Ils me sont fidèles :

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TIL FØR !


--> Cliché surrané me rappelant au doux souvenir des vieilles rues de Colmar, que j'avoue avoir adorées. Cette image illustre également mon premier filé, technique qui reste, chez moi, à parfaire.




DEUX semaines éreintantes de boulot dans les pattes, trente-cinq violents degrés difficilement supportables sur la peau, du vent dans les cheveux, une entreprise à créer, une demi-tonne de démarches à envisager pour ensuite entreprendre, une petite fleur à faire pousser, un PACS à conclure, un appartement à vendre, une maison à acheter, quinze jours de repos, un billet concis, une bonne dizaine de tendres baisers furtivement déposés sur vos joues roses.
 



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DAGEN JEG DØDE PT. III








FUMAROLE



--> Vieux cliché qui peut vous paraître trafiqué, mais qui, comme à mon habitude, ne l'est absolument pas. Ma foi, qu'en dire? Laissons la fumée illustrer la légèreté, la fragilité de mon esprit vulnérable à ce moment crucial de ma vie.












Le jour où je suis morte #3

6/12/10


Je n'ai pas encore toute ma tête lorsque, le lundi 6 décembre à huit heures tapantes, une affable ambulancière m'arrache de ma prison lilloise. On a pourtant tenté à plusieurs reprises de m'expliquer que j'allais mieux et que la prochaine laborieuse étape de ma vie se déroulerait à Berck. Qu'elle serait longue et pénible. Qu'il était fort probable que je ne récupère pas tout. Étrangement, mon cerveau sévèrement blessé a enregistré chacun des détails de ce trajet de deux heures. Je me souviens parfaitement de la conversation tissée avec cette femme. J'ai vaguement saisi l'incommensurable gravité de ce que j'étais en train de traverser. J'en ai compris le sens global, sans véritablement réaliser que c'était moi, que c'était ma vie, mon histoire. Elle m'a déposée dans la pièce du centre de rééducation destinée à devenir ma chambre et l'un des deux neurologues en chef de l'établissement est venu m'y accueillir. Il m'a d'abord installée dans mon fauteuil roulant, avant de savamment choisir les mots qu'il emploierait pour m'expliquer la sévérité de ce que j'avais subi, la situation que je traversais et ce qui m'attendait. Je reviens de loin ; il est même étonnant que je m'en sois sortie. Je suis déjà extrêmement lucide par rapport à ce que j'ai surmonté. Il ne faut pas que je m'en veuille, que j'en veuille à qui que ce soit si mes capacités neurologiques antérieures ne reviennent pas toutes. Ce n'est pas ma faute, qu'il dit. Non, bien sûr que non. Je me demande d'abord si je vais retrouver ne serait-ce que l'usage de mes mirettes ainsi que celui de mes jambes. Il ne sait pas.

Et c'est là que, brutalement, violemment, une décharge me traverse, électrifiant mon squelette. On m'a greffé de solides barrières dans le crâne. Je dois donc renoncer à la libre pensée, à la conscience de soi, à toute forme de créativité. Me voilà condamnée à la dépendance, à la stérilité intellectuelle. Et c'est alors que, nerveusement, je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps, tentant d'exorciser l'inconsolable chagrin qui secouait ma carcasse de sanglots frénétiques, rendant l'accablement qui s'était abattu sur mes épaules quelques minutes plus tôt quasi irrationnel. 

J'avais compris.

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DAGEN JEG DØDE PT. II

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ÓÐINN




--> Cliché issu de la récente série vosgienne, capturé en plein coeur du feu de bois crépitant dans la cheminée du salon, après avoir protégé mon boîtier ainsi que mon visage, tout de même. Chacun y interprète ce que bon lui semble. Je décide personnellement de l'intituler Óðinn, puisque j'y devine un guerrier borgne, brandissant sa lance.











Le jour où je suis morte #2

29/11/10


L'issue d'un cauchemar...

Et, lentement, doucement, un halo de lumière parvient à tenir tête aux ténèbres brumeuses ayant subtilisé cette poignée de semaines, ces quinze jours de ma vie passés quelque part, hors de l'espace et du temps. Une sorte d'univers parallèle, achalandé par les visions Ô combien étranges qu'engendre la dose inquantifiable de morphine administrée quotidiennement par les médecins. Inutile de nier qu'il m'arrive encore aujourd'hui d'être saluée par ces images pour le moins curieuses ; elles me fascinent, me terrorisent. Une cabane en bois, ma voiture, la maison de mes parents, une inondation. Le grand Zakk, une grotte, le train. Nathalie, un bateau, l'Angleterre, mes grands-parents. Quelques fruits de mer, un avion, l'Islande ou l'Ecosse. Noël. Et cette convalescence perpétuelle, mystérieusement bien présente lors de chacune de mes échappées subconscientes. Quelques coups d'oeil creux dans le monde réel, appuyés par le peu de jugeote m'ayant survécue. Un tableau blanc, du jaune fluo, les lumières d'un stade, cette machine à ma droite,  les pulsations de mon propre coeur. Samedi 4 décembre, mes souvenirs se précisent. Mon père, la frangine, le numéro 15, ma Lou, Laurence. Mon Nikro, son regard embué, sa main sur la mienne, sa demande en fiançailles, le tendre baiser qu'il dépose ensuite sur mon front. Je suis intubée et les tuyaux dans ma bouche me dissuadent fortement d'avoir recours à une quelconque forme de parole, je ne vois absolument rien. Je ne peux pas me lever, je ne peux pas marcher. Je n'ai psychologiquement pas la force d'essayer. Je suis seule, terriblement seule avec le fantôme de conscience qu'il me reste. Une ébauche, un ectoplasme. Mon côté gauche est paralysé, les tiraillements de mon dos ne me sont même pas insupportables. La douleur n'est qu'une information interprétée par le cerveau, signal que le mien ne semble plus apte à déchiffrer. Douce nonchalance. Je ne suis pas en mesure de comprendre les rapports temporels qui m'entourent, je ne sais plus qui je suis, ne sais pas où je suis ni ce qui m'est arrivé. Je ne m'imagine rien, je ne cherche même pas à approfondir. Pas l'ombre d'une initiative n'est plus prête à germer dans ma boîte crânienne amoindrie. J'ai perdu toute notion du concret, du réel, de ce qui est socialement acceptable et de ce qui ne l'est pas.  Je suis nourrie par le biais d'un cathéter, poignardé juste en-dessous du coeur.  Je suis un animal égaré. Une petite, toute petite enfant, radicalement privée de tout ce que l'on acquiert en grandissant. Mon esprit est en veille. Mon corps, lui, est entièrement dépendant.

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RIDDLE #6



Sixième volet de l'édition devinettes, avec, en prime, cette macrophotographie colorée, afin de contraster avec celle publiée juste avant l'arrivée de notre petite princesse. J'ai souri en me souvenant de mon ancien pseudo blogspot, punakaali. Les plus joueurs ne chercheront pas la langue à laquelle appartient ce mot, n'iront pas sur ce foutu Google traduction et s'en tiendront à leurs mirettes.

Je serai brève :  
quésako?

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RIDDLE #5

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L E A D Y_ T E A R S
[ VERSION COLORÉE ]



Cela faisait bien longtemps, il faut l'avouer, que je n'avais publié un cliché relativement abstrait afin que vous subodoriez, chers lecteurs, ce qu'il pouvait bien illustrer. Je pallie donc ce vilain mutisme en postant cette macrophotographie toute récente. J'ai longtemps hésité entre ce cliché-ci ou le même en couleurs. Je décide finalement de publier le noir et blanc, le trouvant un poil plus esthétique. J'attends pour cette cinquième devinette des réponses nettes et précises, ne jugeant pas la déduction des plus ardues. 
Comme toujours, je concluerai sur un :


Jouez nombreux!

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JEG RØKER IKKE!

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SMOKE IN THE WATER
Deuxième partie




___ Je me suis replongée dans l'étude de la capture Ô combien minutieuse du lâcher d'encre dans l'eau afin de sortir tout droit du boîtier un panel de toutes nouvelles photographies, au caractère abstrait, cette fois-ci. Je recommencerai sans doute les expériences d'ici peu, la rentrée n'étant pas prévue pour tout de suite de par chez moi. Peut-être vais-je enfin pouvoir profiter du soleil qui a finalement décidé de s'accaparer de la région avec, certes, un léger retard, ce en tentant de faire totale abstraction des travaux ultra-bruyants prévus pour six mois dans notre rue. Je passe, autrement, tout mon temps à lire en tentant de m'initier à la discipline  extrêmement rigoureuse qu'est la linguistique française.





Quel bonheur, quelle joie, quelle chance que de pouvoir sentir la vie croître en soi, se mouvoir, s'épanouir! Quel enchantement que d'avoir la faculté d'éprouver ses moindres mouvements, son évolution, ses plus petits gestes. Voir son propre ventre s'agiter, en frôler tendrement la surface de la main droite ; la sienne qui en fait de même. Accueillir ses coups de pieds les plus imperceptibles, un sourire béat accroché sur nos visages respectifs ; lui parler, imaginer sa petite frimousse, la couleur de ses cheveux, celle de ses yeux. Écouter battre son coeur, vivre au rythme de ses nombreuses secousses ; l'aimer, déjà. Ma Nina, ton père et moi sommes des plus impatients de te rencontrer.



I'LL BE BACK!

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SÅ? GJETT!

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S K A N N I N G 



Cliché capturé il y a quasiment deux ans maintenant, que j'avais judicieusement décidé de nommer Échographie, ignorant que, une poignée de mois plus tard, il pourrait m'être utile à des fins bien plus personnelles, illustrant ainsi ce que je n'avais pas prévu d'y faire figurer, ce, de manière relativement originale. Pour ceux n'ayant pas suivi, vous l'aurez sans doute pressenti : je reviens en effet de l'échographie du deuxième trimestre, où l'on nous a révélé le sexe du bébé. Nous avons, il faut l'admettre, manqué de vivre cette grossesse dans le doute jusqu'au bout, afin de conserver cette agréable part d'inconnu et de surprise. Alors que les pronostics vont bon train autour de mon bedon, nous avons finalement décidé de connaître, définitivement, le sexe de la petite perle ne cessant de me donner de nombreux coups de pieds,  poings... Allez savoir!  


Alors, dans les roses ou dans les choux?


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RIDDLE #2

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VU DU CIEL


J'ai réalisé, le sourire aux lèvres, que l'article RIDDLE #1 était le dernier billet ayant été publié avant la journée fatidique. Je n'ai, par contre, pu réprimer un rire franc et direct en relisant un autre de mes posts, dans lequel j'écrivais que je ne comptais pas attendre le mois d'avril pour avoir à renouveler mes stocks photographiques. Jajaja! Si j'avais su, j'aurais tenu ma langue.


Voici donc le deuxième volet du libellé devinettes, avec un cliché beaucoup plus abordable que le premier, qui ne représentait en fait rien de concret. Effectivement, j'avais jeté mon dévolu sur un macro de très fin plastique éclairé par le soleil. Indécelable, donc. Je vous propose alors ce cliché, capturé en 2009, lors de l'un de mes voyages en Norvège, que j'avais à l'époque très humblement nommé Vu du ciel. Voilà pour la session indices.


A vos claviers!

 

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RIDDLE #1

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La Macro est une discipline qui se prête, selon moi, bien à l'abstrait, et, en créant ce blog il y a quelques mois maintenant, j'avais pensé photographier l'infiniment petit et/ou, le détail d'un objet inhabituel afin de vous faire deviner ce qui apparaissait sur le cliché final. Le fond y était, j'hésitais simplement sur la forme : séries comprenant plusieurs images ou photo unique? Je choisis pour cette fois la deuxième solution et j'inaugure aujourd'hui le libellé Devinettes avec, comme prévu, un cliché insolite.


A vos claviers et jouez nombreux! 




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EKSPLOSJON

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Explozoom automnal, Bois de Prémesque. 



Mercredi 3 novembre ; 9h00 ___ Résumé d'une petite promenade matinale en solo, ce matin-même, dire de se relaxer avant la reprise et la suite du premier cycle des examens. On prend une grande bouffée d'air, on expire un bon coup, et hop! C'est parti. Au menu pour aujourd'hui, civilisation scandinave, langue écrite et littérature, pour enchaîner dès demain matin avec deux heures de traduction littéraire, de textes anciens ainsi que divers oraux ; le norvégien étant prévu pour vendredi. Rebelote lundi prochain avec ce qu'il me reste de plus épineux, à savoir, l'étrange langue danoise, écrit et oral. Bref. Que la force soit avec moi, et bien sûr avec tous ceux qui traversent également une période intellectuellement difficile. 


Miscellanées ___  Je n'ai toujours pas mon billet pour Paris, et je risque, encore une fois, de devoir trouer mon compte en banque afin de pouvoir l'avancer. Mes abrutis de voisins, pour rester polie, ne se calment pas. J'attends donc patiemment de pouvoir trouver une solution à la fois décente, subtile et sournoise pour me venger de cette complète année de chambardement. Vos idées et suggestions sont, bien sûr, les bienvenues, et je me ferais une joie de pouvoir décupler les possibilités en votre honneur afin de leur en faire baver dans les règles de l'art. Je ne suis, malheureusement, pas très créative quand il s'agit d'emmerder le monde, mais cela viendra sans doute, à force d'acharnement. Nous avons stoppé les travaux dans l'appartement, et comptons reprendre une fois la période des fêtes passée. Finalement, je craque pour de nouvelles plantes vertes, ainsi que pour un nouveau trépied qui puisse venir remplacer l'ancien, devenu presque inutilisable. 


SMOKE IN THE WATER






 


--> SMOKE IN THE WATER ; Cliché réalisé à l'aide de mon objectif macro, d'une cartouche d'encre et d'une bonne dose de patience. Effectivement, la lumière m'a parue difficile à capturer, le fond uni demande de l'inventivité, et il m'a fallu un sacré bout de temps pour comprendre que le fait de m'approcher ne me serait pas d'un grand secours. Résultat, quatre heures si ce n'est plus pour obtenir un seul et unique cliché présentable. A vous de me dire si le jeu en valait la chandelle!



Onsdag, den femtonde dagen. 
J'ai officiellement repris les cours ce lundi. J'ai donc été contrainte de réadopter mes bonnes vieilles habitudes d'étudiante fauchée : je me nourris de nicotine, et je passe le plus clair de mon temps libre à la bibliothèque du cinquième étage. Le fait d'avoir la voiture m'ôte un sacré poids des épaules, avouons-le, puisque je n'ai plus à trimballer mes guiboles fatiguées dans le métro. Ne pouvant continuer l'islandais, et ayant, je pense, assez donné dans cette matière, j'opte enfin pour une langue finno-ougrienne! Éternelle amoureuse de cette branche peu commune, j'apprends très sérieusement la magnifique langue finnoise depuis maintenant quatre ans. J'ai eu la chance de me voir offrir sur un plateau une année entière de cours particuliers gratuits, et ce par une adorable native installée sur Lille. Par la suite, j'ai continué ma route en pure autodidacte. Cette année, je jette enfin mon dévolu sur le Magyar, langue hongroise donc, avec la plus grande avidité et la plus grande impatience. Je n'ai qu'un regret : je sais que bient, ces consonances me seront familières. C'est quand les sons deviennent des mots qu'une langue perd tout son charme. 


PHOQUE HOSPITALS!

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Cette photo, illustrant une séance de Lightainting en pleine forêt au mois d'Avril dernier, 
n'a aucun intérêt en soi, et, surtout, n'a absolument aucun rapport avec ce qui va suivre. 



ÂMES SENSIBLES, S'ABSTENIR


Hier soir, un élan de motivation et de bonté ultrapuissant s'est emparé de moi et m'a menée jusqu'à l'évier. Vous l'aurez sans doute deviné, j'avais décidé de faire la vaisselle. Erreur quasi-fatale. Alors que je plonge mes mains dans l'eau, mon poignet gauche frôle quelque chose de froid. De très froid. Ni une ni deux, je me retrouve aux urgences. Le dit poignet était en effet profondément entaillé dans toute sa largeur. Je jette un œil, pour découvrir une plaie profonde de cinq millimètres, le sang jaillissant à flot. Dans la voiture, mon petit doigt me dit que je passerais sans doute pour suicidaire aux yeux du médecin qui me soignerait. C'est effectivement ce qui se produit. Après avoir passé quarante interminables minutes à tourner de l'œil en attendant que l'on daigne vouloir s'occuper de moi, le bras sanguinolent, le chirurgien se montre enfin. Il ne dit pas un piètre mot, désinfecte l'entaille, m'anesthésie, me met quatre points de suture, une bonne dizaine de strips, et pose sur moi un étrange regard. "Vous avez le choix. Soit vous consultez notre psychologue sur place, soit vous vous rendez sur Lille, afin d'en parler avec le psychiatre". Ahahah. Je le regarde, et lui dis que ma position face au suicide n'est en aucun cas favorable, et que je me suis tout bêtement coupée avec un verre à bière brisé, tapis dans l'ombre de mon évier. Rien n'y fait. Il s'en va, me laissant plantée là. J'ai le temps de me ronger tous les ongles de chaque main avant qu'il ne revienne pour m'annoncer qu'une ambulance est sur la route pour venir me chercher et m'emmener au dit-hôpital Lillois afin de me faire suivre une thérapie, et, bien sûr, de juger de mon état psychologique afin de voir si oui ou non, il est possible de me relâcher dans la nature. Je n'en crois pas mes oreilles, je cours chercher mon Nikro, qui poireaute depuis maintenant plus d'une bonne heure. Il rit, nerveusement. Nos regards se croisent. Je lis dans le sien un vague "on se sauve?" Mon sourire lui répond : "Oui". Et c'est ainsi que, sans aucun scrupule (ou presque), nous avons pris la fuite, sans payer, face à un service incompétent et totalement incomplaisant. J'en ai désormais le cœur net, c'est bel et bien l'hôpital qui se fout de la charité. Et puis... c'est en riant que je regarde le bandage qui orne désormais mon bras gauche.



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