans la voiture, mon petit doigt me dit que je passerais sans doute pour suicidaire aux yeux du médecin qui me soignerait. C'est effectivement ce qui se produit. Après avoir passé quarante interminables minutes à tourner de l'œil en attendant que l'on daigne vouloir s'occuper de moi, le bras sanguinolent, le chirurgien se montre enfin. Il ne dit pas un piètre mot, désinfecte l'entaille, m'anesthésie, me met quatre points de suture, une bonne dizaine de strips, et pose sur moi un étrange regard. "Vous avez le choix. Soit vous consultez notre psychologue sur place, soit vous vous rendez sur Lille, afin d'en parler avec le psychiatre". Ahahah. Je le regarde, et lui dis que ma position face au suicide n'est en aucun cas favorable, et que je me suis tout bêtement coupée avec un verre à bière brisé, tapis dans l'ombre de mon évier. Rien n'y fait. Il s'en va, me laissant plantée là. J'ai le temps de me ronger tous les ongles de chaque main avant qu'il ne revienne pour m'annoncer qu'une ambulance est sur la route pour venir me chercher et m'emmener au dit-hôpital Lillois afin de me faire suivre une thérapie, et, bien sûr, de juger de mon état psychologique afin de voir si oui ou non, il est possible de me relâcher dans la nature. Je n'en crois pas mes oreilles, je cours chercher mon Nikro, qui poireaute depuis maintenant plus d'une bonne heure. Il rit, nerveusement. Nos regards se croisent. Je lis dans le sien un vague "on se sauve?" Mon sourire lui répond : "Oui". Et c'est ainsi que, sans aucun scrupule (ou presque), nous avons pris la fuite, sans payer, face à un service incompétent et totalement incomplaisant. J'en ai désormais le cœur net, c'est bel et bien l'hôpital qui se fout de la charité. Et puis... c'est en riant que je regarde le bandage qui orne désormais mon bras gauche.



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