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PÅFÅGLEN




--> Nos extraordinaires amis les paons bleus, éblouissantes créatures au demeurant, se sont passés le mot et ont tous décidé de faire la roue en me voyant brandir l'appareil. Parade séductrice? Arrogance? Agressivité? Qu'importe! Je n'ai pas pu résister à la troisième opportunité qui s'est offerte à moi et ai sauté sur l'occasion en attendant LE bon moment afin de régler, cadrer, puis déclencher. C'est qu'il fallait me voir, sereinement installée accroupie à deux mètres du magnifique sujet, alors que ce dernier s'approchait dangereusement en émettant de drôles de sons! Je ne peux que regretter que notre cher Léon ne m'ait pas laissé de plume en souvenir de ce moment pour le moins insolite, plume avec laquelle j'aurais pu m'adonner par la suite à toute sorte de captivantes activités macrophotographiques...



Le soleil est revenu et avec lui, bonne humeur et optimisme.

J'ai officiellement su me montrer à la hauteur des attentes du couple de jeunes mariés shooté samedi, malgré la médiocrité des conditions de prise de vue. Tonton Francis et sa tripotée de marmots ne se sont pas montrés des plus coopératifs et il faut bien avouer que les invités qui s'amassent tels des mouches autour d'une bouse lorsque la photographe décide de composer l'image a quelque chose de rageant, restons polis. Quel soulagement, donc, que de voir un sourire franc illuminer leurs visages en découvrant le résultat! Quelle émotion de déceler les larmes rouler sur leurs joues! C'est bien connu : un mariage peut en cacher un autre. J'ai donc rendez-vous avec un futur couple dans les semaines qui viennent afin d'en ériger l'organisation graphique. Me reste encore bien du pain sur la planche puisque ma brasserie fétiche a décidé d'attendre les beaux jours pour me recontacter. Une toute autre sorte de prise de vue m'attend, un tout autre contact, non moins agréable.

Mon agenda sature ! Je suis demandée !


* .__*

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ULASTELIG







Plongés au cœur du rêve alsacien, le temps s'est arrêté. 
Ni passé, ni futur.

 Rien.

PÅ FERIE!




Un petit, trop petit dépaysement en perspective :
Tous à bord de la navette " Décompressons ! " 
Cap sur la région française la plus chère à nos cœurs : l ' Alsace
Lâchons du lest, retrouvons-nous, apaisons les esprits !
Changeons d'air en famille, une bonne fois pour toutes !
Revenons gonflés à bloc !



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HVITT BRYLLUP






W H I T E  . W E D D I N G



--> Quelle activité passionnante que celle de jouer avec la lumière! Savoir la dompter afin de mettre en relief l'essentiel, isoler l'indispensable,  l'apprivoiser et lui faire comprendre qu'après tout, c'est bel et bien le photographe qui décide! Si la lumière s'allie au photographe, ils accompliront de grandes choses et seront capables, main dans la main, de tout raconter et de tout dépeindre, ce, peu importe les conditions! 



 



Like a bird aura survécu à l'hiver ainsi que sa titulaire, respirant mieux que jamais. Six mois d'absence, certes, que je sais d'avance comprise par mes plus proches lecteurs, couverte et justifiée par ce trop-plein de travail. Présente sans réellement l'être, un œil bienveillant bien que muet toujours braqué sur vos charmants espaces virtuels. Venons-en au fait : en six mois, de nombreuses choses m'auront grandie. J'aurais donc ... :


1/ ... testé ma nouvelle K-perle, ainsi que le nouveau pancake acheté en même temps.

Oui oui, c'est navrant, je sais. Alors que l'Afrique crève littéralement de faim, je ne trouve rien d'autre à faire que de lapider mes salaires et, après avoir bavé de nombreux mois durant sur le dernier boîtier pro Pentax en déambulant dans le rayon pseudo optique d'Auchan, craquer lamentablement en cliquant respectivement sur les boutons "ajouter au panier" et "confirmer l'achat".
Quant à ce pancake, qu'en dire? Quinze millimètres d'épaisseur pour un poids plume d'à peine cent grammes. Ultra polyvalent, précis et lumineux, à trimballer partout. Du bonheur, aussi intense que léger!
Une fois de plus, merci Pentax!  

 

2/ ... appris à dompter la météo. 

J'ai officiellement survécu aux trente centimètres de neige plutôt tenaces étant venu tapisser les douces vallées de notre bien-aimée campagne flamande ainsi qu'aux épaisses et denses nappes de brouillard givrant, n'ayant pas manqué de me rappeler à de douloureux souvenirs. Dans la foulée, tous ces bienfaits météorologiques m'auront également permis d'apprendre à conduire avec une majuscule. Je ne crains plus ni manœuvres, ni vitesse, sans trop en abuser, pour sûr!


3/ ... découvert et compris le véritable sens du mot "vacances"... 

... qui n'en avait en fait aucun lorsque j'arpentais les chemins scolaires.


4/ ... pris la main de mon Nikro pour que l'on s'emmène voir Le Hobbit, un voyage inattendu par Peter Jackson.

Mon Nikro et moi, bien qu’écœurés de longue date par le principe même de la salle obscure, avons malgré tout décidé de mettre le prix pour découvrir ce nouveau chef d’œuvre d'adaptation. Une fidélité renversante, des acteurs hors-pairs, une bande son bouleversante. Un bilan poignant, voilà tout!


5/ ... distinctement senti mon cœur se déchirer en apprenant que la tournée 5035 ne bercerait plus mon quotidien. 

La factrice estivale a en effet rangé débardeurs et pantacourts pour enfiler la combinaison de la factrice hivernale. Quelques pots de confiture vides, un bonnet, la rue de Madagascar, ma brasserie fétiche, le pays flamand, une biche, le Tonkin, monsieur Crevitz, Corinne, trois kilos d'oignons, un rétro démantelé, Jean-Claude Duss, des mitaines, Pupuce, quarante centimètres de neige, la chèvre, les fameux calendriers, l'Anosteké, Matthieu, mon petit cœur, de la chaleur, Isabelle, de l'amour. Une conclusion, surtout : les quelques mauvais côtés du métier ne contrebalancent pas les bons.
I'll be back!



*__*
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OPP !



  For sure, toute cette neige me fera devenir chèvre!

  

L E V E L _ U P !

____ Mes salaires de ministre (ahem!) m'auront bel et bien permis de toucher du rêve, ce mois-ci, avec l'acquisition inopinée du tout dernier boîtier Pentax K-5 IIs. N'ayant toujours pas fait réparer mon pourtant fidèle K20, je me retrouve malgré tout officiellement possesseur de deux boîtiers ultra performants, cela va sans dire! Finalement, passer la semaine les roues sur de la neige tassée à souhait, la tête sous un ciel aussi gris que menaçant, les quatre fers en l'air quand le verglas a décidé d'en faire des siennes a du bon, si si!


De plus amples nouvelles, très vite!

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FORSINKE




--> Tentons de rester cohérents. 
J'accueille neige et degrés négatifs à bras ouverts en publiant ce petit cliché vosgien sans prétention, presque vieux d'un an, afin de vous adresser mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année, déjà bien entamée. Mon cerveau, en ébullition depuis le mois d'octobre et ayant maladivement besoin de vacances, n'a pas trouvé le temps d'agir avant ce jour.


Du fond du cœur, amis lecteurs, et avec un retard que je sais honteux, une lumineuse année 2013!



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UMIDDELBART




Comme la concrétisation d'un songe depuis longtemps 
rêvé, l'apogée d'un art, une utopie, un cadeau.


@AMBre & Bod' : je vous Aime.

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ØNSKE

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Notez que  ce cliché n'est, cette fois-ci, pas signé. Je ne savais tout bonnement pas où 
insérer la griffe, de peur qu'elle ne vienne briser la composition très géométrique de l'image.


D E L I K A T E S S E N
--> Voilà maintenant quelques temps que je distribue de toutes nouvelles communes. Contre toute attente, mon troisième oeil et moi nous liguons donc pour saluer les charmantes Lynde, Renescure et compagnie. Je n'aurais jamais cru possible de pouvoir macrophotographier sur mon temps de travail tout en étant payée, na! De quoi décompresser, prendre le temps de composer l'image tout en engageant la conversation avec monsieur Dupont au 136 champ de la rose.



 Sac à envie # 2


• Un auto-portrait travaillé, pour une fois!
• Une bouffée d'oxygène fugace, de la vitamine D, des vacances!
• Une excursion norvégienne, le cas échéant.
• Moins du brume le matin.
• Un gros toutou à cajoler.
• Un rétroviseur tout neuf.
• Un second moyen de locomotion.
• Une bonne chopine dans un chouette bar, tenez.
La bande à la maison, au complet!
• Un aspirateur qui fonctionne.
• Un véritable fou-rire.
• De la neige, paradoxalement.
• Des bisous sur vos joues.


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HURRAH!






JA, må hon leva!
JA, må hon leva!
JA, må hon leva uti hundrade år!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva uti hundrade år!


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PUST!


 F A R V E L , S O M M E R ! 

(Kanskje skal vi møtes igjen neste år?!)

--> Chassons l'été à coup de souffle, sans l'ombre d'un remord! Accueillons l'automne et ses rafales! Saluons les nuages, ployons devant la bruine! Revêtons nos trenchs et impers, ces amis du ciel gris, en oubliant qu'il y a un an, jour pour jour, la chaleur était étouffante et que les contractions avaient commencé il y a déjà plus de douze heures. Préparons-nous plutôt à fêter dignement la toute première année de notre toute petite Nina. 



Ça y est, c'est officiel. J'ai reçu hier les numéros Système d'Identification au Répertoire des ENtreprises et Système d'Identification au Répertoire des ETablissements me référençant au RépertoiredesMétiersEtBlablabla. Ça y est, c'est officiel. La chatouilleuse du déclencheur passionnée et hypraperfectionniste que je suis peut enfin se clamer photographe!
La demande de référencement Google est envoyée ; très bientôt, donc, le lien pointant vers mon espace virtuel professionnel.

En attendant, du café fumant, les derniers rayons du soleil et surtout, de la joie!

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DAGEN JEG DØDE PT. VII

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Le jour où je suis morte #7



É P I L O G U E

L'être humain possède une extraordinaire faculté : il est capable de mémoriser, de se souvenir. Mais il ne se souvient pas seulement de la photographie ayant fait la une du journal de la veille ou de la chanson entendue à la radio quelques heures plus tôt, non. Notre organisme, dans son inimitable perfection, sait également mémoriser une odeur, un goût.
La lampée de nectar d'abricot sereinement sirotée sur la terrasse d'un de ces hôtels de la côte d'Opale suffit à me faire bondir dix-huit mois en arrière. Tétanisée, je me tourne vers mon Nikro qui me répond par un regard compréhensif, compréhension avec laquelle il a appris à vivre et qu'il avait sans nul doute anticipée. Perdue dans la sylve sauvage de ses yeux, je réfléchis.
Je suis tout bonnement incapable de comprendre ce que mes proches ont subi en contemplant quotidiennement mon corps inerte, vidé de tout esprit. C'est tout comme s'ils se recueillaient face à ma dépouille impudiquement exhibée sous leurs yeux. Durant ces quinze jours léthargiques, ma chair et mes os ont entraîné le contenu de mon crâne, sans scrupule aucun, dans une valse furieuse à destination de l'enfer. Le violent atterrissage, celui qui m'a précisément fait toucher le fond, suffit à me réveiller le 29 novembre. Je croise alors mes proches, tous prêts à remonter. Quand le cauchemar a commencé pour moi, ils s'éveillaient du leur. Ce décalage tenace et persistant n'était d'ailleurs pas des plus faciles à vivre.
« Il faut que tu sois forte, encore ! » me répétait ma mère.
Toujours installés sur cette même terrasse, mon Nikro et moi discutons de l'horrible expérience que nous avons tous traversée, d'un côté du miroir certes opposé. Son chaleureux sourire m'invite à me lever, et lui de régler l'addition. Bras dessus bras dessous, nous arpentons ce bord de mer, celui qui m'a vue renaître, les vagues léchant nos pieds terrés dans le sable humide.
Ce n'est donc qu'après dix-huit mois de silence, dix-huit longs mois de refoulement cuisant que la question se pose. Un viscéral besoin d'exorcisation s'est emparé de ma personne. Il était grand temps pour moi d'entamer cette thérapie salvatrice. En jetant l'encre sur le papier, je crève l'abcès. Enfin, je brise l'épaisse couche de glace qui m’emprisonnait jusqu'alors dans les eaux glacées de ces sinistres et odieux souvenirs.  Avec le recul, je suis fière de clamer haut et fort que cet abominable incident m'a beaucoup enseigné. J'ai appris l'optimisme, le relativisme. J'ai appris la patience, la retenue, le véritable sens de mots tels que chagrin et misère pour ensuite comprendre les sens, l'essence de mots tels que chance et bonheur. J'ai laissé le goût de l'inutile me quitter pour finalement apprendre à vivre, à ne me soucier que du vital, de l'essentiel. J'ai appris la complexité de l'élément démesuré de sens qu'est le temps. J'ai appris que l'on ne pouvait ni le saisir ni le suspendre, mais que l'on peut l'apprivoiser, le dompter, l'entendre passer... et l'écouter.
Je laisse alors la brise caresser nos visages et me conduire à cette authentique conclusion.
Dix-huit mois plus tard, la vie me rend bien mes sourires. Jeune maman diplômée, mon cœur s'est vu pousser des ailes. Je suis une battante, je suis tenace. J'ai gagné, j'en suis consciente. J'ai amadoué la joie, je respire le bonheur. Entièrement reconstruite, la créature épanouie que je suis devenue ne demande qu'à vivre ; toujours plus beau, toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus vrai. 

 Je suis le phénix qui renaît de ses larmes.
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TATT AV TIDEN

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Saut du bouchon
Crément d'Alsace - 2012
GRAND KRUTH
version 1 . 2

--> En capturant ce délicieux fragment de secondes à Kruth au mois de mai dernier, j'avais bien entendu trouvé judicieux de faire quelques essais en exploitant différents réglages à chaque prise de vue, puisque personnellement radicalement opposée au principe de la postproduction. Au premier abord, j'avoue avoir préféré l'atmosphère féerique que véhicule ce cliché. Mon Nikro m'a fortement influencée, lui préférant les teintes glaciales de la variante bleutée. Je juge donc bon, aujourd'hui, de publier cette chaleureuse version du fameux saut du bouchon.


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Les traits de mon avenir se dessinent nettement tandis que je sillonne les rues de Lambersart. 

___ "Dis Papy, qu'est-ce qu'elle fait, la Poste?"

La Poste, c'est moi. Et la Poste n'a l'air de rien devant son coffre relais, trempée par la pluie. L'eau ruisselant sur ses cheveux, elle prend sa pause clope, amplement méritée après avoir chargé la petite trentaine de kilos de courrier supplémentaires sur son vélo. Il est dix heures trente.
Sa besace est toute pleine de courrier en attente de réexpédition, de publicités à renvoyer à l'expéditeur et d'autres aberrations postales. Ses épaules sont à l'agonie, puisque tractant également une moyenne de vingt-et-un recommandés quotidiens, plus ou moins volumineux.
Quatre semaines qu'elle distribue la tournée 105, cinquième collectivité de boîtes aux lettres desservie par ses modestes mains, mains dont la quasi totalité des doigts souffrent le martyr à force de se faire happer par les minuscules boîtes aux lettres bien trop voraces de la rues des Aubépines. Elle est finalement venue à bout de cette tournée, complexe voire interminable en suivant le casier, incroyablement agréable depuis que son paquet de neurones en a décidé autrement. Après s'être pavanée deux jours dans les rues de la ville alors que le clocher sonnait trois heures trente, la voilà rentrée au bureau à onze heures sous les yeux ébahis des plus rapides de ses collègues.
Heureusement, elle est déjà passée au commissariat.
___ " - Dis donc, Marcel, vise un peu ce que la pluie nous amène ! Tu as vu la factrice ?!
___ - Superbe ! Après la pluie vient le beau temps, hein ? "
Et cette dernière phrase d'entraîner avec elle tout le bâtiment. Les joues framboises, la Poste s'est empressée de remonter sur son vélo en pédalant à toute vitesse en direction de la mairie.

___ Dix heures trente, donc. La clope au bec, elle regarde les passants et s'imagine le courrier qu'ils reçoivent, la presse urgente leur étant destinée. La boîte aux lettres de cette petite dame est-elle normalisée? Ce monsieur fait-il pester le facteur en se faisant adresser une multitude de plis à la taille démesurée par rapport à la microscopique fente en ferraille de sa porte d'entrée? Déformation professionnelle, sans doute.
Bon, le verre est à moitié plein. Ne lui reste que deux batteries de bâtiments dans lesquelles le courrier se trouve être miraculeusement bien adressé, deux petites rues ainsi que la grande.
La coiffeuse se plaint du titulaire, madame Dupont reçoit sans aucun doute beaucoup trop de niaiseries et la caissière de l'épicerie du coin ne veut pas lui prendre son recommandé. A la maison de retraite, la Poste est obligée de dévaler les cinq escaliers du bâtiment pour délivrer le chéquier de Mamie Grégoire. Pierrot lui paie un café, la voilà requinquée. La tournée s'achève au numéro 303, maisonnette toute biscornue abritant la grand-mère à moustache. Cette dernière guette l'arrivée de la bicyclette jaune et bleue chaque matin. Elle a besoin de parler, un peu. Onze heures, la Poste se voit donc contrainte d'enlever son costume de facteur pour revêtir celui de l'assistante sociale. La grand-mère à moustache ne s'imagine pas tout ce que cache le courrier. Elle ne soupçonne même pas toutes les éreintantes manipulations entraînées par la malheureuse carte postale qu'elle vient tout juste de recevoir de Vancouver. Dix minutes de recherche dans le piètre cahier de tournée, eh! S'est-elle seulement demandée ce qu'exigeait la confirmation de pré-inscription à l'université Lille 3 Charles de Gaulle de son petit fils? Et sa carte de fidélité Carrefour? Pas une seule fois. Elle a beaucoup voyagé. La Poste visite par procuration les Indes, certains pays de l'Amérique du Sud ainsi que l'Australie. Ça lui réchauffe le coeur, ses os sont glacés.
Elle est bien aimable, Paulette! Juste qu'il est temps pour la Poste de remonter sur son vélo, d'aller rendre ses comptes et de recharger ses batteries pour repartir du bon pied demain matin.




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JUODEN KAHVI

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- Je carbure à la caféine, si si!
- Je renoue avec la sublimissime langue finnoise depuis quelques temps.
- J'ai rendez-vous pour la création du site web à mon image début septembre.
- Je ne manquerai pas de vous en transmettre le lien.
- L'Alcatraz Fest a redonné un sacré coup de fouet à l'admiratrice enthousiaste de TESTAMENT que je suis.
- C'est d'ailleurs le vingtième concert auquel j'assiste en déplorant douloureusement l'absence de mon fidèle immortaliseur.
- Puisque nous récidiverons au mois de novembre... (Nile, Down, Immolation?)
- ... J'embarquerai cette fois-ci mon second boîtier, ce sans l'ombre d'une hésitation.
- Si quelqu'un connaît les secrets de la retouche vestimentaire, qu'il me contacte sans plus tarder !
- Mon studio photo prend forme ; et quelle forme!
- Je reprendrai la route du boulot jeudi. A moi les joies de la tournée en vélo!
- Petite Nina ne semble toujours pas décidée à nous montrer ses quenottes.
- La chaleur nous tuera.


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HVILKEN?

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W H I C H . O N E ? !
--> Mon Nikro & ma Nina, protagonistes de mon existence, sur les chemins escarpés de la vie, se demandant bien quel est le bon sentier à emprunter pour éviter l'orage menaçant qui se profile à l'horizon du ballon de Guebwiller, point culminant de notre très chère Alsace. 



Il m'a semblé bon de retenir la date du lundi 24 septembre (joyeux anniversaire, Koubi chérie!) pour me jeter dans la gueule béante de mon pourtant très bon ami le loup. 

Mes contrats sont prolongés et je risque de devoir passer du coq à l'âne sans que l'on me laisse réellement le temps de faire le plein d'oxygène. Je ne m'en tiens pas rigueur et je suis prête à toute une montagne de monstrueux sacrifices afin de nourrir les entrailles de la bête. Bientôt donc, un site internet professionnel peut-être achalandé d'une boutique en ligne, un studio officiel et référencé, tout un tas d'énormes responsabilités financières venant s'abattre sur mes minuscules épaules, d'autres obligations cette fois plus humaines auxquelles je risque d'attacher encore davantage d'importance. Cette date marque sans aucun doute chez moi le début d'une nouvelle aventure. 


Et puis, honnêtement... 
L'aventure existerait-elle sans le doute et l'incertitude? 

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TIL FØR !


--> Cliché surrané me rappelant au doux souvenir des vieilles rues de Colmar, que j'avoue avoir adorées. Cette image illustre également mon premier filé, technique qui reste, chez moi, à parfaire.




DEUX semaines éreintantes de boulot dans les pattes, trente-cinq violents degrés difficilement supportables sur la peau, du vent dans les cheveux, une entreprise à créer, une demi-tonne de démarches à envisager pour ensuite entreprendre, une petite fleur à faire pousser, un PACS à conclure, un appartement à vendre, une maison à acheter, quinze jours de repos, un billet concis, une bonne dizaine de tendres baisers furtivement déposés sur vos joues roses.
 



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DAGEN JEG DØDE PT. VI

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Saut du bouchon
Crément d'Alsace - 2012
GRAND KRUTH


--> Basse référence humoristique au fameux saut du Bouchot de Gerbamont dans les Vosges, ainsi qu'à la petite bourgade dans laquelle a été capturé ce cliché : Kruth. Je ne vous cacherai pas que je publie aujourd'hui l'image de mon portfolio dont je suis sans aucun doute la plus fière, ce depuis le début de mes aventures photographiques, pour y avoir sué de nombreuses gouttes d'anticipation, de patience, de ténacité et de persévérance. Je n'ai d'ailleurs pas manqué de la faire développer dans un format osé afin que ses teintes glaciales décorent notre salon et j'avoue ne pas être mécontente du résultat.


Le jour où je suis morte # 6

11/03/2011 

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______ COMME tous les lundis, je salue poliment la neuropsychologue avant de refermer derrière moi la porte de sa salle. Comme tous les lundis, je redescends du petit nuage de ma fin de semaine en remontant précipitamment les escaliers après une nouvelle journée de rééducation pluridisciplinaire intensive. Comme tous les jours, je suis harassée, lasse. En haut, une surprise m'attend, tout de blanc vêtue. Hélène et sa blouse, bouleversée, émue, visiblement remuée. Elle lui en a parlé. Le neurologue en chef de l'établissement est donc au courant de ma ferme intention d'escapade. D'accord ; et?
« C'est bon ! » larmoie-t-elle.
Mon décodeur de bonnes nouvelles est en panne depuis quelques temps. Familiarisée à la détresse, ce propos, au premier abord, me paraît détraqué. C'est impossible, j'ai mal compris. Je rêve, c'est ça. J'attends d'ailleurs la sonnerie stridente du réveil qui ne va pas tarder à retentir, m'extirpant à temps de ce songe au réalisme déroutant. Mes pensées se font lourdes et me font perdre toute cohérence. Je reste plantée là, abasourdie, comme étourdie par ce fragment de phrase. Non, je n'y crois pas. L'éternel être dubitatif et sceptique que je suis lui demande de bien vouloir développer. 
« Vendredi, 17h30! » me lance-t-elle cette fois, amusée. 
Je n'assimile pas immédiatement la fabuleuse information que je viens d'entendre. Secouée, je me dirige vers le réfectoire. Au détour d'un couloir, je croise l'affable neurologue en question. 
 «  - Bonjour Lise, tu es au courant pour vendredi ?  
Je ne peux que balbutier une amorce de phrase inintelligible et confuse, dénuée de tout sens profond, suivie d'un : - Merci, docteur ! 
- Tu n'as pas à me remercier . Tous les objectifs sont atteints ! » 
C'est bien connu, je manque toujours de répartie précisément quand il en faut. Ce n'est qu'après-coup que, déçue, je mesure la multitude de mots qu'il m'aurait été possible d'assembler pour former la phrase tranchante et lourde de sens. Un trop-plein d'émotion, chez moi, amenuise le langage. Bouche-bée, je parais idiote aux yeux de mon interlocuteur. 
Je finis mon repas, distraite. Je n'y croyais plus. C'est un sentiment nouveau qui me soulève le cœur. Nous y voilà. C'est officiel, je décampe ! De retour dans ma chambre quelques minutes plus tard, je commence pour la première fois depuis ce lundi 6 décembre un décompte rationnel et concret, presque tangible ; enfin. Quatre jours. 

______ J'AI longtemps cherché le mot fort, le mot juste pour décrire la sensation qui s'est alors invitée chez moi, en vain. Chaque combinaison de lettres me paraît maladivement insipide et ne signifie rien. Impatience, euphorie? Non. Ce sont des mots vides, des expressions sans fondement. Avidité, ardeur? Définitivement, rien n'est fidèle au fluide qui coule désormais dans mes veines. Il me faudrait inventer l'expression en assemblant les phonèmes adéquats. A ce moment précis, ma vie prend tout son sens ; je sens le délicieux poids de cette toute nouvelle signification caresser mes épaules. Enfin, la prison qui m'a tenue captive trois interminables mois durant se décide à desserrer ses griffes acérées pour me laisser libre. Je souris niaisement, je me sens revivre. Enfin, je respire. 


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______ JE suis sans doute trop préoccupée pour voir les quatre jours suivants passer. Mon esprit se réveille vendredi matin, littéralement en fête. Après le déjeuner, je cours vers la piscine afin de profiter dignement de ces deux dernières heures de natation. Pour la première fois, je suis détendue. Légère, je me laisse emporter par le clapotis régulier des vaguelettes et ris de bon cœur aux blagues pourtant vaseuses que me narre l'aimable moniteur. Ressourcée, je commence ma valise. Par chance, ma vie matérielle se tient en quelques simples cartons. Quelques vêtements, une vieille paire de chaussures, un jeu de carte sans doute incomplet, une dizaine de bouquins abîmés à force de relectures, des souvenirs griffonnés çà et là. En une demi-heure à peine, j'ai rangé et emballé la totalité de mes effets personnels. Bientôt, maman se montre. Allègrement, je lui souhaite un joyeux anniversaire et dépose deux baisers sur ses joues. Je salue ma sœur et saute au cou de mon Nikro, tous deux venus vivre avec moi ce moment fantastique. Une dizaine d'accolades plus tard, nous chargeons le tout dans la voiture. Je ne manque pas, bien sûr, de faire mes adieux aux patients, aux aides-soignants ainsi qu'aux infirmiers. Pour la dernière fois, je contemple cette pièce, la pièce qui fut ma chambre. La pièce dont les murs, ces confidents de briques, furent témoins de quelques centaines de crises de larmes. Sans l'ombre d'un remord, je ferme la porte. Consciencieusement, j'arrache la page de ce ténébreux chapitre de mon existence à mesure que la lame du loquet s'abaisse. Mon esprit entame alors une ascension progressive. Le voilà qui passe par tous les stades. Palpitations, éclats de rire, sueurs froides, incontrôlables sanglots. De la joie, pourtant. Rien que de la joie. Elle me compresse les sens, rien ne va plus ; je suis vulnérable ; j'implose. 

______  MAMAN démarre le moteur. Ça y est, je pars. Ou j'arrive ; c'est selon. Je ne sais plus quelle mention rayer. Confortablement installée sur la banquette arrière, je jette un dernier regard appuyé au centre Hélio-Marin de Berck tandis que, lentement, la voiture s'en éloigne. Transformée, littéralement renversée par cette abominable épreuve, je fais le vide. Je salue la toute nouvelle personne que je suis en fermant les yeux. Je me projette instinctivement dans une salle déserte, terriblement obscure. Devant moi, une chaise, un magnétoscope, un écran. Comme une cassette dont la bande magnétique serait depuis trop longtemps en pause. Je m'assois et me laisse bercer par la vive allure que la voiture prend ensuite, grandie. Intriguée, je décortique et je comprends. Cette cassette renferme la bande de ma vie, terriblement alourdie par cette exécrable expérience. Décidée, j'appuie sur le bouton lecture ; je pense qu'il est grand temps. A mesure que mes paupières s'entrouvrent, les grésillements parasites de l'écran se dissipent pour laisser place à un tourbillon de couleurs éblouissant. Je suis à l'aube de ce qui semble être une falaise, la vertigineuse falaise de ma propre existence. Enivrée, je contemple la liberté, l'indépendance, l'identité. Retour à la case départ : je regagne ce quelque part, cet endroit singulier, précisément hors de l'espace et du temps dans lequel je me réfugiais inconsciemment après m'être réveillée. Après avoir vécu ces quelques longs mois en noir et blanc, j'embrasse le souffle agressif de teintes provocantes venant me saluer avec la plus grande véracité. 

Enfin


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DAGEN JEG DØDE PT. V

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S C A R A B O S S E
--> Qu'entends-je? ENFIN une macrophotographie digne de ce nom, sur laquelle figure un être vivant, aussi minuscule soit-il? Effectivement. La chatouilleuse du déclencheur que je suis a pu pallier en Alsace le manque de nouveautés bestiales avec cette séance de prise de vue coléoptéresque. Sur ce cliché, un geotrupes stercorarius alsacien, bousier pour les intimes, ne s'étant d'ailleurs pas montré des plus coopératifs... Étant de plus en plus perfectionniste, il m'aura fallu plus de deux heures pour obtenir, sur cent cinquante captures, celle qui sort définitivement du lot. La patience est mère de toutes les vertus! 


Le jour où je suis morte #5


S A N A T O R I U M

Il est vrai que j'ai toujours pensé faire partie de ces personnes contemporaines, de ces gens objectifs et bavards se dédoublant volontiers. Loin de moi l'idée de flirter avec la schizophrénie, chez moi, ce sont simplement deux personnalités qui cohabitent : la Lise qui vit et l'autre Lise, celle qui subit, qui observe. Celle qui rit, qui épluche et juge très rigoureusement chaque situation traversée. Tandis que la Lise qui se contentait de vivre s'était extasiée de voir la neige tomber, avec la béatitude sincère de celle qui aurait pu ne jamais plus avoir cette chance, l'autre commençait à trouver le temps long et pesait méticuleusement ses mots en tentant d'exprimer sa lassitude. Les deux étaient pourtant d'accord et s'étaient dès le départ sagement appliquées à reconstituer la matière grise qui les liait.
Trois mois. Trois mois loin des miens, loin de moi-même, trois interminables mois passés coffrée dans cette saine cellule opprimante. Trois mois. Cents petits-déjeuners sans appétit, cent cinquante paires de pattes mollement traînées jusqu'à la salle d'ergothérapie, deux cents coups de fil douloureusement amoureux le soir, trois cents logigrammes réitératifs, cinq cents tasses de café insipides, sept cents larmes versées, mille et un soupirs. Voilà aujourd'hui trois mois que je n'ai pas le choix, que je suis parquée à deux cents kilomètres de chez moi dans un établissement qui, à présent, tient bien davantage à mes yeux de l'asile que du centre de rééducation. Trois mois que je n'ai personne avec qui tenir une conversation décente, que l'on ne me donne la permission de souffler que trente-deux heures dans la semaine, que je fais inconsciemment de déchirants adieux à ma tribu chaque dimanche soir. J'ai beau revendiquer ma miraculeuse récupération, affirmer qu'elle est désormais complète, l'éprouver, le prouver à travers d'inquantifiables exercices et bilans neuropsychologiques, rien n'y fait. Chaque matin, ce sont mes vingt ans de douleur, mes cent soixante-dix centimètres de tristesse et mes soixante-cinq kilos de tourments qui se heurtent à la même barrière insurmontable. Je manque terriblement d'oxygène. Trois mois que mes repères sont eux aussi séquestrés au coeur de ces quelques murs et lourdes dalles de béton qui composent le département des blessés crâniens de Berck. Cette fois, j'en suis sûre ; c'est bel et bien l'hôpital qui me dicte la conduite convenable, le même hôpital qui me réenseigne le subtil art des conventions. C'est ce sinistre sanatorium qui me réapprend à vivre. Et ce n'est pas la Lise qui vit mais bien celle qui juge qui a peur. Oui, j'ai peur. Peur que mon retour à la réalité soit brutal et violent, qu'il s'effectue sans ménagement, sans transition. Peur de la dépression, de l'agoraphobie, peur de reprendre les cours, de ne pas être capable de les suivre et d'en prendre note. Peur de toutes ces choses dont m'a mise en garde mon alarmiste de neuropsychologue. Je me sens terriblement mal. Je suinte d'émotions diverses par tous les pores de ma peau et je ne sais comment les transmettre. Je suis accablée, minuscule, insignifiante. Je suis dramatiquement impuissante.

"Vi tänder ett ljus för dig varje kväll..."

Un courant de sympathie soulève une vague de personnes se disant incontestablement touchées. Ma famille, mes amis et professeurs, bien sûr ; les amis de mes proches, des connaissances depuis longtemps perdues de vue. Du respect et de la pitié, beaucoup ; de la compassion, surtout. Je ne compte plus les jolies cartes que je reçois et que je peine à lire ni les nombreux cadeaux que l'on me transmet et qui s'entassent sur ma table de chevet. Ce courant s'avère rapidement véridique et désintéressé pour certains, malsain et vicieux pour les autres. Je fais promptement le tri entre deux types de personnes : bien pire encore que ceux qui ne cherchent pas à comprendre, il y a ceux qui pensent avoir compris. C'est cette deuxième catégorie que j'arrête immédiatement. Symboliquement, je me promets de ne plus écrire à ces gens que je pensais pourtant sincères et dignes de confiance. Trahie, je les raye de mon épais répertoire mémoriel, récemment restitué par Mère Nature avant de regagner mon alcôve.
Et c'est alors que, après avoir ruminé toute la nuit durant, la Lise qui juge décide un matin de prendre les choses en main et, pour ce faire, les devants et le dessus. Elle muselle et bâillonne la Lise qui vit avant d'entrer dans la salle d'ergothérapie. « Lise, je suis de votre avis. J'ai bel et bien fait le tour avec vous. » lui répond son ergothérapeute bienveillante. La Lise qui juge n'aura donc plus à rire de la Lise qui vit, cherchant Charlie à ses heures perdues. Elle continue sur sa lancée et tient le même discours à son enseignante, Hélène, entreprenante et un peu plus sûre d'elle. Puis vient le tour de la neuropsychologue, de la kinésithérapeute, de la monitrice d'activités physiques adaptées, de tous ces attachants personnages qui ont choisi de dédier leur vie aux gens qui, à long terme, n'ont pas eu ma chance.

J'ai malgré tout mes limites. Voilà qui est désormais mûrement réfléchi. Je m'échapperai de cet hospice le 11 mars, avec ou contre avis médical.

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GRATIS!

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N I N A R I L Y N


A tes éclats de rire polissons, à tes joues rebondies, aux différentes sonorités que tu places à présent sur tes contrariétés. A tes minuscules mains vigoureuses, à tes adorables fossettes, à tes petites colères infondées, à l'ébauche de ton caractère qui s'affirme tout doucement. A tes débuts de goûts culinaires, aux longs ongles de tes doigts, à ton insatiable soif de découvrir l'étrange monde qui t'entoure. A ton chapeau de paille, à ta peau de pêche, à ta première dent, au bronze désormais marqué de tes iris.





A tes huit mois, petit ange! 

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MERKE





 NIKROMEGALPHA


Alsace - mai 2012 
Notice d'emploi

VERSION ÉTÉ 

1.1 - Instaurer un rituel pour le petit-déjeuner.
1.2 - Le prendre sur la terrasse, face à la montagne.
1.3 - Se laisser bercer par les clapotis réguliers du torrent qui caracole au pied du gîte.
1.4 - Fermer les yeux, s’imprégner de chaque son offert par Mère Nature...
1.5 - Oublier l'heure et le temps.
1.6 - Respirer, apprécier chaque bouffée d'air.
1.7 - Plus tard, se verser un verre de vin blanc.
1.8 - Se le vider sereinement, face à la même montagne.
1.9 - Se mettre dans la peau de Delerm savourant sa première gorgée de bière.


BULLE PLUIE (EN OPTION)

2.1 - Briser les lourdes chaînes de la routine.
2.2 - Prévoir l’ascension du Ballon de Guebwiller.
2.3 - Y aller quand même.
2.4 - Dévorer un bon roman.
2.5 - Se découvrir, évoluer au rythme du protagoniste.
2.6 - S'abriter sous le vieux chêne de l'Écomusée.


ENTRETIEN

3.1 - Partir à l'aventure.
3.2 - Braver les conventions en installant notre petit bout dans son porte-bébé.
3.3 - Se découvrir une passion sincère pour l'œnologie.
3.4 - Se baigner tout habillé(e) dans le lac de Kruth
3.5 - Se ressourcer pleinement.
3.6 - Écraser son dernier mégot.
3.7 - Penser à y revenir.


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DÅPEN MIN

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Merci à vous tous, vous qui avez rendu cela possible!
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