Ils me sont fidèles :

RIDDLE #7

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Chapeau bas à qui trouvera la réponse!


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EDIT : en novembre dernier, je me rendais, atterrée, aux urgences un lundi soir afin de me faire retirer du poignet deux morceaux de verre de plus de sept millimètres de diamètre, me turlupinant sérieusement depuis quelques semaines. Opérationnelle au boulot le lendemain à 6h00, chargeant et tractant paquets et colis de diverses formes et tailles. Le 5 mai 2013, ce même poignet, visible ci-dessus, a accouché d'un nouveau morceau de verre. Un élan de vice m'a alors poussée à immortaliser l'instant, puisque potentiellement utile à des fins d'expertise médicale, avant de me servir de chirurgien.

Je n'ai donc pu m'empêcher de tenter de vous faire deviner ce qu'illustre cette macrophotographie pour le moins étrange : un des nombreux morceaux de pare-brise de ma bien-aimée C1 encore prisonnier de ma chair. 



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PÅFÅGLEN




--> Nos extraordinaires amis les paons bleus, éblouissantes créatures au demeurant, se sont passés le mot et ont tous décidé de faire la roue en me voyant brandir l'appareil. Parade séductrice? Arrogance? Agressivité? Qu'importe! Je n'ai pas pu résister à la troisième opportunité qui s'est offerte à moi et ai sauté sur l'occasion en attendant LE bon moment afin de régler, cadrer, puis déclencher. C'est qu'il fallait me voir, sereinement installée accroupie à deux mètres du magnifique sujet, alors que ce dernier s'approchait dangereusement en émettant de drôles de sons! Je ne peux que regretter que notre cher Léon ne m'ait pas laissé de plume en souvenir de ce moment pour le moins insolite, plume avec laquelle j'aurais pu m'adonner par la suite à toute sorte de captivantes activités macrophotographiques...



Le soleil est revenu et avec lui, bonne humeur et optimisme.

J'ai officiellement su me montrer à la hauteur des attentes du couple de jeunes mariés shooté samedi, malgré la médiocrité des conditions de prise de vue. Tonton Francis et sa tripotée de marmots ne se sont pas montrés des plus coopératifs et il faut bien avouer que les invités qui s'amassent tels des mouches autour d'une bouse lorsque la photographe décide de composer l'image a quelque chose de rageant, restons polis. Quel soulagement, donc, que de voir un sourire franc illuminer leurs visages en découvrant le résultat! Quelle émotion de déceler les larmes rouler sur leurs joues! C'est bien connu : un mariage peut en cacher un autre. J'ai donc rendez-vous avec un futur couple dans les semaines qui viennent afin d'en ériger l'organisation graphique. Me reste encore bien du pain sur la planche puisque ma brasserie fétiche a décidé d'attendre les beaux jours pour me recontacter. Une toute autre sorte de prise de vue m'attend, un tout autre contact, non moins agréable.

Mon agenda sature ! Je suis demandée !


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ULASTELIG







Plongés au cœur du rêve alsacien, le temps s'est arrêté. 
Ni passé, ni futur.

 Rien.

PÅ FERIE!




Un petit, trop petit dépaysement en perspective :
Tous à bord de la navette " Décompressons ! " 
Cap sur la région française la plus chère à nos cœurs : l ' Alsace
Lâchons du lest, retrouvons-nous, apaisons les esprits !
Changeons d'air en famille, une bonne fois pour toutes !
Revenons gonflés à bloc !



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HVITT BRYLLUP






W H I T E  . W E D D I N G



--> Quelle activité passionnante que celle de jouer avec la lumière! Savoir la dompter afin de mettre en relief l'essentiel, isoler l'indispensable,  l'apprivoiser et lui faire comprendre qu'après tout, c'est bel et bien le photographe qui décide! Si la lumière s'allie au photographe, ils accompliront de grandes choses et seront capables, main dans la main, de tout raconter et de tout dépeindre, ce, peu importe les conditions! 



 



Like a bird aura survécu à l'hiver ainsi que sa titulaire, respirant mieux que jamais. Six mois d'absence, certes, que je sais d'avance comprise par mes plus proches lecteurs, couverte et justifiée par ce trop-plein de travail. Présente sans réellement l'être, un œil bienveillant bien que muet toujours braqué sur vos charmants espaces virtuels. Venons-en au fait : en six mois, de nombreuses choses m'auront grandie. J'aurais donc ... :


1/ ... testé ma nouvelle K-perle, ainsi que le nouveau pancake acheté en même temps.

Oui oui, c'est navrant, je sais. Alors que l'Afrique crève littéralement de faim, je ne trouve rien d'autre à faire que de lapider mes salaires et, après avoir bavé de nombreux mois durant sur le dernier boîtier pro Pentax en déambulant dans le rayon pseudo optique d'Auchan, craquer lamentablement en cliquant respectivement sur les boutons "ajouter au panier" et "confirmer l'achat".
Quant à ce pancake, qu'en dire? Quinze millimètres d'épaisseur pour un poids plume d'à peine cent grammes. Ultra polyvalent, précis et lumineux, à trimballer partout. Du bonheur, aussi intense que léger!
Une fois de plus, merci Pentax!  

 

2/ ... appris à dompter la météo. 

J'ai officiellement survécu aux trente centimètres de neige plutôt tenaces étant venu tapisser les douces vallées de notre bien-aimée campagne flamande ainsi qu'aux épaisses et denses nappes de brouillard givrant, n'ayant pas manqué de me rappeler à de douloureux souvenirs. Dans la foulée, tous ces bienfaits météorologiques m'auront également permis d'apprendre à conduire avec une majuscule. Je ne crains plus ni manœuvres, ni vitesse, sans trop en abuser, pour sûr!


3/ ... découvert et compris le véritable sens du mot "vacances"... 

... qui n'en avait en fait aucun lorsque j'arpentais les chemins scolaires.


4/ ... pris la main de mon Nikro pour que l'on s'emmène voir Le Hobbit, un voyage inattendu par Peter Jackson.

Mon Nikro et moi, bien qu’écœurés de longue date par le principe même de la salle obscure, avons malgré tout décidé de mettre le prix pour découvrir ce nouveau chef d’œuvre d'adaptation. Une fidélité renversante, des acteurs hors-pairs, une bande son bouleversante. Un bilan poignant, voilà tout!


5/ ... distinctement senti mon cœur se déchirer en apprenant que la tournée 5035 ne bercerait plus mon quotidien. 

La factrice estivale a en effet rangé débardeurs et pantacourts pour enfiler la combinaison de la factrice hivernale. Quelques pots de confiture vides, un bonnet, la rue de Madagascar, ma brasserie fétiche, le pays flamand, une biche, le Tonkin, monsieur Crevitz, Corinne, trois kilos d'oignons, un rétro démantelé, Jean-Claude Duss, des mitaines, Pupuce, quarante centimètres de neige, la chèvre, les fameux calendriers, l'Anosteké, Matthieu, mon petit cœur, de la chaleur, Isabelle, de l'amour. Une conclusion, surtout : les quelques mauvais côtés du métier ne contrebalancent pas les bons.
I'll be back!



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OPP !



  For sure, toute cette neige me fera devenir chèvre!

  

L E V E L _ U P !

____ Mes salaires de ministre (ahem!) m'auront bel et bien permis de toucher du rêve, ce mois-ci, avec l'acquisition inopinée du tout dernier boîtier Pentax K-5 IIs. N'ayant toujours pas fait réparer mon pourtant fidèle K20, je me retrouve malgré tout officiellement possesseur de deux boîtiers ultra performants, cela va sans dire! Finalement, passer la semaine les roues sur de la neige tassée à souhait, la tête sous un ciel aussi gris que menaçant, les quatre fers en l'air quand le verglas a décidé d'en faire des siennes a du bon, si si!


De plus amples nouvelles, très vite!

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FORSINKE




--> Tentons de rester cohérents. 
J'accueille neige et degrés négatifs à bras ouverts en publiant ce petit cliché vosgien sans prétention, presque vieux d'un an, afin de vous adresser mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année, déjà bien entamée. Mon cerveau, en ébullition depuis le mois d'octobre et ayant maladivement besoin de vacances, n'a pas trouvé le temps d'agir avant ce jour.


Du fond du cœur, amis lecteurs, et avec un retard que je sais honteux, une lumineuse année 2013!



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SLÅSS



H I N D E R L Ø Y P E N



 _____ C'ÉTAIT la résolution secrète de l'année 2012. Un but sous-jacent, une ambition confidentielle, toujours entreprise, jamais menée à bien, faute de cran. Au premier janvier de cette année, j'ai donc délibérément décidé de perdre le poids doucettement accumulé depuis plusieurs années, cortisone et grossesse n'ayant en rien arrangé la situation. 


La balance ne me connaissait pas. Je ne montais jamais dessus, elle ne me demandait rien. Honnête relation. Nous nous sommes ignorées fièrement pendant près de sept ans, jusqu'à ce que mon égo réalise que le temps était venu de prendre les choses en main. C'est bien connu, l'égo a toujours raison. La taille 48 ne me convenait guère et il ne se lassait pas de me le faire remarquer. Bien décidée à faire face à cette ennemie réprimée, je l'enfourche donc au premier janvier.
Quatre-vingt sept kilos, qu'elle me dit. Mon mètre soixante-huit ne m'aide en rien, je suis grosse. Pester contre la société et sa violence sociale n'aura fait que retarder l'échéance. Cette fois, je réalise qu'il le faut. Je n'ai aucune idée du poids qu'il me faut atteindre pour me sentir bien ; j'y vais, c'est tout._ Le tuyau ? Dégoter une manière de s'alimenter qui soit saine, sage et sensée, s'y habituer, ne pas se priver, quantifier les doses. J'avais toutes ces cartes en main, me suffisait juste de faire table rase afin de les y poser, de les comprendre et de les digérer, et, bien sûr, de convaincre mon Amoureux des Rondeurs de l'urgente nécessité de cette ambition. 

Quelques pizzas, (tout de même!) plâtrées de lentilles, carrés de chocolat, (eh oui!) tournées scooter * et nouveaux pantalons plus tard, le voilà qu'il peste lorsque ses mains se heurtent aux os de mon bassin. Je parle finalement de stabilisation, maître-mot d'une quelconque perte de poids volontaire. J'apprivoise lentement l'enveloppe charnelle qui m'enceint, que je ne reconnais plus ; je me découvre un squelette, une forme de visage. Je dors mieux, je bouge mieux, je vis mieux, je me sens mieux.**

Un an, donc, pour perdre trente-six kilos, trente-six kilos superflus, cela va sans dire, que je ne veux en aucun cas reprendre. Mes cinquante-et-un kilos me conviennent et je suis fière, très fière d'avoir su m'allier à Miss Diététique pour tenir tête à Mère Nature, qui m'aura décidément toujours faite passer pour une femme ronde, assumant ses formes et son surplus de graisse, na!



** Pour votre santé, variez, équilibrez, bougez!
** Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas.



S D M F

KLAR!

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Parlez, parlez et faîtes parler!

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UMIDDELBART




Comme la concrétisation d'un songe depuis longtemps 
rêvé, l'apogée d'un art, une utopie, un cadeau.


@AMBre & Bod' : je vous Aime.

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ØNSKE

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Notez que  ce cliché n'est, cette fois-ci, pas signé. Je ne savais tout bonnement pas où 
insérer la griffe, de peur qu'elle ne vienne briser la composition très géométrique de l'image.


D E L I K A T E S S E N
--> Voilà maintenant quelques temps que je distribue de toutes nouvelles communes. Contre toute attente, mon troisième oeil et moi nous liguons donc pour saluer les charmantes Lynde, Renescure et compagnie. Je n'aurais jamais cru possible de pouvoir macrophotographier sur mon temps de travail tout en étant payée, na! De quoi décompresser, prendre le temps de composer l'image tout en engageant la conversation avec monsieur Dupont au 136 champ de la rose.



 Sac à envie # 2


• Un auto-portrait travaillé, pour une fois!
• Une bouffée d'oxygène fugace, de la vitamine D, des vacances!
• Une excursion norvégienne, le cas échéant.
• Moins du brume le matin.
• Un gros toutou à cajoler.
• Un rétroviseur tout neuf.
• Un second moyen de locomotion.
• Une bonne chopine dans un chouette bar, tenez.
La bande à la maison, au complet!
• Un aspirateur qui fonctionne.
• Un véritable fou-rire.
• De la neige, paradoxalement.
• Des bisous sur vos joues.


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HURRAH!






JA, må hon leva!
JA, må hon leva!
JA, må hon leva uti hundrade år!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva uti hundrade år!


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PUST!


 F A R V E L , S O M M E R ! 

(Kanskje skal vi møtes igjen neste år?!)

--> Chassons l'été à coup de souffle, sans l'ombre d'un remord! Accueillons l'automne et ses rafales! Saluons les nuages, ployons devant la bruine! Revêtons nos trenchs et impers, ces amis du ciel gris, en oubliant qu'il y a un an, jour pour jour, la chaleur était étouffante et que les contractions avaient commencé il y a déjà plus de douze heures. Préparons-nous plutôt à fêter dignement la toute première année de notre toute petite Nina. 



Ça y est, c'est officiel. J'ai reçu hier les numéros Système d'Identification au Répertoire des ENtreprises et Système d'Identification au Répertoire des ETablissements me référençant au RépertoiredesMétiersEtBlablabla. Ça y est, c'est officiel. La chatouilleuse du déclencheur passionnée et hypraperfectionniste que je suis peut enfin se clamer photographe!
La demande de référencement Google est envoyée ; très bientôt, donc, le lien pointant vers mon espace virtuel professionnel.

En attendant, du café fumant, les derniers rayons du soleil et surtout, de la joie!

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DAGEN JEG DØDE PT. VII

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Le jour où je suis morte #7



É P I L O G U E

L'être humain possède une extraordinaire faculté : il est capable de mémoriser, de se souvenir. Mais il ne se souvient pas seulement de la photographie ayant fait la une du journal de la veille ou de la chanson entendue à la radio quelques heures plus tôt, non. Notre organisme, dans son inimitable perfection, sait également mémoriser une odeur, un goût.
La lampée de nectar d'abricot sereinement sirotée sur la terrasse d'un de ces hôtels de la côte d'Opale suffit à me faire bondir dix-huit mois en arrière. Tétanisée, je me tourne vers mon Nikro qui me répond par un regard compréhensif, compréhension avec laquelle il a appris à vivre et qu'il avait sans nul doute anticipée. Perdue dans la sylve sauvage de ses yeux, je réfléchis.
Je suis tout bonnement incapable de comprendre ce que mes proches ont subi en contemplant quotidiennement mon corps inerte, vidé de tout esprit. C'est tout comme s'ils se recueillaient face à ma dépouille impudiquement exhibée sous leurs yeux. Durant ces quinze jours léthargiques, ma chair et mes os ont entraîné le contenu de mon crâne, sans scrupule aucun, dans une valse furieuse à destination de l'enfer. Le violent atterrissage, celui qui m'a précisément fait toucher le fond, suffit à me réveiller le 29 novembre. Je croise alors mes proches, tous prêts à remonter. Quand le cauchemar a commencé pour moi, ils s'éveillaient du leur. Ce décalage tenace et persistant n'était d'ailleurs pas des plus faciles à vivre.
« Il faut que tu sois forte, encore ! » me répétait ma mère.
Toujours installés sur cette même terrasse, mon Nikro et moi discutons de l'horrible expérience que nous avons tous traversée, d'un côté du miroir certes opposé. Son chaleureux sourire m'invite à me lever, et lui de régler l'addition. Bras dessus bras dessous, nous arpentons ce bord de mer, celui qui m'a vue renaître, les vagues léchant nos pieds terrés dans le sable humide.
Ce n'est donc qu'après dix-huit mois de silence, dix-huit longs mois de refoulement cuisant que la question se pose. Un viscéral besoin d'exorcisation s'est emparé de ma personne. Il était grand temps pour moi d'entamer cette thérapie salvatrice. En jetant l'encre sur le papier, je crève l'abcès. Enfin, je brise l'épaisse couche de glace qui m’emprisonnait jusqu'alors dans les eaux glacées de ces sinistres et odieux souvenirs.  Avec le recul, je suis fière de clamer haut et fort que cet abominable incident m'a beaucoup enseigné. J'ai appris l'optimisme, le relativisme. J'ai appris la patience, la retenue, le véritable sens de mots tels que chagrin et misère pour ensuite comprendre les sens, l'essence de mots tels que chance et bonheur. J'ai laissé le goût de l'inutile me quitter pour finalement apprendre à vivre, à ne me soucier que du vital, de l'essentiel. J'ai appris la complexité de l'élément démesuré de sens qu'est le temps. J'ai appris que l'on ne pouvait ni le saisir ni le suspendre, mais que l'on peut l'apprivoiser, le dompter, l'entendre passer... et l'écouter.
Je laisse alors la brise caresser nos visages et me conduire à cette authentique conclusion.
Dix-huit mois plus tard, la vie me rend bien mes sourires. Jeune maman diplômée, mon cœur s'est vu pousser des ailes. Je suis une battante, je suis tenace. J'ai gagné, j'en suis consciente. J'ai amadoué la joie, je respire le bonheur. Entièrement reconstruite, la créature épanouie que je suis devenue ne demande qu'à vivre ; toujours plus beau, toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus vrai. 

 Je suis le phénix qui renaît de ses larmes.
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TATT AV TIDEN

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Saut du bouchon
Crément d'Alsace - 2012
GRAND KRUTH
version 1 . 2

--> En capturant ce délicieux fragment de secondes à Kruth au mois de mai dernier, j'avais bien entendu trouvé judicieux de faire quelques essais en exploitant différents réglages à chaque prise de vue, puisque personnellement radicalement opposée au principe de la postproduction. Au premier abord, j'avoue avoir préféré l'atmosphère féerique que véhicule ce cliché. Mon Nikro m'a fortement influencée, lui préférant les teintes glaciales de la variante bleutée. Je juge donc bon, aujourd'hui, de publier cette chaleureuse version du fameux saut du bouchon.


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Les traits de mon avenir se dessinent nettement tandis que je sillonne les rues de Lambersart. 

___ "Dis Papy, qu'est-ce qu'elle fait, la Poste?"

La Poste, c'est moi. Et la Poste n'a l'air de rien devant son coffre relais, trempée par la pluie. L'eau ruisselant sur ses cheveux, elle prend sa pause clope, amplement méritée après avoir chargé la petite trentaine de kilos de courrier supplémentaires sur son vélo. Il est dix heures trente.
Sa besace est toute pleine de courrier en attente de réexpédition, de publicités à renvoyer à l'expéditeur et d'autres aberrations postales. Ses épaules sont à l'agonie, puisque tractant également une moyenne de vingt-et-un recommandés quotidiens, plus ou moins volumineux.
Quatre semaines qu'elle distribue la tournée 105, cinquième collectivité de boîtes aux lettres desservie par ses modestes mains, mains dont la quasi totalité des doigts souffrent le martyr à force de se faire happer par les minuscules boîtes aux lettres bien trop voraces de la rues des Aubépines. Elle est finalement venue à bout de cette tournée, complexe voire interminable en suivant le casier, incroyablement agréable depuis que son paquet de neurones en a décidé autrement. Après s'être pavanée deux jours dans les rues de la ville alors que le clocher sonnait trois heures trente, la voilà rentrée au bureau à onze heures sous les yeux ébahis des plus rapides de ses collègues.
Heureusement, elle est déjà passée au commissariat.
___ " - Dis donc, Marcel, vise un peu ce que la pluie nous amène ! Tu as vu la factrice ?!
___ - Superbe ! Après la pluie vient le beau temps, hein ? "
Et cette dernière phrase d'entraîner avec elle tout le bâtiment. Les joues framboises, la Poste s'est empressée de remonter sur son vélo en pédalant à toute vitesse en direction de la mairie.

___ Dix heures trente, donc. La clope au bec, elle regarde les passants et s'imagine le courrier qu'ils reçoivent, la presse urgente leur étant destinée. La boîte aux lettres de cette petite dame est-elle normalisée? Ce monsieur fait-il pester le facteur en se faisant adresser une multitude de plis à la taille démesurée par rapport à la microscopique fente en ferraille de sa porte d'entrée? Déformation professionnelle, sans doute.
Bon, le verre est à moitié plein. Ne lui reste que deux batteries de bâtiments dans lesquelles le courrier se trouve être miraculeusement bien adressé, deux petites rues ainsi que la grande.
La coiffeuse se plaint du titulaire, madame Dupont reçoit sans aucun doute beaucoup trop de niaiseries et la caissière de l'épicerie du coin ne veut pas lui prendre son recommandé. A la maison de retraite, la Poste est obligée de dévaler les cinq escaliers du bâtiment pour délivrer le chéquier de Mamie Grégoire. Pierrot lui paie un café, la voilà requinquée. La tournée s'achève au numéro 303, maisonnette toute biscornue abritant la grand-mère à moustache. Cette dernière guette l'arrivée de la bicyclette jaune et bleue chaque matin. Elle a besoin de parler, un peu. Onze heures, la Poste se voit donc contrainte d'enlever son costume de facteur pour revêtir celui de l'assistante sociale. La grand-mère à moustache ne s'imagine pas tout ce que cache le courrier. Elle ne soupçonne même pas toutes les éreintantes manipulations entraînées par la malheureuse carte postale qu'elle vient tout juste de recevoir de Vancouver. Dix minutes de recherche dans le piètre cahier de tournée, eh! S'est-elle seulement demandée ce qu'exigeait la confirmation de pré-inscription à l'université Lille 3 Charles de Gaulle de son petit fils? Et sa carte de fidélité Carrefour? Pas une seule fois. Elle a beaucoup voyagé. La Poste visite par procuration les Indes, certains pays de l'Amérique du Sud ainsi que l'Australie. Ça lui réchauffe le coeur, ses os sont glacés.
Elle est bien aimable, Paulette! Juste qu'il est temps pour la Poste de remonter sur son vélo, d'aller rendre ses comptes et de recharger ses batteries pour repartir du bon pied demain matin.




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JUODEN KAHVI

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- Je carbure à la caféine, si si!
- Je renoue avec la sublimissime langue finnoise depuis quelques temps.
- J'ai rendez-vous pour la création du site web à mon image début septembre.
- Je ne manquerai pas de vous en transmettre le lien.
- L'Alcatraz Fest a redonné un sacré coup de fouet à l'admiratrice enthousiaste de TESTAMENT que je suis.
- C'est d'ailleurs le vingtième concert auquel j'assiste en déplorant douloureusement l'absence de mon fidèle immortaliseur.
- Puisque nous récidiverons au mois de novembre... (Nile, Down, Immolation?)
- ... J'embarquerai cette fois-ci mon second boîtier, ce sans l'ombre d'une hésitation.
- Si quelqu'un connaît les secrets de la retouche vestimentaire, qu'il me contacte sans plus tarder !
- Mon studio photo prend forme ; et quelle forme!
- Je reprendrai la route du boulot jeudi. A moi les joies de la tournée en vélo!
- Petite Nina ne semble toujours pas décidée à nous montrer ses quenottes.
- La chaleur nous tuera.


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HVILKEN?

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W H I C H . O N E ? !
--> Mon Nikro & ma Nina, protagonistes de mon existence, sur les chemins escarpés de la vie, se demandant bien quel est le bon sentier à emprunter pour éviter l'orage menaçant qui se profile à l'horizon du ballon de Guebwiller, point culminant de notre très chère Alsace. 



Il m'a semblé bon de retenir la date du lundi 24 septembre (joyeux anniversaire, Koubi chérie!) pour me jeter dans la gueule béante de mon pourtant très bon ami le loup. 

Mes contrats sont prolongés et je risque de devoir passer du coq à l'âne sans que l'on me laisse réellement le temps de faire le plein d'oxygène. Je ne m'en tiens pas rigueur et je suis prête à toute une montagne de monstrueux sacrifices afin de nourrir les entrailles de la bête. Bientôt donc, un site internet professionnel peut-être achalandé d'une boutique en ligne, un studio officiel et référencé, tout un tas d'énormes responsabilités financières venant s'abattre sur mes minuscules épaules, d'autres obligations cette fois plus humaines auxquelles je risque d'attacher encore davantage d'importance. Cette date marque sans aucun doute chez moi le début d'une nouvelle aventure. 


Et puis, honnêtement... 
L'aventure existerait-elle sans le doute et l'incertitude? 

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TIL FØR !


--> Cliché surrané me rappelant au doux souvenir des vieilles rues de Colmar, que j'avoue avoir adorées. Cette image illustre également mon premier filé, technique qui reste, chez moi, à parfaire.




DEUX semaines éreintantes de boulot dans les pattes, trente-cinq violents degrés difficilement supportables sur la peau, du vent dans les cheveux, une entreprise à créer, une demi-tonne de démarches à envisager pour ensuite entreprendre, une petite fleur à faire pousser, un PACS à conclure, un appartement à vendre, une maison à acheter, quinze jours de repos, un billet concis, une bonne dizaine de tendres baisers furtivement déposés sur vos joues roses.
 



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DAGEN JEG DØDE PT. VI

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Saut du bouchon
Crément d'Alsace - 2012
GRAND KRUTH


--> Basse référence humoristique au fameux saut du Bouchot de Gerbamont dans les Vosges, ainsi qu'à la petite bourgade dans laquelle a été capturé ce cliché : Kruth. Je ne vous cacherai pas que je publie aujourd'hui l'image de mon portfolio dont je suis sans aucun doute la plus fière, ce depuis le début de mes aventures photographiques, pour y avoir sué de nombreuses gouttes d'anticipation, de patience, de ténacité et de persévérance. Je n'ai d'ailleurs pas manqué de la faire développer dans un format osé afin que ses teintes glaciales décorent notre salon et j'avoue ne pas être mécontente du résultat.


Le jour où je suis morte # 6

11/03/2011 

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______ COMME tous les lundis, je salue poliment la neuropsychologue avant de refermer derrière moi la porte de sa salle. Comme tous les lundis, je redescends du petit nuage de ma fin de semaine en remontant précipitamment les escaliers après une nouvelle journée de rééducation pluridisciplinaire intensive. Comme tous les jours, je suis harassée, lasse. En haut, une surprise m'attend, tout de blanc vêtue. Hélène et sa blouse, bouleversée, émue, visiblement remuée. Elle lui en a parlé. Le neurologue en chef de l'établissement est donc au courant de ma ferme intention d'escapade. D'accord ; et?
« C'est bon ! » larmoie-t-elle.
Mon décodeur de bonnes nouvelles est en panne depuis quelques temps. Familiarisée à la détresse, ce propos, au premier abord, me paraît détraqué. C'est impossible, j'ai mal compris. Je rêve, c'est ça. J'attends d'ailleurs la sonnerie stridente du réveil qui ne va pas tarder à retentir, m'extirpant à temps de ce songe au réalisme déroutant. Mes pensées se font lourdes et me font perdre toute cohérence. Je reste plantée là, abasourdie, comme étourdie par ce fragment de phrase. Non, je n'y crois pas. L'éternel être dubitatif et sceptique que je suis lui demande de bien vouloir développer. 
« Vendredi, 17h30! » me lance-t-elle cette fois, amusée. 
Je n'assimile pas immédiatement la fabuleuse information que je viens d'entendre. Secouée, je me dirige vers le réfectoire. Au détour d'un couloir, je croise l'affable neurologue en question. 
 «  - Bonjour Lise, tu es au courant pour vendredi ?  
Je ne peux que balbutier une amorce de phrase inintelligible et confuse, dénuée de tout sens profond, suivie d'un : - Merci, docteur ! 
- Tu n'as pas à me remercier . Tous les objectifs sont atteints ! » 
C'est bien connu, je manque toujours de répartie précisément quand il en faut. Ce n'est qu'après-coup que, déçue, je mesure la multitude de mots qu'il m'aurait été possible d'assembler pour former la phrase tranchante et lourde de sens. Un trop-plein d'émotion, chez moi, amenuise le langage. Bouche-bée, je parais idiote aux yeux de mon interlocuteur. 
Je finis mon repas, distraite. Je n'y croyais plus. C'est un sentiment nouveau qui me soulève le cœur. Nous y voilà. C'est officiel, je décampe ! De retour dans ma chambre quelques minutes plus tard, je commence pour la première fois depuis ce lundi 6 décembre un décompte rationnel et concret, presque tangible ; enfin. Quatre jours. 

______ J'AI longtemps cherché le mot fort, le mot juste pour décrire la sensation qui s'est alors invitée chez moi, en vain. Chaque combinaison de lettres me paraît maladivement insipide et ne signifie rien. Impatience, euphorie? Non. Ce sont des mots vides, des expressions sans fondement. Avidité, ardeur? Définitivement, rien n'est fidèle au fluide qui coule désormais dans mes veines. Il me faudrait inventer l'expression en assemblant les phonèmes adéquats. A ce moment précis, ma vie prend tout son sens ; je sens le délicieux poids de cette toute nouvelle signification caresser mes épaules. Enfin, la prison qui m'a tenue captive trois interminables mois durant se décide à desserrer ses griffes acérées pour me laisser libre. Je souris niaisement, je me sens revivre. Enfin, je respire. 


*__*
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______ JE suis sans doute trop préoccupée pour voir les quatre jours suivants passer. Mon esprit se réveille vendredi matin, littéralement en fête. Après le déjeuner, je cours vers la piscine afin de profiter dignement de ces deux dernières heures de natation. Pour la première fois, je suis détendue. Légère, je me laisse emporter par le clapotis régulier des vaguelettes et ris de bon cœur aux blagues pourtant vaseuses que me narre l'aimable moniteur. Ressourcée, je commence ma valise. Par chance, ma vie matérielle se tient en quelques simples cartons. Quelques vêtements, une vieille paire de chaussures, un jeu de carte sans doute incomplet, une dizaine de bouquins abîmés à force de relectures, des souvenirs griffonnés çà et là. En une demi-heure à peine, j'ai rangé et emballé la totalité de mes effets personnels. Bientôt, maman se montre. Allègrement, je lui souhaite un joyeux anniversaire et dépose deux baisers sur ses joues. Je salue ma sœur et saute au cou de mon Nikro, tous deux venus vivre avec moi ce moment fantastique. Une dizaine d'accolades plus tard, nous chargeons le tout dans la voiture. Je ne manque pas, bien sûr, de faire mes adieux aux patients, aux aides-soignants ainsi qu'aux infirmiers. Pour la dernière fois, je contemple cette pièce, la pièce qui fut ma chambre. La pièce dont les murs, ces confidents de briques, furent témoins de quelques centaines de crises de larmes. Sans l'ombre d'un remord, je ferme la porte. Consciencieusement, j'arrache la page de ce ténébreux chapitre de mon existence à mesure que la lame du loquet s'abaisse. Mon esprit entame alors une ascension progressive. Le voilà qui passe par tous les stades. Palpitations, éclats de rire, sueurs froides, incontrôlables sanglots. De la joie, pourtant. Rien que de la joie. Elle me compresse les sens, rien ne va plus ; je suis vulnérable ; j'implose. 

______  MAMAN démarre le moteur. Ça y est, je pars. Ou j'arrive ; c'est selon. Je ne sais plus quelle mention rayer. Confortablement installée sur la banquette arrière, je jette un dernier regard appuyé au centre Hélio-Marin de Berck tandis que, lentement, la voiture s'en éloigne. Transformée, littéralement renversée par cette abominable épreuve, je fais le vide. Je salue la toute nouvelle personne que je suis en fermant les yeux. Je me projette instinctivement dans une salle déserte, terriblement obscure. Devant moi, une chaise, un magnétoscope, un écran. Comme une cassette dont la bande magnétique serait depuis trop longtemps en pause. Je m'assois et me laisse bercer par la vive allure que la voiture prend ensuite, grandie. Intriguée, je décortique et je comprends. Cette cassette renferme la bande de ma vie, terriblement alourdie par cette exécrable expérience. Décidée, j'appuie sur le bouton lecture ; je pense qu'il est grand temps. A mesure que mes paupières s'entrouvrent, les grésillements parasites de l'écran se dissipent pour laisser place à un tourbillon de couleurs éblouissant. Je suis à l'aube de ce qui semble être une falaise, la vertigineuse falaise de ma propre existence. Enivrée, je contemple la liberté, l'indépendance, l'identité. Retour à la case départ : je regagne ce quelque part, cet endroit singulier, précisément hors de l'espace et du temps dans lequel je me réfugiais inconsciemment après m'être réveillée. Après avoir vécu ces quelques longs mois en noir et blanc, j'embrasse le souffle agressif de teintes provocantes venant me saluer avec la plus grande véracité. 

Enfin


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