Ils me sont fidèles :

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ØNSKE

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Notez que  ce cliché n'est, cette fois-ci, pas signé. Je ne savais tout bonnement pas où 
insérer la griffe, de peur qu'elle ne vienne briser la composition très géométrique de l'image.


D E L I K A T E S S E N
--> Voilà maintenant quelques temps que je distribue de toutes nouvelles communes. Contre toute attente, mon troisième oeil et moi nous liguons donc pour saluer les charmantes Lynde, Renescure et compagnie. Je n'aurais jamais cru possible de pouvoir macrophotographier sur mon temps de travail tout en étant payée, na! De quoi décompresser, prendre le temps de composer l'image tout en engageant la conversation avec monsieur Dupont au 136 champ de la rose.



 Sac à envie # 2


• Un auto-portrait travaillé, pour une fois!
• Une bouffée d'oxygène fugace, de la vitamine D, des vacances!
• Une excursion norvégienne, le cas échéant.
• Moins du brume le matin.
• Un gros toutou à cajoler.
• Un rétroviseur tout neuf.
• Un second moyen de locomotion.
• Une bonne chopine dans un chouette bar, tenez.
La bande à la maison, au complet!
• Un aspirateur qui fonctionne.
• Un véritable fou-rire.
• De la neige, paradoxalement.
• Des bisous sur vos joues.


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DAGEN JEG DØDE PT. VII

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Le jour où je suis morte #7



É P I L O G U E

L'être humain possède une extraordinaire faculté : il est capable de mémoriser, de se souvenir. Mais il ne se souvient pas seulement de la photographie ayant fait la une du journal de la veille ou de la chanson entendue à la radio quelques heures plus tôt, non. Notre organisme, dans son inimitable perfection, sait également mémoriser une odeur, un goût.
La lampée de nectar d'abricot sereinement sirotée sur la terrasse d'un de ces hôtels de la côte d'Opale suffit à me faire bondir dix-huit mois en arrière. Tétanisée, je me tourne vers mon Nikro qui me répond par un regard compréhensif, compréhension avec laquelle il a appris à vivre et qu'il avait sans nul doute anticipée. Perdue dans la sylve sauvage de ses yeux, je réfléchis.
Je suis tout bonnement incapable de comprendre ce que mes proches ont subi en contemplant quotidiennement mon corps inerte, vidé de tout esprit. C'est tout comme s'ils se recueillaient face à ma dépouille impudiquement exhibée sous leurs yeux. Durant ces quinze jours léthargiques, ma chair et mes os ont entraîné le contenu de mon crâne, sans scrupule aucun, dans une valse furieuse à destination de l'enfer. Le violent atterrissage, celui qui m'a précisément fait toucher le fond, suffit à me réveiller le 29 novembre. Je croise alors mes proches, tous prêts à remonter. Quand le cauchemar a commencé pour moi, ils s'éveillaient du leur. Ce décalage tenace et persistant n'était d'ailleurs pas des plus faciles à vivre.
« Il faut que tu sois forte, encore ! » me répétait ma mère.
Toujours installés sur cette même terrasse, mon Nikro et moi discutons de l'horrible expérience que nous avons tous traversée, d'un côté du miroir certes opposé. Son chaleureux sourire m'invite à me lever, et lui de régler l'addition. Bras dessus bras dessous, nous arpentons ce bord de mer, celui qui m'a vue renaître, les vagues léchant nos pieds terrés dans le sable humide.
Ce n'est donc qu'après dix-huit mois de silence, dix-huit longs mois de refoulement cuisant que la question se pose. Un viscéral besoin d'exorcisation s'est emparé de ma personne. Il était grand temps pour moi d'entamer cette thérapie salvatrice. En jetant l'encre sur le papier, je crève l'abcès. Enfin, je brise l'épaisse couche de glace qui m’emprisonnait jusqu'alors dans les eaux glacées de ces sinistres et odieux souvenirs.  Avec le recul, je suis fière de clamer haut et fort que cet abominable incident m'a beaucoup enseigné. J'ai appris l'optimisme, le relativisme. J'ai appris la patience, la retenue, le véritable sens de mots tels que chagrin et misère pour ensuite comprendre les sens, l'essence de mots tels que chance et bonheur. J'ai laissé le goût de l'inutile me quitter pour finalement apprendre à vivre, à ne me soucier que du vital, de l'essentiel. J'ai appris la complexité de l'élément démesuré de sens qu'est le temps. J'ai appris que l'on ne pouvait ni le saisir ni le suspendre, mais que l'on peut l'apprivoiser, le dompter, l'entendre passer... et l'écouter.
Je laisse alors la brise caresser nos visages et me conduire à cette authentique conclusion.
Dix-huit mois plus tard, la vie me rend bien mes sourires. Jeune maman diplômée, mon cœur s'est vu pousser des ailes. Je suis une battante, je suis tenace. J'ai gagné, j'en suis consciente. J'ai amadoué la joie, je respire le bonheur. Entièrement reconstruite, la créature épanouie que je suis devenue ne demande qu'à vivre ; toujours plus beau, toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus vrai. 

 Je suis le phénix qui renaît de ses larmes.
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DAGEN JEG DØDE PT. V

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S C A R A B O S S E
--> Qu'entends-je? ENFIN une macrophotographie digne de ce nom, sur laquelle figure un être vivant, aussi minuscule soit-il? Effectivement. La chatouilleuse du déclencheur que je suis a pu pallier en Alsace le manque de nouveautés bestiales avec cette séance de prise de vue coléoptéresque. Sur ce cliché, un geotrupes stercorarius alsacien, bousier pour les intimes, ne s'étant d'ailleurs pas montré des plus coopératifs... Étant de plus en plus perfectionniste, il m'aura fallu plus de deux heures pour obtenir, sur cent cinquante captures, celle qui sort définitivement du lot. La patience est mère de toutes les vertus! 


Le jour où je suis morte #5


S A N A T O R I U M

Il est vrai que j'ai toujours pensé faire partie de ces personnes contemporaines, de ces gens objectifs et bavards se dédoublant volontiers. Loin de moi l'idée de flirter avec la schizophrénie, chez moi, ce sont simplement deux personnalités qui cohabitent : la Lise qui vit et l'autre Lise, celle qui subit, qui observe. Celle qui rit, qui épluche et juge très rigoureusement chaque situation traversée. Tandis que la Lise qui se contentait de vivre s'était extasiée de voir la neige tomber, avec la béatitude sincère de celle qui aurait pu ne jamais plus avoir cette chance, l'autre commençait à trouver le temps long et pesait méticuleusement ses mots en tentant d'exprimer sa lassitude. Les deux étaient pourtant d'accord et s'étaient dès le départ sagement appliquées à reconstituer la matière grise qui les liait.
Trois mois. Trois mois loin des miens, loin de moi-même, trois interminables mois passés coffrée dans cette saine cellule opprimante. Trois mois. Cents petits-déjeuners sans appétit, cent cinquante paires de pattes mollement traînées jusqu'à la salle d'ergothérapie, deux cents coups de fil douloureusement amoureux le soir, trois cents logigrammes réitératifs, cinq cents tasses de café insipides, sept cents larmes versées, mille et un soupirs. Voilà aujourd'hui trois mois que je n'ai pas le choix, que je suis parquée à deux cents kilomètres de chez moi dans un établissement qui, à présent, tient bien davantage à mes yeux de l'asile que du centre de rééducation. Trois mois que je n'ai personne avec qui tenir une conversation décente, que l'on ne me donne la permission de souffler que trente-deux heures dans la semaine, que je fais inconsciemment de déchirants adieux à ma tribu chaque dimanche soir. J'ai beau revendiquer ma miraculeuse récupération, affirmer qu'elle est désormais complète, l'éprouver, le prouver à travers d'inquantifiables exercices et bilans neuropsychologiques, rien n'y fait. Chaque matin, ce sont mes vingt ans de douleur, mes cent soixante-dix centimètres de tristesse et mes soixante-cinq kilos de tourments qui se heurtent à la même barrière insurmontable. Je manque terriblement d'oxygène. Trois mois que mes repères sont eux aussi séquestrés au coeur de ces quelques murs et lourdes dalles de béton qui composent le département des blessés crâniens de Berck. Cette fois, j'en suis sûre ; c'est bel et bien l'hôpital qui me dicte la conduite convenable, le même hôpital qui me réenseigne le subtil art des conventions. C'est ce sinistre sanatorium qui me réapprend à vivre. Et ce n'est pas la Lise qui vit mais bien celle qui juge qui a peur. Oui, j'ai peur. Peur que mon retour à la réalité soit brutal et violent, qu'il s'effectue sans ménagement, sans transition. Peur de la dépression, de l'agoraphobie, peur de reprendre les cours, de ne pas être capable de les suivre et d'en prendre note. Peur de toutes ces choses dont m'a mise en garde mon alarmiste de neuropsychologue. Je me sens terriblement mal. Je suinte d'émotions diverses par tous les pores de ma peau et je ne sais comment les transmettre. Je suis accablée, minuscule, insignifiante. Je suis dramatiquement impuissante.

"Vi tänder ett ljus för dig varje kväll..."

Un courant de sympathie soulève une vague de personnes se disant incontestablement touchées. Ma famille, mes amis et professeurs, bien sûr ; les amis de mes proches, des connaissances depuis longtemps perdues de vue. Du respect et de la pitié, beaucoup ; de la compassion, surtout. Je ne compte plus les jolies cartes que je reçois et que je peine à lire ni les nombreux cadeaux que l'on me transmet et qui s'entassent sur ma table de chevet. Ce courant s'avère rapidement véridique et désintéressé pour certains, malsain et vicieux pour les autres. Je fais promptement le tri entre deux types de personnes : bien pire encore que ceux qui ne cherchent pas à comprendre, il y a ceux qui pensent avoir compris. C'est cette deuxième catégorie que j'arrête immédiatement. Symboliquement, je me promets de ne plus écrire à ces gens que je pensais pourtant sincères et dignes de confiance. Trahie, je les raye de mon épais répertoire mémoriel, récemment restitué par Mère Nature avant de regagner mon alcôve.
Et c'est alors que, après avoir ruminé toute la nuit durant, la Lise qui juge décide un matin de prendre les choses en main et, pour ce faire, les devants et le dessus. Elle muselle et bâillonne la Lise qui vit avant d'entrer dans la salle d'ergothérapie. « Lise, je suis de votre avis. J'ai bel et bien fait le tour avec vous. » lui répond son ergothérapeute bienveillante. La Lise qui juge n'aura donc plus à rire de la Lise qui vit, cherchant Charlie à ses heures perdues. Elle continue sur sa lancée et tient le même discours à son enseignante, Hélène, entreprenante et un peu plus sûre d'elle. Puis vient le tour de la neuropsychologue, de la kinésithérapeute, de la monitrice d'activités physiques adaptées, de tous ces attachants personnages qui ont choisi de dédier leur vie aux gens qui, à long terme, n'ont pas eu ma chance.

J'ai malgré tout mes limites. Voilà qui est désormais mûrement réfléchi. Je m'échapperai de cet hospice le 11 mars, avec ou contre avis médical.

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MERKE





 NIKROMEGALPHA


Alsace - mai 2012 
Notice d'emploi

VERSION ÉTÉ 

1.1 - Instaurer un rituel pour le petit-déjeuner.
1.2 - Le prendre sur la terrasse, face à la montagne.
1.3 - Se laisser bercer par les clapotis réguliers du torrent qui caracole au pied du gîte.
1.4 - Fermer les yeux, s’imprégner de chaque son offert par Mère Nature...
1.5 - Oublier l'heure et le temps.
1.6 - Respirer, apprécier chaque bouffée d'air.
1.7 - Plus tard, se verser un verre de vin blanc.
1.8 - Se le vider sereinement, face à la même montagne.
1.9 - Se mettre dans la peau de Delerm savourant sa première gorgée de bière.


BULLE PLUIE (EN OPTION)

2.1 - Briser les lourdes chaînes de la routine.
2.2 - Prévoir l’ascension du Ballon de Guebwiller.
2.3 - Y aller quand même.
2.4 - Dévorer un bon roman.
2.5 - Se découvrir, évoluer au rythme du protagoniste.
2.6 - S'abriter sous le vieux chêne de l'Écomusée.


ENTRETIEN

3.1 - Partir à l'aventure.
3.2 - Braver les conventions en installant notre petit bout dans son porte-bébé.
3.3 - Se découvrir une passion sincère pour l'œnologie.
3.4 - Se baigner tout habillé(e) dans le lac de Kruth
3.5 - Se ressourcer pleinement.
3.6 - Écraser son dernier mégot.
3.7 - Penser à y revenir.


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DAGEN JEG DØDE PT. III








FUMAROLE



--> Vieux cliché qui peut vous paraître trafiqué, mais qui, comme à mon habitude, ne l'est absolument pas. Ma foi, qu'en dire? Laissons la fumée illustrer la légèreté, la fragilité de mon esprit vulnérable à ce moment crucial de ma vie.












Le jour où je suis morte #3

6/12/10


Je n'ai pas encore toute ma tête lorsque, le lundi 6 décembre à huit heures tapantes, une affable ambulancière m'arrache de ma prison lilloise. On a pourtant tenté à plusieurs reprises de m'expliquer que j'allais mieux et que la prochaine laborieuse étape de ma vie se déroulerait à Berck. Qu'elle serait longue et pénible. Qu'il était fort probable que je ne récupère pas tout. Étrangement, mon cerveau sévèrement blessé a enregistré chacun des détails de ce trajet de deux heures. Je me souviens parfaitement de la conversation tissée avec cette femme. J'ai vaguement saisi l'incommensurable gravité de ce que j'étais en train de traverser. J'en ai compris le sens global, sans véritablement réaliser que c'était moi, que c'était ma vie, mon histoire. Elle m'a déposée dans la pièce du centre de rééducation destinée à devenir ma chambre et l'un des deux neurologues en chef de l'établissement est venu m'y accueillir. Il m'a d'abord installée dans mon fauteuil roulant, avant de savamment choisir les mots qu'il emploierait pour m'expliquer la sévérité de ce que j'avais subi, la situation que je traversais et ce qui m'attendait. Je reviens de loin ; il est même étonnant que je m'en sois sortie. Je suis déjà extrêmement lucide par rapport à ce que j'ai surmonté. Il ne faut pas que je m'en veuille, que j'en veuille à qui que ce soit si mes capacités neurologiques antérieures ne reviennent pas toutes. Ce n'est pas ma faute, qu'il dit. Non, bien sûr que non. Je me demande d'abord si je vais retrouver ne serait-ce que l'usage de mes mirettes ainsi que celui de mes jambes. Il ne sait pas.

Et c'est là que, brutalement, violemment, une décharge me traverse, électrifiant mon squelette. On m'a greffé de solides barrières dans le crâne. Je dois donc renoncer à la libre pensée, à la conscience de soi, à toute forme de créativité. Me voilà condamnée à la dépendance, à la stérilité intellectuelle. Et c'est alors que, nerveusement, je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps, tentant d'exorciser l'inconsolable chagrin qui secouait ma carcasse de sanglots frénétiques, rendant l'accablement qui s'était abattu sur mes épaules quelques minutes plus tôt quasi irrationnel. 

J'avais compris.

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DAGEN JEG DØDE PT. II

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ÓÐINN




--> Cliché issu de la récente série vosgienne, capturé en plein coeur du feu de bois crépitant dans la cheminée du salon, après avoir protégé mon boîtier ainsi que mon visage, tout de même. Chacun y interprète ce que bon lui semble. Je décide personnellement de l'intituler Óðinn, puisque j'y devine un guerrier borgne, brandissant sa lance.











Le jour où je suis morte #2

29/11/10


L'issue d'un cauchemar...

Et, lentement, doucement, un halo de lumière parvient à tenir tête aux ténèbres brumeuses ayant subtilisé cette poignée de semaines, ces quinze jours de ma vie passés quelque part, hors de l'espace et du temps. Une sorte d'univers parallèle, achalandé par les visions Ô combien étranges qu'engendre la dose inquantifiable de morphine administrée quotidiennement par les médecins. Inutile de nier qu'il m'arrive encore aujourd'hui d'être saluée par ces images pour le moins curieuses ; elles me fascinent, me terrorisent. Une cabane en bois, ma voiture, la maison de mes parents, une inondation. Le grand Zakk, une grotte, le train. Nathalie, un bateau, l'Angleterre, mes grands-parents. Quelques fruits de mer, un avion, l'Islande ou l'Ecosse. Noël. Et cette convalescence perpétuelle, mystérieusement bien présente lors de chacune de mes échappées subconscientes. Quelques coups d'oeil creux dans le monde réel, appuyés par le peu de jugeote m'ayant survécue. Un tableau blanc, du jaune fluo, les lumières d'un stade, cette machine à ma droite,  les pulsations de mon propre coeur. Samedi 4 décembre, mes souvenirs se précisent. Mon père, la frangine, le numéro 15, ma Lou, Laurence. Mon Nikro, son regard embué, sa main sur la mienne, sa demande en fiançailles, le tendre baiser qu'il dépose ensuite sur mon front. Je suis intubée et les tuyaux dans ma bouche me dissuadent fortement d'avoir recours à une quelconque forme de parole, je ne vois absolument rien. Je ne peux pas me lever, je ne peux pas marcher. Je n'ai psychologiquement pas la force d'essayer. Je suis seule, terriblement seule avec le fantôme de conscience qu'il me reste. Une ébauche, un ectoplasme. Mon côté gauche est paralysé, les tiraillements de mon dos ne me sont même pas insupportables. La douleur n'est qu'une information interprétée par le cerveau, signal que le mien ne semble plus apte à déchiffrer. Douce nonchalance. Je ne suis pas en mesure de comprendre les rapports temporels qui m'entourent, je ne sais plus qui je suis, ne sais pas où je suis ni ce qui m'est arrivé. Je ne m'imagine rien, je ne cherche même pas à approfondir. Pas l'ombre d'une initiative n'est plus prête à germer dans ma boîte crânienne amoindrie. J'ai perdu toute notion du concret, du réel, de ce qui est socialement acceptable et de ce qui ne l'est pas.  Je suis nourrie par le biais d'un cathéter, poignardé juste en-dessous du coeur.  Je suis un animal égaré. Une petite, toute petite enfant, radicalement privée de tout ce que l'on acquiert en grandissant. Mon esprit est en veille. Mon corps, lui, est entièrement dépendant.

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DAGEN JEG DØDE

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--> Je vous présente le grand frère du cliché que j'avais, à l'époque, intitulé Stopping Time, puisque capturé dans une situation similaire. Je n'ai évidemment pas opéré au même endroit ni dans les mêmes conditions et c'est ici que le sujet change. Je décide effectivement de faire valoir, cette fois, le reflet de la montagne vosgienne tout juste décelable dans la goutte droite, sur le point de tomber. 



Le jour où je suis morte

16/11/10


Coma ; n.m. : la mort comme si vous y étiez.



Je me souviens de peu de choses. Bien trop peu. Le soleil a peiné à se lever, pour sûr, prisonnier de son épais manteau de brume. J'ai trouvé le spectacle charmant et me suis immédiatement projetée ailleurs afin d'en profiter dignement. J'ai bêtement décidé d'aller explorer les Monts des Cas, fidèles collaborateurs, me servant parfois de modèles en cas de belles intempéries. 8h30 : j'enfourne le matériel photographique nécessaire dans mon sac LowerPro arrivé en fin de vie, n'ayant d'ailleurs pas survécu à la vague de sang qui l'aura, un peu plus tard dans la matinée, submergé et me bats avec sa fermeture avant de prendre précipitamment le volant. 8h45 : j'avance d'abord sans but précis, ne sachant trop où donner de la tête. Il me semble avoir commencé par le Mont Noir. N'étant en aucun cas satisfaite de mes captures, j'ai repris la route pour finalement me retrouver sur un de ces chouettes chemins de randonnée, magnifié par la brume. L'espèce de nébulosité qui monopolisait l'endroit le rendait mystérieux, énigmatique à souhait. Motivée, j'ai immédiatement vissé ma focale Sigma au bout de mon K20 pour tester cette dernière, puisque toute nouvelle. Et me voilà partie pour une bonne heure de prise de vue. Mes vertèbres à l'agonie ainsi que les batteries épuisées de l'appareil me rappellent à l'ordre : il est temps pour moi de rentrer. 10h51 : mon subconscient, à la base bien plus prudent que la personne qui le loge, me souffle assurément de prendre l'autoroute, plus rapide et plus sûre, en vue des étranges conditions météorologiques. Après moult réflexions actives, trente secondes montre en main, je renonce à emprunter les chemins de campagne qui m'ont menée jusqu'ici ; sait-on jamais? 10h53 : je m'engage, convaincue, sur l'autoroute A25 et c'est ici que s'arrêtent mes souvenirs. Aussi flous, aussi vagues soient-ils. Le néant.


Rapide et prudent, hein
Il m'aura fallu près de quatre mois pour rentrer.

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LEKANDE OCH SKRATTANDE

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--> Ayant beaucoup apprécié la session du congélateur, je récidive dans l'art Ô combien complexe et délicat qu'est celui de la prise de vue ponctuelle en vous publiant ce diptyque antagonique, concocté tantôt dans la neige, tantôt au coin du feu, regardant cette dernière tomber et tapisser sols, arbres et toitures.



VOSGES EN MARCHE - du 5 au 10 mars 2012


Mon Nikro ouvre l'oeil, s'étire bruyamment, se lève et se cogne la tête sur la poutre porteuse en jurant. Notre petite Nina découvre le somptueux chalet qui lui servira de toit pour les cinq jours à venir, étonnée et légèrement inquiète. La frangine reste avachie dans son lit, prise de migraine. On se goinfre goulûment de nourriture biologique certifiée sans pesticide quand vient l'heure du repas et on célèbre la tempête de neige à coup de bêtes des Vosges. Charlot découvre sa nièce, Gérard se cache dans sa moustache naissante pour rire. Tresses et sucre glace. Nous allons conquérir la tourbière en raquettes, accompagnés du loup, rapide mais bienveillant. Petite pause au sommet ; thé à base de miel maison et pentes raides. La neige est immaculée. On s'empresse d'aller saluer le bouchot, cet étrange animal aquatique nocturne. Charlot finit par le chevaucher et nos acrobaties, accueillies par le soleil, sont vraiment belles à voir. On tente la luge près de l'immense ferme du couple à treize enfants, Laurticus nous accompagne dans la découverte de la maison abandonnée. Le bioéthanol se fait rare ; nous n'avons d'autre choix que d'opter pour un plein dont le prix du litre flirtera bientôt avec les deux euros ; notre compte commun en souffre profondément. Dîner à base de tartes flambées au feu de bois, de salade fraîche et de Munster. Madame Jemelajoue nous insupporte, Denise développe un côté pointilleux plutôt agaçant, Anne me fait réaliser encore davantage l'incommensurable chance dont j'ai bénéficié, Sylviane est agréable, Gilles est attachant. Papa fait l'avion et maman redécouvre les petits pots. La pleine lune darde ses rayons d'argents sur le versant nord du col des Moinats, tandis que l'on se fait une manille pour que la gagnant désigne celui qui, dans un élan de motivation, ira chasser le réseau téléphonique.

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KIJK EENS!


 M Y W O R L D I N I T S E Y E


_______ LØS :
Un billet certes court, bref et concis dans le but de vous annoncer que :

• La situation que nous traversons se révèle extrêmement complexe...
• ... Nous sommes pourtant décidés à aller jusqu'au bout de ce fabuleux projet.
• La semaine de vacances Vosgiennes est donc plus que bienvenue, cela va sans dire.
• Les assurances et leurs arrangements à l'amiable me dégoûtent viscéralement, oui.
• Je risque d'avoir besoin de conseils pour la prochaine acquisition d'un flash cobra.
• J'ai soif de paysages enneigés et d'arbres croulants sous un surpoids de glace.
• Je planche sérieusement sur le projet d'une création de site internet. 
• Je suis définitivement folle amoureuse des focales fixe, qu'on se le dise.



Je vous promets un post plus étayé, comprenant davantage de nouvelles très bientôt 
et je m'engage à pallier le manque de mises à jour photographiques d'ici mon retour des Vosges.

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JEG STOPPER TIDEN


S T O P P I N G . T I M E

--> Au risque de briser le charme dérisoire de ce monochrome bleuâtre, je déclare que le fait de décongeler son freezer a du bon. Moi qui désirais ne photographier que les stalactites formées par la condensation, ce, armée de mon objectif macro ai fini par jouer au chat et à la souris avec Mademoiselle Prévoyance et Monsieur Hasard. Une heure éreintante de tirage au compteur pour, au final, obtenir cette image instantanée, témoignant, l'air de rien, du grand come-back de la fabuleuse saison des toits blancs et des chaussées glissantes.



__ MISCELLANÉES_ pt. II


#1 __  Soyons directs : le CNED exige trois stages en milieu professionnel.  Sachez-le, le photographe moyen incarne une profession arborant une attitude relativement hostile face aux stagiaires. J'ai pourtant pris mon courage à deux mains et ai contacté une portraitiste opérant dans le coin, très douée selon moi. La réponse que j'ai reçue ne s'avère pas négative... J'ai rendez-vous avec ladite photographe dans la semaine afin de clore le sujet.

#2 __ Notre adorable petit trésor a pris le pli et fait désormais des nuits de onze heures d'affilée. Mon corps fatigué a immédiatement sauté sur l'occasion : après avoir rattrapé en trois nuits l'équivalent de cinquante heures de sommeil, me voilà requinquée!  

#3 __ J'organiserai, le 2 et 3 juin prochains, une exposition photographique. Au menu? Faune et flore d'ici et d'ailleurs! Je vous concocterai donc un billet vous sollicitant, amis lecteurs, afin que vous votiez pour vos clichés préférés sur le vaste thème de la nature.

#4 __ Mon Nikro et moi préparons notre périple alsacien prévu pour le mois de mai, appuyés par les ramages de notre rossignol. Un areuh par ci, un aga par là, notre petit pinçon nous donne le la et c'est dans la joie et la bonne humeur que nous finalisons réservations et projets d'excursions.
Los,  Schloss Neuschwanstein!


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RIDDLE #6



Sixième volet de l'édition devinettes, avec, en prime, cette macrophotographie colorée, afin de contraster avec celle publiée juste avant l'arrivée de notre petite princesse. J'ai souri en me souvenant de mon ancien pseudo blogspot, punakaali. Les plus joueurs ne chercheront pas la langue à laquelle appartient ce mot, n'iront pas sur ce foutu Google traduction et s'en tiendront à leurs mirettes.

Je serai brève :  
quésako?

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RIDDLE #5

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L E A D Y_ T E A R S
[ VERSION COLORÉE ]



Cela faisait bien longtemps, il faut l'avouer, que je n'avais publié un cliché relativement abstrait afin que vous subodoriez, chers lecteurs, ce qu'il pouvait bien illustrer. Je pallie donc ce vilain mutisme en postant cette macrophotographie toute récente. J'ai longtemps hésité entre ce cliché-ci ou le même en couleurs. Je décide finalement de publier le noir et blanc, le trouvant un poil plus esthétique. J'attends pour cette cinquième devinette des réponses nettes et précises, ne jugeant pas la déduction des plus ardues. 
Comme toujours, je concluerai sur un :


Jouez nombreux!

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JEG RØKER IKKE!

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SMOKE IN THE WATER
Deuxième partie




___ Je me suis replongée dans l'étude de la capture Ô combien minutieuse du lâcher d'encre dans l'eau afin de sortir tout droit du boîtier un panel de toutes nouvelles photographies, au caractère abstrait, cette fois-ci. Je recommencerai sans doute les expériences d'ici peu, la rentrée n'étant pas prévue pour tout de suite de par chez moi. Peut-être vais-je enfin pouvoir profiter du soleil qui a finalement décidé de s'accaparer de la région avec, certes, un léger retard, ce en tentant de faire totale abstraction des travaux ultra-bruyants prévus pour six mois dans notre rue. Je passe, autrement, tout mon temps à lire en tentant de m'initier à la discipline  extrêmement rigoureuse qu'est la linguistique française.





Quel bonheur, quelle joie, quelle chance que de pouvoir sentir la vie croître en soi, se mouvoir, s'épanouir! Quel enchantement que d'avoir la faculté d'éprouver ses moindres mouvements, son évolution, ses plus petits gestes. Voir son propre ventre s'agiter, en frôler tendrement la surface de la main droite ; la sienne qui en fait de même. Accueillir ses coups de pieds les plus imperceptibles, un sourire béat accroché sur nos visages respectifs ; lui parler, imaginer sa petite frimousse, la couleur de ses cheveux, celle de ses yeux. Écouter battre son coeur, vivre au rythme de ses nombreuses secousses ; l'aimer, déjà. Ma Nina, ton père et moi sommes des plus impatients de te rencontrer.



I'LL BE BACK!

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BRON

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Empoisonnée par :

• Les travaux dans la rue ayant commencé hier, se révélant être ultra-bruyants.
• Les voisins, leur bruit continuel, leur crétinerie et leur imbécillité. 
• Ce périple berckois prévu pour demain.
• L'accablante attente des résultats, afin de savoir si mon année est validée... ou pas.
• Cette veste Vital Remains que je ne reçois pas, ce malgré de multiples signalisations.
• Les divers problèmes automobiles que nous devons affronter.


Sauvée par :

• Ce post, tout bonnement boulversant de douceur et d'éloquence...
• Ainsi que celui-là, très touchant.
• Notre petit bout qui grandit et ne cesse de gigoter.
• L'acquisition de cette toute nouvelle focale, ma foi fabuleuse, venue remplacer le zoom standard.
• Cette petite virée à Nausicaä, prévue pour jeudi prochain.
• Le week-end vosgien qui nous attend au mois d'Août.
• Ce beau temps, doux, léger et lumineux, pour changer.

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FRIHET

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Very odd one, en attendant.



JEG ER PÅ FERIE! __ Je suis enfin officiellement en vacances, ça y est, après ces deux longs mois d'inopportuns rattrapages imposés. Je ne sais, par contre, toujours pas si je suis expressément licenciée, ou s'il me sera nécessaire de redoubler mon année. Je ne vous cacherai pas que la seconde option ne me déplairait guère, n'ayant absolument rien appris lors de cette année scolaire, à ce niveau, tout du moins. En revanche, si je décrochais mon année, je continuerai les cours de norvégien en auditeur libre, ainsi que ceux de suédois, histoire de pouvoir poursuivre la pratique et, surtout, histoire de ne pas perdre, tout de même. Je serais franchement abasourdie, ébahie voire sciée de pouvoir vous annoncer que j'en ai définitivement fini avec la licence et que tous ces examens sur le fil se sont déroulés avec succès. Je ne tairais pas non plus une certaine fierté, ça non. Cela dit, je ne vendrai pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, faites-moi confiance. J'accuserai le coup, quoi qu'il en soit. Je vous donne rendez-vous le 4 juillet, donc, afin de savoir le fin mot de l'histoire.



Tar De livsløgnen fra et gjennomsnittsmenneske, 
tar De lykken fra ham med det samme.


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SLÄPP

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DROP BY DROP

--> La très rigoureuse discipline de la macrophotographie exige une précision hors pair. La grossesse estrès difficile à appréhender dans ces cas-là, qu'on se le dise, les pertes d'équilibre n'aidant pas à la mise au point manuelle. J'aurais donc sué de nombreuses gouttes afin de réaliser ce cliché, dimanche dernier, lors d'une vivifiante et agréable virée dans le jardin de mon père. Il avait effectivement plu, ce après plus de deux mois de restriction totale, chose ayant fait un bien fou à Mère Nature. Après ces deux longs mois de quasi-sécheresse, la voilà qui reverdit légèrement. Je n'aurais jamais pensé être satisfaite de pouvoir publier une telle macrophotographie en plein mois de juin. Allez comprendre. 



RASKT ___ Quelques informations, proférées çà et là. 
J'aurais peut-être trouvé une voiture à mon goût, afin de remplacer mon unique et fidèle C1. Nous tentons donc de refourguer le gouffre sans fond qui nous sert actuellement de véhicule à un éventuel acquéreur intéressé. Autrement, je reprendrai la route de la faculté afin de passer mes rattrapages d'UE6 mardi prochain, à 13h30. Rendez-vous jeudi matin pour le norvégien, quitte à clore en beauté. Les travaux de réaménagement de l'appartement sont en bonne voie, et nous comptons bien achever le tout vendredi. Nous sommes désormais les heureux propriétaires, d'ailleurs, d'un système sonore 2.1, au plus grand plaisir de nos bien-aimés voisins. Finalement, rendez-vous lundi prochain afin de découvrir le sexe du bout d'chou qui ne cesse de croître présentement dans mon bas-ventre.  


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FØRSTE DAGEN




 
 
DRIZZLE


--> Gouttes d'eau typiquement écossaises, capturées  à l'aide de l'objectif macro lors de notre arrivée, devant le cottage, puisque c'est une  franche chute de bruine qui a décidé de nous accueillir. J'ai choisi, pour celle-ci, le format carré (disponible en visée directe sur mon nouveau boîtier), étant plus harmonieux et se prêtant plus à la situation. Je compte publier les photos à raison d'une part jour, choisissant à chaque fois le cliché le plus à même de représenter et d'illustrer la journée dépeinte.







P R E M I È R E _ J O U R N É E 

 
Levés trois heures, afin d'entamer le trajet sous les étoiles, ce qui nous permet d'arriver à Calais, sur le quai d'embarquement du shuttle, pour cinq heures tapantes. Première péripétie d'une longue série : le douanier, anglophone et très peu cordial, ne croit pas en la fiabilité de la carte d'identité de mon Nikro, ses cheveux ayant poussé d'une bonne trentaine de centimètres depuis. Après avoir répondu à ses questions, nous retenant de rire, nous pouvons finalement embarquer à bord de la navette, soulagés.

C'est une aurore anglaise des plus agréables qui nous accueille à bras ouverts, et c'est donc sous le soleil que nous attaquons la très longue route censée nous amener dans les Highlands d'Écosse. Le paysage a belle allure, vêtu de sa légère robe vaporeuse. Les diverses autoroutes que nous empruntons sont boisées et très vertes, et, contre toute attente, le terrain nous apparait vallonné. C'est une toute nouvelle Angleterre que je découvre personnellement, bien différente de celle que je connaissais.

La conduite à gauche est surprenante, notamment pour doubler ainsi que pour s'engager sur les voies rapides ou ne serait-ce que dans un rond-point. Les conducteurs nous faisant face nous paraissent être toujours du mauvais côté de la route, et c'en est, avouons-le, très déstabilisant. Ce n'est que l'affaire de quelques jours, parait-il.
Au premier péage que nous rencontrons, le guichetier n'accepte pas les cartes bleues. Deuxième péripétie : nous n'avons absolument pas prévu de livres. Nous nous voyons donc obligés de payer en euros une somme s'élevant, normalement, à 1£50 au double de son prix, le très affable gardien ne nous rendant pas la monnaie sur le billet de cinq euros que nous lui tendons.

8h00 A.M. heure anglaise - Nous quittons progressivement les paysages doucettement vallonnés pour atterrir dans une région de l'Angleterre très semblable, malheureusement, au Nord de la France. Agriculture et champs de blé sont désormais les maîtres-mots de l'étendue environnante. Nous croisons même une centrale nucléaire, dotée de huit turbines.
Mon Nikro prend le volant, et se sent, lui, bel et bien plus à l'aise. Vers neuf heures, le ciel se décharge de son désormais bien épais voile. Aucun nuage à l'horizon. Nous fonçons plein Nord, comme à notre habitude. Nous tombons dans les bouchons à dix heures, près de Leeds, qui s'avèrent en fait inoffensifs puisque nous pouvons retrouver une allure normale une petite heure plus tard. Nous apprenons qu'ils étaient en réalité dus à un très petit accident. Les champs de colza illuminent notre périple.

12h20 - Reprise de la route après une pause déjeuner fort revigorante. Le paysage environnant ne change pas, ce qui en deviendrait presque monotone, il faut l'admettre. Colza, collines et Jaguar.
Quelques vingt minutes plus tard, nous nous trouvons tout au nord de la contrée anglaise. Le paysage se fait plus désert et sauvage, et la vallée, elle, plus tourmentée, jonchée de très petits murets faits de vieilles pierres. Les moutons sont plus laineux, et la végétation se change en tourbe. Le résultat est vraiment charmant.
Par contre, le soleil a lâchement décidé de nous abandonner. Dans la vallée serpente un torrent sur son lit de galets. Nous croisons une voiture de police flashant au radar mobile... indiquée par de gros panneaux. De nombreuses abbayes en ruines viennent nous saluer ; la beauté du paysage va croissante.

15h30 - Scotland, here we are!
Passage à proximité de Glasgow, que l'on visite en diagonale, faute de temps. Nous prenons conscience de la distance nous séparant encore du cottage, et décidons, de ce fait, de remplacer la visite de la plus grande ville écossaise par celle de l'île de Skye, plus grande île des Hébrides intérieures (na h-Innse Gall, en gaélique écossais), nettement plus près et, bien sûr, plus naturelle.
L'Écosse semble resplendissante, que ce soit sous le soleil ou sous la pluie. Nous croisons, déjà, de nombreux lochs ; les pentes des montagnes se font plus escarpées. Le loch Lommond nous salue de ses attrayantes couleurs et de son eau cristalline.
Plus tard, nous découvrons la vallée du Glen Coe, qui est hallucinante de grandeur. Nous arrivons à vingt heures, après être passés par la case panique, ainsi que par le dit endroit où aller chercher les clés.  Nous prenons le temps de nous installer, au plus grand bonheur de chacun. Veillée en famille autour d'une bonne tasse de café pour certains, ou de thé, pour d'autres.


Les vacances peuvent enfin commencer.

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RIDDLE #3

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ELEFANTHUD 




Troisième et dernière devinette avant mon départ pour l'Écosse, ce samedi, très tôt dans la matinée. Je tenterai, par la suite, de confectionner ce genre de billets à raison d'un par mois, et m'efforcerai de mettre la barre légèrement plus haut. Je ne peux malheureusement pas vous dire ce cliché a été capturé, ni comment, ni pourquoi, de peur de vous mettre sur la piste. Je pense néanmoins que la difficulté est relativement étriquée, et que cet exercice se révèlera être plutôt aisé. Anyway, n'hésitez pas à zoomer, chose pouvant, encore une fois, vous être utile


A vos claviers!


" Dans la rue silencieuse, le froid mordant me réveilla. Alors je ressentis une absurde lassitude, et le désir de m'enfuir, de me replonger dans ma solitude, douloureuse et confortable comme une maladie qui ne fait pas mourir. Rien que la pensée de nouer entre cette femme et moi un lien quelconque me coupait le souffle à présent. Comment ai-je pu céder à une semblable tentation? C'était sûrement la faute de l'alcool. Mon estomac se contractait de plus en plus à l'idée de me retrouver près de cette inconnue qui exigerait de moi chaleur et attentions. Il me faudrait m'intéresser à une autre existence et à ses bassesses, m'efforcer de montrer de la curiosité pour une vie qui m'était étrangère, partager mon angoisse avec quelqu'un d'autre et accepter de tourner les yeux sur la sienne. Et surtout écouter, écouter l'histoire d'un autre être et compatir, me pencher sur ses sentiments, être entraîné dans des douleurs qui n'étaient pas miennes et que pourtant je devrais consoler, avoir devant moi tous les jours ce visage attendant de moi compréhension, aide, pitié, me promettant de la joie que je ne désirais pas, de l'affection qui m'importunait. Voir mon temps passer à travers le sien, mon ennui se cacher dans le sien, reconnaître son odeur dans mes vêtements et sa silhouette dans la rue, dormir dans son lit et me réveiller le premier tous les matins, seul dans la lumière grise, attendant que commence un autre jour interminable à passer avec elle, à creuser de mes mains hors du silence et à porter dans mon cœur jusqu'au soir, jusqu'au moment où l'obscurité reviendrait envahir ma solitude et la sienne. J'avais tout ça en horreur. J'avais en horreur la vie et l'entêtement avec lequel tous les gens autour de moi s'acharnaient à la conserver, renaissant sous les décombres, reconstruisant sans relâche ce que les bombes détruisaient, en proie à cette inlassable volonté de renaître qui est la malédiction, la condamnation de l'espèce humaine. Je sentais que mon aspiration instinctive était de traverser sans me salir cette vie qui m'était restée, sans trop d'ennuis ni trop d'engagement. Car ce n'était plus de la vie, mais un résidu, un reste ramassé dans la rue. Retrouver mon passé était impossible. Me chercher un futur était un effort démesuré. Le docteur Friari avait raison : la langue est une mère et c'est de la mère qu'on vient à ce monde. Mais moi, j'avais perdu les deux pour toujours. Pour moi, toute renaissance était exclue. Ce que j'avais de mieux à faire était de vivre avec ce bout de vie comme on fume un bout de cigarette, avec la hâte de la finir, cherchant déjà des yeux où jeter le mégot."


Diego Marani


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ENGASJEMENT

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Fiançailles
le 10 AVRIL 2011



Résumé en images (n'y cherchez surtout rien d'artistique) de la formidable journée d'hier ainsi que des performances de mon K-7, tout objectif (macro, focale fixe ainsi que zoom standard), toute ouverture confondus. A nos deux familles ainsi qu'à mon Pierrot, le plus grand merci possible pour cette magnifique journée, ponctuée de discussions enjouées, de soleil, de rires, de jeux, de chaleur et d'échanges.



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PASSIVE

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LEMONFLY

L'un de mes tous premiers clichés macro, réalisé avec le Canon 400D ainsi qu'avec un objectif tamron 70-300mm au rapport 2:1, il y a bien trois ans de cela. Voici donc le Gonepteryx rhamn, également appelé "papillon citron", pour les intimes. Il traînait dans mon jardin, à l'époque, et il m'aura fallu près de trois heures pour l'immortaliser, avant qu'il ne prenne la fuite. Coriace!



30/03/2011


Je suis née le 29 novembre 2010, à 20 ans.


Je me suis mise à détester la morphine, ainsi que les hallucinations chroniques qu'elle est capable de provoquer. Pourtant, rien que des délires indolents, intervenant dans un sommeil de plomb. Comme quoi, cela suffit, croyez-moi.

On m'a plusieurs fois demandé si j'étais devenue allergique à la photographie. Si ça ne m'avait pas refroidie. J'ai d'abord trouvé cette question pour le moins étrange. Puis j'ai souri, et ai répondu à la grande majorité des gens m'ayant posé la colle que c'était bien cela qui déterminait une passion : l'immortalité, peu importe l'évènement.

Autrement, pardonnez-moi d'avoir été si peu bavarde depuis ma sortie. Je suis littéralement débordée par la reprise des cours et la préparation des partiels, ainsi que par les divers rendez-vous médicaux. Je pars pour l'Écosse dans quelques semaines, qui plus est, et dois, avant le départ, penser à nettoyer le capteur de mon reflex. D'ailleurs, si l'un d'entre vous peut me donner des conseils quant à un établissement performant dans la région lilloise, je prends.


Finalement, j'ai appris samedi, à force de nausées matinales, et en ayant fait un test adéquat, que j'étais enceinte. Dans le doute, j'ai décidé hier, en début d'après-midi, d'aller rendre visite à mon médecin traitant, afin d'en avoir le cœur net. Il m'a alors prescrit une prise de sang, que j'ai été faire dans l'immédiat. J'ai obtenu les résultats hier soir : en effet, je suis enceinte de deux bons mois. Mon Nikro et moi avons décidé de le garder, en espérant que les sept mois à venir se passen
t bien. Après avoir manqué de perdre la vie, qu'il est beau de pouvoir la donner!




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