Ils me sont fidèles :

FEMTE DAGEN

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--> Je ne peux m'empêcher de constater à quel point la qualité des clichés publiés depuis l'acquisition de mon K-7 se révèle gâchée, bousillée, anéantie par Blogger. Cela est, je pense, dû au trop grand nombre de pixels constituant la photographie. Je ne sais donc pas comment y remédier. Je compte changer de présentation, afin de pouvoir jouir d'un espace plus grand pour mes publications ; peut-être cela arrangera-t-il une partie du problème.


C I N Q U I È M E _J O U R N É E


Levés relativement tard, après avoir passé le début de la nuit assis sur un banc, mon Nikro et moi, à se laisser emporter par la brise fraîche ainsi que par les constellations visibles durant une bonne heure. Petit-déjeuner typiquement anglais, à base d'œufs sur le plat et de bacon. Aujourd'hui, direction l'île de Skye, sa distillerie ainsi que sa très réputée chaîne de montagnes en forme de fer à cheval, les Cuillins.
Nous ne passons pas à table avant 13h00,  puis conduisons en direction de Portree ainsi que des red and black Cuillins.

15h35 - En direct de l'île de Skye, où nous sommes allés visiter la distillerie de Talisker et avons fait quelques petites emplettes dans le shop associé. Je me suis procurée une petite fiole de cinq centilitres, en tant que fada de whisky, que je me suis promise d'ouvrir une fois grossesse et allaitement achevés. Les Cuillins, quant à elles, sont resplendissantes, à l'image des Hébrides intérieures, d'ailleurs. Le temps se couvre légèrement, et le vent se fait plus violent.

17h10 - Alors que notre escapade touche à sa fin, nous reprenons la route, très mal entretenue, cela dit en passant. Notre périple est ponctué de rires et d'exclamations émerveillées. Délicieux.

20h15 - Dîner englouti relativement rapidement. Je pense avoir négligé de parler de l'étonnante omniprésence du gaélique écossais, dans les contrées du nord-ouest des Highlands ainsi que sur l'île de Skye, où la signalisation dans cette langue, ma foi charmante, prévaut. Dépaysant.
Nous concluons la journée sur une note d'humour, devant L'aile ou la cuisse.  

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FJERDE DAGEN

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Q U A T R I È M E_ J O U R N É E


Le ciel est étonnamment bleu, lorsque je me lève. Je compte bien, comme prévu, me faire une ballade into the wild et espère découvrir un loch lisse, sur les eaux duquel se reflètent les hauts sommets des montagnes highlandaises.

10h00 - Nous revenons, finalement, d'une ballade d'une heure trente en amoureux. Nous avons, entre autre, croisé la route d'une wild goat , bêtes très courantes en Écosse, morte, ainsi que de plusieurs autres, quant à elles, bien vivantes, d'une free church barricadée et d'un élevage de lamas.
Cet après-midi, direction Fort William. Nous allons saluer le plus haut sommet de Grande-Bretagne, du haut de notre mètre soixante-dix, en moyenne : le Ben Nevis, culminant à 1344 mètres.

13h15 - Sur la route, nous choisissons finalement de changer de programme, pour aller, tout d'abord, flâner sur la route des îles (road to the isles), route de 75km menant, comme son nom l'indique, à l'un des ports de ferry pour l'île de Skye et autres îles des Hébrides intérieures. A suivre.

Verdict : the road to the isles est réellement somptueuse, et cette beauté atteint son paroxysme à Mallaig, où ce sont des plages de silver sand qui nous attendent. Il est, il faut l'avouer, totalement atypique, inattendu et imprévu de pouvoir découvrir une plage de sable blanc très fin au nord ouest des Highlands d'Écosse, ce qui rend le tableau davantage plus saisissant et spectaculaire.

Sur la route du retour, deux arrêts plus ou moins enrichissants : l'un, afin de saluer le viaduc emprunté par le Poudlard Express lors du tournage de la saga Harry Potter, et l'autre, mille fois plus intéressant selon moi, afin d'honorer la mémoire d'une petite église typique, ayant pris refuge dans une jolie petite forêt.

19h00 - Rentrés au cottage pour l'heure du dîner, après un arrêt à Fort William, dans l'un des désormais très convoités food shops, très rares. Le Ben Nevis a belle allure sous le soleil, et nous faisons un arrêt éclair sur le bord d'une route afin de le saisir.
Sur la route, mon ventre me tiraille. Je suis donc très contente de rentrer, je l'avoue, et nous attendons 20h00 pour nous attabler autour d'une plâtrée de bacon grillé accompagné d'œufs sur le plat. Nous terminons la soirée joyeusement, après une bonne tasse de thé, devant le Dîner de Cons, classique adulé de toute la famille.
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TREDJE DAGEN

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T R O I S I È M E_ J O U R N É E


Debout 8h30 ce matin. A peine levée et voilà que je me surprends à jalouser indolemment mon père, lui, s'étant levé deux heures plus tôt, pour avoir pu photographier le loch Duich, bordant notre cottage, sans le moindre brin de bise. Reflets parfaits, donc, non immortalisés par mes soins, à mon grand regret. Je décide donc, demain matin, de me lever aux aurores et d'aller jeter un œil aux eaux du loch, en espérant qu'elles se révèlent calmes, paisibles et imperturbables.


10h05 - Nous prenons la route pour l'Eilean Donan Castle, château mondialement connu pour avoir figuré à plusieurs reprises dans le film Highlander. Nous y rencontrons un enfant sachant jouer de la cornemuse avec grande habilité, qualité et maîtrise. Nous nous asseyons donc une bonne vingtaine de minutes à même le sol, afin de profiter des mélodies folkloriques que ce grand môme nous propose. Imposing & impressing.



11h30 - L'île de Skye nous accueille sous un soleil de plomb, après avoir traversé Kyle of Lochalsh, village, avouons-le, très peu intéressant. Le relief se fait plus doux, les vallées sont légèrement plus boisées, le ciel, lui, est un peu plus bleu. Nous découvrons donc, à la va-vite, la plus grande île des Hébrides intérieures, by car. Nous jugeons, quelques dizaines de minutes plus tard, qu'aller jusque Portree ne serait en rien raisonnable à l'heure du déjeuner, et décidons donc de reprendre la route du cottage, afin de se restaurer un tant soit peu. Nous choisissons plutôt d'aller rendre visite à Nessie, et d'aller s'adonner à la randonnée près des rives de son loch.


15h00 - Nous voilà sur les berges du loch Ness. Ne trouvant aucun sentier pour marcher, nous faisons demi-tour, puis nous remettons en route pour l'Urquhart Castle... à droite. Heureusement, la route est déserte. Comme dirait l'autre, chassez le naturel, il revient au galop!

17h30 - Le fameux loch Ness, donc, est on ne peut plus décevant, il faut l'admettre. L'entrée pour le château d'Urquhart est, quant à elle, exagérément onéreuse, (9£ par personne, 5£ pour les enfants en dessous de cinq ans) et le dit château est barricadé, de sorte que l'on ne puisse ni l'atteindre ni ne serait-ce que l'admirer. Tout y est inaccessible. Sans omettre le fait que la vue est tout bonnement sabotée par une plantation intentionnelle d'énormes arbres et arbustes, rendant la photographie radicalement impossible sans avoir à effectuer une multitude de contorsions entre grillages, plantes et panneaux.  Nous noyons donc notre amertume dans une promenade sur les rives d'un torrent déchaîné, à quelques kilomètres de l'asile du monstre. Bien plus envoûtant.

19h30 - Revenus, le ventre extrêmement creux, de notre escapade nessienne, après avoir été faire une petite halte dans un licensed store, typique. La nourriture n'a pourtant, vous vous en doutez, rien à voir avec la restauration française, et je me surprends à la regretter profondément.  Au menu : eau plate, bière, le tout agrémenté de pâtes à la bolognaise

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ANDRE DAGEN

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D E U X I È M E_ J O U R N É E


8h20 - Nous voilà réveillés depuis plus de trente minutes maintenant. Nous décidons de nous lever, et nous heurtons à un ciel grisonnant de nuages, ce qui n'est pas sans nous déplaire. Les montagnes se cachent dans un épais tapis de brume ; il a crachiné, ça oui. Deux minutes montre en main. C'est, encore une fois, autour d'une tasse de café que nous discutons du programme à venir, tandis que la bruine s'accapare de la vallée.

10h50 - En route pour Plockton donc, village maritime, sous une pluie relativement désagréable, propre à la contrée, me semble-t-il. La route empruntée nous fait traverser maintes forêts, dont le sol est systématiquement jonché de roches pleines de lichen. Le résultat est enchanteur, digne d'un véritable conte de fée. Jaloux, nous nous surprenons à envier les habitants de cette région.

12h05 - Plockton est effectivement un adorable village. De jolis cottages colorés bordent la rive maritime, les parterres sont fleuris, la mer, elle, peu agitée, malgré, soyons francs, le très mauvais temps. Ce dernier ne me permettra malheureusement pas d'immortaliser ces étroites rues, ni d'être opérationnelle d'un point de vue photographique pour le reste de la matinée d'ailleurs. 
Nous nous arrêtons dans la supérette de la rue principale, ne comportant que deux rayons. Les prix nous font pâlir. Ce n'est que quelques heures plus tard que nous pouvons goûter au plaisir du lait donné par les fameuses vaches Highlands : délicieusement épais et plutôt fort. Aux amateurs de lait de chèvre, laissez vous tenter!

17h15 - Les écossais sont vraiment des plus accueillants et chaleureux. Les gens nous saluent sans raison apparente, nous sourient gratuitement et se montrent des plus enjoués et joyeux.
Péripétie de la journée : alors que l'on se promenait du côté de l'île de Skye, la tourbe m'a gracieusement attirée vers le bas. J'hérite d'un très vilain bleu sur l'arcade

21h00 - Nous avons décidé d'éviter la visite de l'Eilean Donan Castle pour la remettre à demain, et avons préféré , alors que le temps se dégageait, marcher dans les Highlands. Décors charmants et effectivement dignes de beaucoup de grands films. Nous avons établi un programme au jour le jour des choses que nous visiterons. Le menu est alléchant.


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FØRSTE DAGEN




 
 
DRIZZLE


--> Gouttes d'eau typiquement écossaises, capturées  à l'aide de l'objectif macro lors de notre arrivée, devant le cottage, puisque c'est une  franche chute de bruine qui a décidé de nous accueillir. J'ai choisi, pour celle-ci, le format carré (disponible en visée directe sur mon nouveau boîtier), étant plus harmonieux et se prêtant plus à la situation. Je compte publier les photos à raison d'une part jour, choisissant à chaque fois le cliché le plus à même de représenter et d'illustrer la journée dépeinte.







P R E M I È R E _ J O U R N É E 

 
Levés trois heures, afin d'entamer le trajet sous les étoiles, ce qui nous permet d'arriver à Calais, sur le quai d'embarquement du shuttle, pour cinq heures tapantes. Première péripétie d'une longue série : le douanier, anglophone et très peu cordial, ne croit pas en la fiabilité de la carte d'identité de mon Nikro, ses cheveux ayant poussé d'une bonne trentaine de centimètres depuis. Après avoir répondu à ses questions, nous retenant de rire, nous pouvons finalement embarquer à bord de la navette, soulagés.

C'est une aurore anglaise des plus agréables qui nous accueille à bras ouverts, et c'est donc sous le soleil que nous attaquons la très longue route censée nous amener dans les Highlands d'Écosse. Le paysage a belle allure, vêtu de sa légère robe vaporeuse. Les diverses autoroutes que nous empruntons sont boisées et très vertes, et, contre toute attente, le terrain nous apparait vallonné. C'est une toute nouvelle Angleterre que je découvre personnellement, bien différente de celle que je connaissais.

La conduite à gauche est surprenante, notamment pour doubler ainsi que pour s'engager sur les voies rapides ou ne serait-ce que dans un rond-point. Les conducteurs nous faisant face nous paraissent être toujours du mauvais côté de la route, et c'en est, avouons-le, très déstabilisant. Ce n'est que l'affaire de quelques jours, parait-il.
Au premier péage que nous rencontrons, le guichetier n'accepte pas les cartes bleues. Deuxième péripétie : nous n'avons absolument pas prévu de livres. Nous nous voyons donc obligés de payer en euros une somme s'élevant, normalement, à 1£50 au double de son prix, le très affable gardien ne nous rendant pas la monnaie sur le billet de cinq euros que nous lui tendons.

8h00 A.M. heure anglaise - Nous quittons progressivement les paysages doucettement vallonnés pour atterrir dans une région de l'Angleterre très semblable, malheureusement, au Nord de la France. Agriculture et champs de blé sont désormais les maîtres-mots de l'étendue environnante. Nous croisons même une centrale nucléaire, dotée de huit turbines.
Mon Nikro prend le volant, et se sent, lui, bel et bien plus à l'aise. Vers neuf heures, le ciel se décharge de son désormais bien épais voile. Aucun nuage à l'horizon. Nous fonçons plein Nord, comme à notre habitude. Nous tombons dans les bouchons à dix heures, près de Leeds, qui s'avèrent en fait inoffensifs puisque nous pouvons retrouver une allure normale une petite heure plus tard. Nous apprenons qu'ils étaient en réalité dus à un très petit accident. Les champs de colza illuminent notre périple.

12h20 - Reprise de la route après une pause déjeuner fort revigorante. Le paysage environnant ne change pas, ce qui en deviendrait presque monotone, il faut l'admettre. Colza, collines et Jaguar.
Quelques vingt minutes plus tard, nous nous trouvons tout au nord de la contrée anglaise. Le paysage se fait plus désert et sauvage, et la vallée, elle, plus tourmentée, jonchée de très petits murets faits de vieilles pierres. Les moutons sont plus laineux, et la végétation se change en tourbe. Le résultat est vraiment charmant.
Par contre, le soleil a lâchement décidé de nous abandonner. Dans la vallée serpente un torrent sur son lit de galets. Nous croisons une voiture de police flashant au radar mobile... indiquée par de gros panneaux. De nombreuses abbayes en ruines viennent nous saluer ; la beauté du paysage va croissante.

15h30 - Scotland, here we are!
Passage à proximité de Glasgow, que l'on visite en diagonale, faute de temps. Nous prenons conscience de la distance nous séparant encore du cottage, et décidons, de ce fait, de remplacer la visite de la plus grande ville écossaise par celle de l'île de Skye, plus grande île des Hébrides intérieures (na h-Innse Gall, en gaélique écossais), nettement plus près et, bien sûr, plus naturelle.
L'Écosse semble resplendissante, que ce soit sous le soleil ou sous la pluie. Nous croisons, déjà, de nombreux lochs ; les pentes des montagnes se font plus escarpées. Le loch Lommond nous salue de ses attrayantes couleurs et de son eau cristalline.
Plus tard, nous découvrons la vallée du Glen Coe, qui est hallucinante de grandeur. Nous arrivons à vingt heures, après être passés par la case panique, ainsi que par le dit endroit où aller chercher les clés.  Nous prenons le temps de nous installer, au plus grand bonheur de chacun. Veillée en famille autour d'une bonne tasse de café pour certains, ou de thé, pour d'autres.


Les vacances peuvent enfin commencer.

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