Ils me sont fidèles :

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HURRAH!

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JA, må hon leva!
JA, må hon leva!
JA, må hon leva uti hundrade år!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva uti hundrade år!


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DAGEN JEG DØDE PT. IV


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Ne cherchez cette fois pas le moindre rapport entre l'image et le texte. 
Je les dissocie sensiblement. 


 Le jour où je suis morte #4


______ Peu à peu, mon corps réincorpore mon esprit. Ils se reconnaissent finalement, se réapprivoisent. Je parviens à rassembler les quelques atomes de conscience en libre lévitation autour de mon cerveau, ayant de peu évité la noyade dans l'épais liquide céphalo-rachidien. Inconsciemment, j'en façonne de nouveaux. De nature tenace, c'est avec une opiniâtre ardeur que je me renseigne auprès des ergothérapeutes, neuropsychologues et autres noms d'oiseaux s'occupant de mon cas. Je veux à tout prix savoir ce qui m'est arrivé, ce que je risque précisément, pourquoi.  Ma soif  insatiable de connaissances reprend doucettement le dessus tandis que j'assimile petit à petit la notion de traumatisme crânien. J'en comprends les enjeux, les conséquences. Très vite, je prends conscience des différents échelons de sa gravité, de la chance démesurée dont j'ai bénéficié, comme si les nombreuses remarques des médecins experts ne me suffisaient guère.
J'ai perdu ma paire de chaussures lors de la collision. Mes fidèles bottes de sept lieues, elles, ne m'ont pas quittée. Je les déterre du profond caveau de ma conscience et c'est après avoir compris l'authentique sens du mot motivation que je les chausse. J'avance alors à pas de géant sur le sentier Ô combien escarpé qu'est celui de la rééducation pluridisciplinaire. Ma mémoire se fortifie, les trous noirs qui la jonchent se parsèment. En une vingtaine de jours, on me réapprend la marche et, si tôt que mes yeux sont prêts, on me réenseigne l'écriture et la lecture ; ces rudiments quotidiens, ces automatismes qui, une fois acquis, s'oublient, s'effectuent machinalement et paraissent anodins. J'en mesure l'étonnante délicatesse. J'oeuvre sur ma petite personne comme un architecte travaille savamment les plans du château de son roi. Je prends du recul et de la distance en aussi peu de temps qu'il en faut pour le dire. En un mois, j'apprends ce que certains n'assimilent pas même en une vie toute entière ; la retenue, la contenance, la sagesse. Je lis ; j'écris, beaucoup. Rapidement, je relativise. Ce ténébreux chapitre de ma vie a semé en moi une graine d'idée qui s'est répandue dans mon esprit aussi vivement qu'un cancer. La vie n'a plus ni la même signification, ni le même but. Le bonheur, utopique concept auquel chaque être humain aspire, animant tous les débats philosophiques du millénaire, à la signification d'ordinaire si vague, si ampoulée me parle maintenant dans son ensemble. Un rien me fascine, un rien m'émerveille, je m'émeus et m'extasie de chacun de mes gestes. Chaque bouffée d'air est un cadeau. Mes cinq sens rééduqués sont en éveil ; j'en développe même un sixième : celui de la persévérance. Je suis en effet bien décidée à pénétrer les sombres abysses de mon âme afin de ramener chacune de mes capacités antérieures à la surface. Je refuse catégoriquement l'idée d'oublier, de perdre, de laisser s'égarer quelque part dans la nature la moitié de mon esprit.


Oui, je me battrai.



• Le jour où je suis morte ; pt. 1 
• Le jour où je suis morte ; pt. 2 
• Le jour où je suis morte ; pt. 3

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DAGEN JEG DØDE PT. III








FUMAROLE



--> Vieux cliché qui peut vous paraître trafiqué, mais qui, comme à mon habitude, ne l'est absolument pas. Ma foi, qu'en dire? Laissons la fumée illustrer la légèreté, la fragilité de mon esprit vulnérable à ce moment crucial de ma vie.












Le jour où je suis morte #3

6/12/10


Je n'ai pas encore toute ma tête lorsque, le lundi 6 décembre à huit heures tapantes, une affable ambulancière m'arrache de ma prison lilloise. On a pourtant tenté à plusieurs reprises de m'expliquer que j'allais mieux et que la prochaine laborieuse étape de ma vie se déroulerait à Berck. Qu'elle serait longue et pénible. Qu'il était fort probable que je ne récupère pas tout. Étrangement, mon cerveau sévèrement blessé a enregistré chacun des détails de ce trajet de deux heures. Je me souviens parfaitement de la conversation tissée avec cette femme. J'ai vaguement saisi l'incommensurable gravité de ce que j'étais en train de traverser. J'en ai compris le sens global, sans véritablement réaliser que c'était moi, que c'était ma vie, mon histoire. Elle m'a déposée dans la pièce du centre de rééducation destinée à devenir ma chambre et l'un des deux neurologues en chef de l'établissement est venu m'y accueillir. Il m'a d'abord installée dans mon fauteuil roulant, avant de savamment choisir les mots qu'il emploierait pour m'expliquer la sévérité de ce que j'avais subi, la situation que je traversais et ce qui m'attendait. Je reviens de loin ; il est même étonnant que je m'en sois sortie. Je suis déjà extrêmement lucide par rapport à ce que j'ai surmonté. Il ne faut pas que je m'en veuille, que j'en veuille à qui que ce soit si mes capacités neurologiques antérieures ne reviennent pas toutes. Ce n'est pas ma faute, qu'il dit. Non, bien sûr que non. Je me demande d'abord si je vais retrouver ne serait-ce que l'usage de mes mirettes ainsi que celui de mes jambes. Il ne sait pas.

Et c'est là que, brutalement, violemment, une décharge me traverse, électrifiant mon squelette. On m'a greffé de solides barrières dans le crâne. Je dois donc renoncer à la libre pensée, à la conscience de soi, à toute forme de créativité. Me voilà condamnée à la dépendance, à la stérilité intellectuelle. Et c'est alors que, nerveusement, je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps, tentant d'exorciser l'inconsolable chagrin qui secouait ma carcasse de sanglots frénétiques, rendant l'accablement qui s'était abattu sur mes épaules quelques minutes plus tôt quasi irrationnel. 

J'avais compris.

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DAGEN JEG DØDE PT. II

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ÓÐINN




--> Cliché issu de la récente série vosgienne, capturé en plein coeur du feu de bois crépitant dans la cheminée du salon, après avoir protégé mon boîtier ainsi que mon visage, tout de même. Chacun y interprète ce que bon lui semble. Je décide personnellement de l'intituler Óðinn, puisque j'y devine un guerrier borgne, brandissant sa lance.











Le jour où je suis morte #2

29/11/10


L'issue d'un cauchemar...

Et, lentement, doucement, un halo de lumière parvient à tenir tête aux ténèbres brumeuses ayant subtilisé cette poignée de semaines, ces quinze jours de ma vie passés quelque part, hors de l'espace et du temps. Une sorte d'univers parallèle, achalandé par les visions Ô combien étranges qu'engendre la dose inquantifiable de morphine administrée quotidiennement par les médecins. Inutile de nier qu'il m'arrive encore aujourd'hui d'être saluée par ces images pour le moins curieuses ; elles me fascinent, me terrorisent. Une cabane en bois, ma voiture, la maison de mes parents, une inondation. Le grand Zakk, une grotte, le train. Nathalie, un bateau, l'Angleterre, mes grands-parents. Quelques fruits de mer, un avion, l'Islande ou l'Ecosse. Noël. Et cette convalescence perpétuelle, mystérieusement bien présente lors de chacune de mes échappées subconscientes. Quelques coups d'oeil creux dans le monde réel, appuyés par le peu de jugeote m'ayant survécue. Un tableau blanc, du jaune fluo, les lumières d'un stade, cette machine à ma droite,  les pulsations de mon propre coeur. Samedi 4 décembre, mes souvenirs se précisent. Mon père, la frangine, le numéro 15, ma Lou, Laurence. Mon Nikro, son regard embué, sa main sur la mienne, sa demande en fiançailles, le tendre baiser qu'il dépose ensuite sur mon front. Je suis intubée et les tuyaux dans ma bouche me dissuadent fortement d'avoir recours à une quelconque forme de parole, je ne vois absolument rien. Je ne peux pas me lever, je ne peux pas marcher. Je n'ai psychologiquement pas la force d'essayer. Je suis seule, terriblement seule avec le fantôme de conscience qu'il me reste. Une ébauche, un ectoplasme. Mon côté gauche est paralysé, les tiraillements de mon dos ne me sont même pas insupportables. La douleur n'est qu'une information interprétée par le cerveau, signal que le mien ne semble plus apte à déchiffrer. Douce nonchalance. Je ne suis pas en mesure de comprendre les rapports temporels qui m'entourent, je ne sais plus qui je suis, ne sais pas où je suis ni ce qui m'est arrivé. Je ne m'imagine rien, je ne cherche même pas à approfondir. Pas l'ombre d'une initiative n'est plus prête à germer dans ma boîte crânienne amoindrie. J'ai perdu toute notion du concret, du réel, de ce qui est socialement acceptable et de ce qui ne l'est pas.  Je suis nourrie par le biais d'un cathéter, poignardé juste en-dessous du coeur.  Je suis un animal égaré. Une petite, toute petite enfant, radicalement privée de tout ce que l'on acquiert en grandissant. Mon esprit est en veille. Mon corps, lui, est entièrement dépendant.

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SLUTLIGTIGT

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Fragments de pensées


"C'est dingue ce que ça fait drôle de parler de ça!" me lance un Pierrot déterminé à travers le combiné. Les CDI, prêts à la consommation et autres noms d'oiseaux ont effectivement bercé notre conversation enjouée. C'est que... mes divers rendez-vous juridiques et sociaux-médicaux me font, lentement mais sûrement, réaliser une chose, tout particulièrement : je n'ai plus rien d'une enfant, si ce n'est l'innocence que certains d'entre eux n'ont pourtant déjà plus, demeurant intacte chez moi. J'accuse le coup et salue malgré tout le colossal coup de vieux m'ayant saluée ces derniers jours. Me voilà jeune maman dévouée, indépendante tant sur le plan psychologique que d'un point de vue financier, libre dans tous les sens du terme, littéralement au pied du mur face à cette immense jungle sans limite qu'est la vie active. Au risque de vous paraître niaise, je clame haut et fort que je suis amoureuse bien au-delà des anges et que mon Nikro et moi nous apportons chaque lendemain bien davantage que la veille. Mes chères études sont terminées, je me suis personnellement enrichie et je ne changerai pour rien au monde. J'ai la chance de ne jamais m'être trompée d'un point de vue professionnel, d'aduler le chemin parcouru jusque là, de ne rien regretter et j'ai la très nette impression d'avoir vécu dix années de plus que mon âge veut bien le dire. En toute humilité, puisque mes amis et fidèles lecteurs comprendront le lourd sens de cette phrase, je me suis faite toute seule et je suis extrêmement fière de pouvoir l'exprimer. Il faut croire que le malheur est le meilleur des formateurs.


Concluons en beauté.
J'aurais passé, la semaine dernière, plus de deux heures à discuter en profondeur de la passion commune qu'est la photographie avec une femme du métier au caractère bien trempé, un tant soit peu féministe et ultra dynamique. Son franc-parler et son honnêteté sans borne, qui m'ont rebutée au premier abord, me plaisent en fait énormément. Je découvre que j'ai un côté conservateur un peu vieux-jeu et que cela peut jouer en ma faveur. Les éloges étaient inespérées. Elle m'a pourtant félicitée pour mes travaux, et moi de lui exposer ce qui cloche. Elle a, à chaque fois, rectifié le tir et a bien nourri ma self-estim, largement amenuisée depuis ce foutu 16 novembre. Cet entretien ne va pas déboucher sur un stage, non. Il me permettra bien mieux, puisqu'il m'ouvre les portes que je croyais scellées à jamais.


Enfin, la vie me sourit et je le lui rends bien.
S'il était temps? Oui.

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TACK SÅ MYCKET!






Nina par AMBre
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 __  Le_13.02.2012


 NOTRE petite Nina fête allégrement ses quatre premiers mois _aujourd'hui, entourée de ses artistes de marraines les bonnes _fées _qui, chaque jour, lui concoctent de jolies petites _surprises, _pleines d'humanité et de tendresse.




___ A ses deux petites fées ainsi qu'à sa sorcière, 
le plus beau, le plus grand, le plus vrai des mercis.





A toi, petite fille au si doux prénom 
Qui reste dans la gorge et fond 
Sur la langue tel un gros bonbon. 

A toi et à celle que tu deviendras 
Bercée et entourée d’amour pas à pas. 
A tout ce que tu ne sais encore pas 
Mais alors surtout ne te presse pas ! 

A tes yeux qui s’ouvrent bien grands 
Au son de la voix de tes parents. 
A ton petit bout de nez, minuscule, 
Qui respire la Vie avec une majuscule. 

A ton petit cœur tout neuf qui bat 
Régulièrement, calmement 
Contre le sein de ta maman 
Et le gros cœur de ton papa. 

Je salue ta venue dans ce monde 
Et te souhaite une existence féconde 
Car tu signes par ta naissance 
La revanche de l’Amour et son sens. 

A tes parents
Pour qui ces quatre lettres 
Sont à présent 
Ce qu’il y a de plus important. 

___ Par AMBre 

Nina par EmmaPage
Sanguine et pastel blanc
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DEDIKASJON

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The Night and the Silent Water  -




--> Je déclare mes stocks photographiques pleinement épuisés. Voici donc un cliché daté du mois de mai 2010, directement venu des contrées de l'ouest de la Suède. Avec le recul, je suis entièrement libre de m'avouer déçue par le résultat dont la composition a pourtant été travaillée. J'ai malheureusement renoncé au petit kilomètre de marche qui m'aurait permis de récupérer mon trépied et ai honteusement préféré lézarder près du feu, les pieds dans l'eau.




ET c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de ce petit bout de femme.

S'évadant toutes deux au bout d'une cigarette, noyant nos idées noires sur le banc du patio de cet hôpital, la nourriture trop vite ingurgitée laissant nos bedons geignards. C'est que nos expériences respectives, bien qu'au fond très différentes, convergeaient en beaucoup de points. Accident, coma, réveil épouvantable d'apathie, d'indolence et de mollesse, puis seulement vient l'abominable prise de conscience et la solide reprise en main de l'esprit. Moi qui nous croyais dûment rodées et qui estimais franchement que nous avions toutes deux eu le droit à plus de misères en trois mois que beaucoup en une vie toute entière, voilà qu'elle m'annonce la perte de son procès. Un malheur n'arrivant jamais seul, elle juge bon d'enchaîner franchement et me dévoile le cuisant échec de son opération, puisqu'elle se révèle allergique à la morphine et à ses dérivés.

SANS transition aucune, je déclare que toutes mes pensées lui sont intégralement destinées en ce mardi 31 janvier, date de sa, je l'espère, dernière et non moindre opération.

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AVVENNING

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LE SEVRAGE, parlons-en.


 
___ Puisque, par chance, non contraint chez moi, ce ne sera pas chose aisée, loin s'en faut! Les tétées font partie pour moi de la multitude de moments Ô combien forts et féériques à partager avec ce tout petit bout dépendant. On se sent, en tant que femme, littéralement irremplaçable et essentielle au développement du bambin, et je vous avouerais qu'une forme d'angoisse fait peu à peu son nid chez moi au fur et à mesure que notre Nina grandit. Je ne sais trop comment procéder et me surprends à remettre au lendemain ce nouveau dispositif dès que je vois poindre le soleil...


Mais ce n'est pas la peur de la nouveauté qui me submerge, non. C'est tout autre chose. Cette crainte-là est, elle, bien égoïste et ne concerne que moi. Ses petits yeux pétillants quand vient l'heure du repas, ses gazouillis déterminés quand il s'avère qu'elle n'a plus faim, ses mains agrippant mes longs cheveux pendants, ses paupières qui s'alourdissent lentement au cours de la tétée... Toutes ces petites choses font que je risque, pour sûr, de l'avoir dur, bien que je me sache d'avance sauvée par le regard ému de son papa lui donnant son tout premier biberon.

VI ELSKER DEG SÅ HIMLA HØYT!

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Lille Stjærnen min,

Tes traits se précisent, tes cheveux poussent, tu prends plus de trois centimètres par mois. La couleur de tes yeux s'assombrit. Tu ne cesses de faire retentir ta petite voix à grand renfort de gazouillis pour le moment dénués de tout sens. Tu m'as offert un cadeau un tantinet original le jour de mon anniversaire : tu fais entièrement tes nuits. Tu suçotes déjà le pouce de ta main droite, tu te cramponnes à tout ce que tu vois passer. Tu mordilles des objets non-identifiés, tes sourires sont destinés depuis plus d'un mois et demi et n'ont de cesse de nous émerveiller. Tu ne t'endors qu'au sein, tu es sage comme un ange et nous fournis un ineffable bonheur. Tu es juste dans ta première aurore et tes yeux voient l'aube du monde. Tu es le fruit d'un amour pur, invulnérable et sincère ; notre tout, notre félicité.


Notre plus belle aventure, c'est toi.

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OPPLØSNING

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--> Pose longue à main levée dont je conserve une certaine fierté, datant du mois de mai 2010 puisque capturée en Norvège, près des rives du Sognefjord où nous avions décidé de dresser notre bivouac. Ce cliché illustre, en fait, le plus admirable de nos feux de camp, notre quartier général ayant été installé près d'une scierie quelque peu dérisoire. Photographie ardente, donc, afin de justifier mon engouement et mon entrain.



COMME pour mieux réaliser, je décide d'ériger le bilan de l'année précédente. Ne tournons pas autour du pot : mes fidèles lecteurs savent pertinemment que l'année 2011 fut pour moi une année on ne peut plus riche en évènements, en coups de théâtre ainsi qu'en achèvements ; une année Ô combien enrichissante et instructive. Je pense notamment aux internautes m'ayant soutenue de toutes leurs forces, avec toute la sincérité et l'humanité du monde : Ambre, Pierre, Emma, Alf, Lu', Chloé, 666 ainsi que Nolwenn. Ma vie a donc, l'an passé, pris un faramineux virage. En d'autres termes, je me suis retrouvée et ai pris conscience de l'indicible préciosité de la vie. Je ne pense pas avoir connu de réelles morosités, ce qui, bien sûr, détonne en tous points de l'année 2010. Malgré un mois de janvier quelque peu difficile, tant sur le point physique que psychologique, j'ai fini par me battre pour sortir du centre de rééducation neurologique de Berck, appris une grossesse accidentelle qui nous a, mon Nikro et moi, immédiatement comblés de joie, découvert les somptueux sommets des Highlands de la magique Écosse, obtenu mon diplôme de licence avec mention, mis au monde un véritable petit trésor qui ne cesse de nous apporter, jour après jour, bonheur, allégresse et béatitude sempiternels. J'ai peaufiné mon orientation professionnelle en matérialisant ce à quoi je pensais depuis plus de trois ans et demi et me suis inscrite, en novembre, à la formation de C.A.P. Photographe, afin de concrétiser l'une de mes passions les plus vivaces. Qu'on se le dise, je ne me suis jamais sentie aussi femme, aussi épanouie, aussi accomplie qu'aujourd'hui. C'est donc la tête dans les étoiles que j'entame l'année 2012.


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ROLIGT

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Tiraillée, je ne peux pourtant m'empêcher d'esquisser un sourire en lisant les nouvelles, ce matin. 

Aux quatre coins de la planète, fusillades, agonie, viols. Alors que le conseil d'Etat annonce, en début de semaine, le gel des tarifs du gaz, le gouvernement réflechit pourtant à lui appliquer une rude hausse. La Grèce emprunte plus de cinq milliards d'euros, tout en bazardant son gigantesque patrimoine historique à la Chine, le petit Valentin se fait assassiner de quarante-quatre coups de couteau, un TER percute une voiture et ne manque pas de décimer toute la famille, la crise sévit fortement et aucun politicien ne semble apte à la gérer. Le cher maire de notre ville lumière trouve pourtant le moyen de dépenser soixante-douze millions d'euros afin de recouvrir entièrement la tour Eiffel de verdure, ce sans l'ombre d'un scrupule. 

Joyeux Noël.

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TIDEN GÅR

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[U]LYKKEN MIN, uhuh!

Je ne crois tout bonnement pas en l'idée d'une entité supérieure tissant fallacieusement la trame de nos existences. Je ne crois ni en Dieu, ni à Dieu. Le destin, au sens éthymologique du terme, ne me parle absolument pas. Je refuse d'ailleurs catégoriquement l'idée d'une quelconque divinité. Pourtant, ce qui s'est produit lors de ce mardi 16 novembre 2010 à 10h57 a fermement boulversé l'essence de mon être, nos projets, son for intérieur, nos envies, notre vie toute entière.



____ Un an a passé. Aujourd'hui, après avoir dû franchir cette multitude d'obstacles, je suis convaincue que chacun de nos actes entraîne un choix, que chaque hasard est nécessaire, que la vie n'est en fait qu'un arbre des possibles. A chaque branche son histoire.


A mi-chemin entre hasard et destin, nous faisons notre nid. Aujourd'hui, ce n'est pas la raclure ayant manqué de me bousiller que j'aimerais remercier, même si, je dois l'avouer, sa brutale intervention dans ma vie s'est finalement montrée des plus bénéfiques. C'est lui. Aujourd'hui, si je parle au pluriel, c'est pour lui ; lui qui m'a donné la force de me battre, de ne jamais démordre, de persévérer ; lui qui m'a transmis l'énergie, la détermination et le cran nécessaires pour ne jamais décrocher, jamais. C'est bien à ce petit bout d'homme que je dois la vie. La chance dont j'ai bénéficié, son amour, son soutien, aussi imposants que le point culminant du monde, sa présence à toute épreuve, l'arrivée de notre petite puce... Puisque j'aime prendre du recul sur les évènements, j'affirme, sans rancoeur aucune, que c'est bien depuis cette sinistre date que l'existence a, chez moi, pris tout son sens.

Let's live.


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SANNHETEN

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--> Portrait à la sauce spontanée, comme à mon habitude, capturé ce week-end lors d'une virée Berckoise, à l'aide de ma toute nouvelle focale fixe, somptueux bijou bénéficiant d'un excellent piqué. Le temps de chien ne m'aura pas permis de tester les poses longues à la plage, mais je compte bien rattraper le temps perdu cette semaine, croyez-moi.



 


 C É R T I F I É_ A U T H E N T I Q U E
three years ago 
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J'étais dans la salle de bain, encore toute retournée par les étranges réflexions m'ayant saluées le matin même, quand j'ai pensé, je ne sais pour quelles mystérieuses raisons, avoir besoin de quelque chose qui puisse m'aiguiller ; une sorte de signe, comme on entend dire parfois. Puérilement, ma main a alors choisi d'attraper la première chose qui lui passait dessous : le magasine Rock Hard du mois de février, le tout-puissant Bruce Dickinson en couverture, en l'occurrence. Ferme les yeux, ouvre-le au hasard, et pose l'index quelque part, à gauche, à droite, en haut, qu'importe! Quand, trois secondes plus tard, j'ai entrouvert les yeux, j'étais à la page 69. Mon doigt pointait le mot "Norvège".




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TUSEN TAKK TIL ALLE SAMMEN!

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__-_ØYET ÅPPNET


___ JEUDI 4 AOÛT 2011

_ Fêtons allègrement la première année de cet espace virtuel, témoignant déjà des nombreuses aventures vécues, des obstacles majestueusement traversés ainsi que des quelques aléas dont je fus victime, ce depuis novembre dernier. Une petite mort, suivie d'une sorte de miraculeuse résurrection, d'un torrent de larmes et d'un ineffable chagrin quand l'âme vient à prendre conscience de la condition dans laquelle elle se trouve, de rééducation en masse au sein d'un centre spécialement prévu à cet effet, d'un retour à la vie réelle particulièrement exaltant, le tout couronné de succès au mois de juin avec, en prime, l'obtention tant inopinée et fortuite de ce foutu diplôme de licence. Une violente prise de conscience, au final incroyablement bienfaisante, de l'amour à foison, une adorable petite grenouille tant attendue qui montrera le bout de son nez au mois d'octobre afin de le prouver au monde entier, de somptueux projets... Un perpétuel combat, de la chance, une victoire, du bonheur.




Un grand merci à vous tous. 
Vous qui avez été présents, qui l'êtes et qui le resterez.



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FREMGANG

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D A N N E B R O G
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Immortalisé en 2009 en face du Tivoli, en plein centre de la magnifique Køpenhavn.



Je lutte enfin contre les crises financières en tout genre avec la plus grande habileté. Je n'ai effectivement pas rendu visite à la zone rouge depuis longtemps. Je passe soigneusement entre les mailles du filet du découvert, très fallacieuses. J'ai d'ailleurs reçu une partie de la demi-tonne de filtres et d'accessoires optiques commandés il y a peu afin de profiter dignement des derniers élans de la monnaie européenne face au dollar US, qui m'a tout l'air de sérieusement regagner du terrain. Je compte donc bien me spécialiser dans les poses longues en tout genre, ce d'ici peu. Pour ce faire, je suis en train de gérer le budget afin de taper dans du trépied haut de gamme. Un Manfrotto serait parfait. 


Moi qui craignais sérieusement de reprendre en main ma Schecter afin de tenter un quelconque morceau, de peur de devoir me rendre à l'évidence en réalisant que je manque de dextérité, d'agilité et d'adresse me suis surprise, il y a peu. Mon Nikro et moi avons, en effet, décidé de nous entraîner sur une partie extrêmement complexe interprétée par le grand Steve DiGiorgio (les connaisseurs visualiseront sans doute la chose), afin de délier les doigts de nos deux mains et d'améliorer notre synchronisation, chose m'ayant fait le plus grand bien. Je me rends compte avec joie que non, je n'ai pas perdu, mis à part, peut-être, d'un point de vue rapidité, chose normale, puisque n'ayant pas réellement pratiqué depuis novembre dernier. Me voilà grandement soulagée.


J'ai retrouvé, hier, le carnet de route ayant recueilli mes coups de cœur et m'ayant accompagnée lors de mon tout premier roadtrip en Scandinavie, témoignant des expériences vécues, des anecdotes expérimentées. Ce calepin m'a réellement mis du baume au cœur. Je me suis surprise, le regard embué, à prendre plaisir à le redécouvrir et à le parcourir, émue.


J'ai également décidé d'abandonner mon ordinateur portable Asus de 15.6" fonctionnant sous Windows pour un netbook de même marque travaillant, lui, sous Ubuntu. Je devrais, si tout va bien, le recevoir en fin de semaine. Je dois avouer avoir fait une affaire, puisque l'heureux élu demeure aujourd'hui être l'un des netbooks les plus puissants qu'il m'ait été donné de croiser.


Finalement, j'ai pris les devants et suis officiellement inscrite en première année de master mention sciences du langage, spécialité linguistique. J'ai d'ailleurs chiné sur la toile afin de prendre connaissance de la nature exacte de cette formation. Après avoir dévoré le guide des études en un quart d'heure montre en main, je peux affirmer qu'elle m'a tout bonnement l'air d'être captivante.  



Ma vie avance, c'est du grandiose!



FORTIDEN ER Å FORVISE!

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Very old one, this time.

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____ Mes fidèles adeptes concevront sans doute aisément pourquoi, ces derniers temps, j'ai pris conscience plus que jamais de la vulnérabilité de la vie, de l'extrême fragilité de l'existence, du temps qui s'effiloche, qui se débobine vitesse grand V. Des gens qui comptent, vraiment, et des souvenirs qui restent. J'ai eu tendance à penser que, quoi qu'il arrive, l'oubli resterait toujours partiel ; qu'il y aurait toujours ces petits riens qui nous rattachent à l'autre, ces petits bouts de papier ou d'étoffe, ces billets de train, ces photos déchirées qui nous replongent dans des souvenirs en noir et blanc, fades et ternes, parfois trop abîmés. C'est certes cela qui nous construit, mais je réalise aujourd'hui l'accablante relativité de la chose. Il suffit de littéralement badiner avec la mort, de foutre un coup de pied désinvolte dans le rétroviseur, et de décider d'aller de l'avant pour que ces photographies ne représentent plus qu'un assemblage plus ou moins cohérent de pixels colorés, que ces petits bouts de papier, d'étoffe, ou que ces billets de train aillent se loger d'eux-mêmes dans l'antre de la cheminée crépitante du salon. La valeur des événements est on ne peut plus corrélative, uniquement basée sur le regard que l'on y porte, et c'est cette subjectivité à toute épreuve qui aura su me sauver des griffes acérées de la mélancolie, du féroce sentiment d'injustice me guettant crapuleusement depuis mon réveil et de la neurasthénie. 

____ Je veux une vie qui soit belle ; toujours plus belle. Chérir notre petite crevette, rire, lire, voyager, découvrir, jouer de la basse, composer et en oublier l'heure qu'il est. Me balader au zoo, prendre des photos et en sourire le lendemain. Parler de ces périples en Patagonie et en Alaska qui se profilent doucement ; nous projeter en Islande, en Roumanie, à Saint-Pétersbourg. Imaginer notre folle de vie dans dix ans, le serrer très fort tout contre moi, apprendre, aimer, partager, immortaliser, apprendre encore... Vous l'aurez sans doute compris, je me sens on ne peut plus chanceuse. Chanceuse d'être là, d'avoir survécu, de m'en être si bien sortie et de pouvoir prendre ma revanche sur cet Ô combien somptueux non-sens qu'est la vie.



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KJØR!

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hebergeur d'image --> Il semblerait que le nouvel éditeur d'images Blogger pose problème, tout du moins chez certains. Je me vois donc obligée, une fois de plus, d'héberger mes images sur une page prévue à cet effet afin de pouvoir les transférer ici sans encombre. Anyway, voici donc un morceau de la chaîne des Cuillins, capturé sur la plus grande île des Hébrides intérieures, l'île de Skye. Je ne peux, cette fois-ci, vous inviter à cliquer pour agrandir, et je me dois de faire avec cette vilaine pixellisation. Ma foi, ainsi soit-il.


JEG TVILER PÅ DET _____ Plus d'un mois s'est écoulé aujourd'hui depuis que j'ai tenté de contacter la professeur de F.L.E., s'occupant du master du même nom à l'université. La pédagogue en question manque sérieusement de coopération, puisque ma boîte-mail n'a toujours pas eu le plaisir de me faire découvrir sa réponse. Je suis donc toujours dans le doute quant à l'année prochaine, comme si j'avais besoin de cela. Autrement, je passe les rattrapages du semestre 5 le lundi 30 mai, puis le mercredi 1er juin, ainsi que le 16 et le 30 de ce même mois. S'ils s'avéraient concluants, j'aurais donc définitivement besoin des lumières de cette femme, afin de savoir si le fait de refaire une troisième année est nécessaire, l'option F.L.E. m'ayant tout l'air d'être impérative et indispensable pour ce cursus. Croyez-moi, je croise les doigts jusqu'à la crampe.

DET BLIR BRA! _____ Autrement, nous nous attelons aux travaux dès jeudi prochain, après avoir été acheter ledit matériel. L'arrivée de Bébé se prépare donc, vous l'avez deviné. Il faudra d'ailleurs passer par la case IKEA afin de nous procurer de nouvelles étagères ainsi que quelques éléments de décoration, tout de même. A ceux qui situent, nous projetons de catapulter l'un de nos deux canapés et de déplacer le meuble contenant notre discographie à l'étage, afin de libérer place et espace. Nous accrocherons nos basses à l'aide de cinq supports muraux, afin de les éloigner du radiateur, et comptons bien peindre un rectangle relativement large du mur du salon à grand renfort de peinture magnétique, afin de pouvoir y accrocher papiers importants et photos, cela va sans dire. Finalement, nous rachèterons quelques plantes vertes afin d'harmoniser le tout.


JEG ØNSKER Å REISE IGJEN! _____ Nous avons pu reprendre le récit de nos aventures scandinaves de l'an passé en images sur l'album prévu à cet effet la semaine dernière. Il n'avait effectivement pas été complété, l'accident ne m'ayant pas donné la possibilité d'être opérationnelle sur le coup. Nous comptons d'ailleurs entamer le même procédé afin de résumer notre voyage en Écosse d'ici peu de temps.
DET BESTE TIL SIST! _____ Finalement, je suis arrivée au cinquième mois, ça y est, et mon ventre commence franchement à devenir encombrant. Il est devenu, par exemple, pour moi vraiment difficile de me pencher, de m'incliner ou de me relever sans aide. Nous avons réfléchi à quelques prénoms, féminins et masculins confondus, et une petite liste se dresse doucement sur la table de chevet, en attendant de pouvoir ne l’axer que sur un sexe. Je pense bien vous faire deviner, chers lecteurs, s'il s'agit d'une petite fille ou d'un petit garçon.





Lillejente eller lillegut? 

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LET US BE!

Photo'


Photo à venir.

 
Cette horrible expérience a fait naître en moi un sentiment des plus particuliers,  n'ayant d'égal que la souffrance, l'affliction et le chagrin engendrés par l'évènement. Le fait d'être isolée du monde est désormais plus que pesant, et je n'ai plus aucun repère dans la vie quotidienne, si ce n'est ceux de l'hôpital. Le coma, que je qualifierais d'épouvantable et de quasi criminel, modifie une multitude de choses en nous. Pour commencer, la manière que j'avais d'appréhender le temps s'est vue changée du tout au tout. Elle est actuellement totalement erronée. Il me paraît long, très long, trop long, et je suis lasse d'être prise en charge au sein d'un établissement tenant plus de l'asile que du centre de rééducation. Je rêve de rentrer chez moi. Et ce sentiment n'a jamais été si vivace.

Qu'il est beau, de s'en être sortie et d'avoir récupéré 100% de ce qui résidait auparavant dans sa tête après tel traumatisme, mais, nom d'un chien, justement!
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GALSKPAP

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Très très vieux cliché, illustrant sans doute mes premiers pas en macro. J'avais profité des gouttes que la pluie toute récente avait laissées sur la vitre de ma chambre et d'un objectif que l'on m'avait à l'époque, gentiment prêté, que je qualifierais, avec le recul, d'assez mauvais. Je vous promets depuis quelques temps un renouvellement de mes stocks, et, mis à part l'explozoom publié ci-dessous, j'avoue ne pas avoir eu le temps de m'atteler à quoi que ce soit. J'attends, pour ce faire, de récolter les fonds nécessaires afin de pouvoir remplacer mon sac photo Lowerpro, définitivement hors-service. J'ai d'ailleurs jeté mon dévolu sur le Kalahari Kapako K31.



C O N F E S S I O N S _ &_ R E P E N T I R 

Chroniques d'une indécise.



"Je n'ai pas d'attaches." Voilà les propos que je m'entête à défendre depuis plusieurs années maintenant, sans doute dans le but ultime d'une déculpabilisation certaine. Qu'il est beau de se faire croire que l'on est plus libre que l'air, que rien ne peut nous faire changer d'avis, nous stopper. Foutaises. En vérité, il n'en est rien. Peut-être cette phrase m'a-t-elle paru vraie, la toute première fois que je l'ai prononcée. Peut-être qu'à l'époque, rien ne me retenait réellement. Je me souviens m’être sentie définitivement prête à tout laisser derrière moi, par la pensée. En pratique, tout est différent. Je cogite, calcule, raisonne et rumine depuis plusieurs mois sur ce départ anticipé ; tout est confus, vague, nébuleux. A la simple pensée qui, il y a plusieurs mois, m’aurait fait trépigner de joie, aujourd’hui, mon ventre se noue désagréablement. La raison me saute pourtant aux yeux, claire comme de l’eau de roche. Je dois passer aux aveux : NON, je ne me vois pas sauter dans l’avion pour ne laisser derrière moi qu’un vague souvenir. NON, je ne me vois pas non plus abandonner lâchement ma famille, mes chats, mes plantes vertes, et 8 degrees pour un pays qui n'est qu'à moitié le mien, même si ce nom ne nous mènera nulle part. NON, je ne veux pas renoncer à mon pain home-made de la boulangerie du coin, à ma friterie, à mon vin et à mes bières belges. NON, je ne veux pas non plus laisser Haverskerque, les Alpes, les Vosges et le Jura. Et surtout, SURTOUT, pour rien au monde je ne renoncerai à toutes ces soirées Delirium complètement déjantées, avec mes barges d’amis que je chéris tant, un verre de whisky on the rocks dans une main, une roulée dans l’autre. Non. La France a du bon, et moi... moi, je perds la boule.


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KJØSS MEG BAKLENGS!

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The lonely cloud

Capturé dans mon petit patelin du Nord de la France.




Blocus & Co _  les propos qui vont suivre n'engagent, bien évidemment, que moi.

Soyons clairs. Je n'ai cure qu'en France, il soit devenu tabou de donner son avis. J'emm*rde profondément les espèces de br*nleurs manifestant contre une réforme qu'ils ne comprennent pas, et ce, qui plus est, de manière violente, haineuse et absurde. J'emm*rde les petits étudiants crotteux jugeant utile de paralyser une fac, un lycée, une voie ferrée, une sortie d'autoroute, un pays tout entier. J'emm*rde la SNCF, Transpole, les routiers, les cheminots, la RATP, la CGT  et tout autre syndicat capable de soudoyer un gamin de huit ans dans le seul et unique but de "faire du chiffre". Les choses ont encore mille fois le temps de changer, alors... Qu'on me laisse étudier tranquillement, trouver un travail en toute sérénité et exercer mon activité professionnelle en paix. Ensuite seulement viendra notre tour de nous battre.





Paris, here I come! _ with a smile on my face and the sun in my bag.

J-2 avant le grand saut. Je ne vous cache pas une certaine appréhension, ça non. Pourtant, les émotions, chez moi, s'entremêlent. Crainte, angoisse et peurs non fondées sont vite rattrapées par une impatience indomptable et irrépressible, se manifestant par de légers petits tiraillements dans le bas ventre. Drôle de sensation que de sentir ses viscères se figer... Sinon, j'ai commencé à m'imprégner du texte et je n'en suis pas déçue. De l'eau à perte de vue, un bateau, le plancher des vaches, le soleil de minuit, la montagne, un petit... Souhaitez-moi bonne chance!





En vrac : 

- Je vous transmets, non sans sadisme, je l'admets, les photos du cottage officiellement loué dans les Highlands d'Écosse. 
- J'ai traduit du suédois le début de la nouvelle Singoalla, de Rydberg. Pour ceux que ça intéresse, je vous invite à me contacter.  
- Je suis officiellement à court de clichés qui me satisfassent et je me vois mal attendre le mois d'Avril pour renflouer les stocks.
- Mon crétin de chat m'a transformée en Scar, ce à grand renfort de coups de griffes portés au visage. Beware! 
- Ma bourse du mois d'octobre n'a toujours pas pointé le bout de son nez. Inquiétant. 
- Je redécouvre Nasum à travers leur dernier best-of, qui, ma foi, est loin d'être aussi mauvais que dans mes souvenirs... 
- Mon sac photo m'a définitivement lâchée.
- Une monstrueuse vaisselle de trois jours m'attend dans l'évier... 
- Je pense recréer un espace virtuel dédié à mon petit Francis, pour ceux qui suivaient ses expéditions. Nous verrons. 
- Finalement, je prie pour un déblocage instantané de la fac. B*rdel de fi*n!  
 
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