Ils me sont fidèles :

WOODLANDS, HERE WE COME!

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Nous nous envolons pour l'Écosse cette nuit. 


Ne nous reste qu'à boucler ménage et, bien sûr, valises, et nous serons fin prêts pour le grand départ.  Sans ironie aucune, merci à toute la misère ayant jugé utile de me tomber dessus ces derniers mois, puisqu'elle me fera réaliser encore davantage à quel point il est bon de s'en être sortie sans encombre, de rouler sa bosse aux quatre coins du monde, de se sentir dépaysée et en famille, avec ça. Le contraste risque d'être relativement brutal, voire violent, ça oui. Je serai de retour en fin de semaine prochaine, et espère pouvoir régaler vos mirettes avec une toute nouvelle panoplie de clichés made in the scottish highlands ainsi que, j'y compte bien, de très nombreuses anecdotes.


Je pense bien fort à vous.

LEKKASJE


Sac à envies


  1. Malmener le voisin à grand renfort de brutal death metal hurlant.
  2. Manger suédois.
  3. Profiter de ces vacances écossaises dignement.
  4. Maîtriser parfaitement le nouveau trésor dont je suis devenue propriétaire.
  5. Accueillir Bébé.
  6. Reprendre en main ma basse.
  7. Boucler les valises
  8. Partir l'appartement propre et rangé.
  9. Me racheter une voiture peu chère et, surtout, fiable.
  10. Faire le plein de disques. 
  11. Réserver ce chalet dans les Vosges, afin d'aller s'y évader quelques jours au mois de juin.
  12. Refouler mon bien-aimé sol norvégien.
  13. Relire L'angoisse du roi Salomon
  14. Recevoir les albums photo commandés il y a peu afin d'y ranger nos souvenirs de vacances.
  15. Assurer le 2 mai, lors de cet examen de mythologie et littérature.
  16. Aller traîner mes guiboles à la Chimère. 
  17. Voir B.L.S. en concert, dans l'absolu.
  18. Avoir un fou-rire.
  19. Le câliner.
  20. Finaliser les travaux dans l'appartement.
  21. Ramener une bonne demi-tonne de jolis clichés écossais.
  22. Acheter des fringues maternité.
  23. Soigner ce vilain rhume. 
  24. Retrouver ma voix, chanter.
  25. Recevoir mon adaptateur de filtre 77mm avant le départ.
  26. Écouter l'album Icaros.
  27. Oublier le CHR de Lille et le centre de rééducation de Berck. Pour de bon.
  28. Terminer Le mythe de Cthulu, par Maître Lovecraft.
  29. Décrocher ma licence.
  30. Boire un grand verre de nectar d'abricots
  31. Me procurer un t-shirt Pantera et un t-shirt Megadeth, tenez.
  32.  

    Liste non-exhaustive.
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      RIDDLE #3

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      ELEFANTHUD 




      Troisième et dernière devinette avant mon départ pour l'Écosse, ce samedi, très tôt dans la matinée. Je tenterai, par la suite, de confectionner ce genre de billets à raison d'un par mois, et m'efforcerai de mettre la barre légèrement plus haut. Je ne peux malheureusement pas vous dire ce cliché a été capturé, ni comment, ni pourquoi, de peur de vous mettre sur la piste. Je pense néanmoins que la difficulté est relativement étriquée, et que cet exercice se révèlera être plutôt aisé. Anyway, n'hésitez pas à zoomer, chose pouvant, encore une fois, vous être utile


      A vos claviers!


      " Dans la rue silencieuse, le froid mordant me réveilla. Alors je ressentis une absurde lassitude, et le désir de m'enfuir, de me replonger dans ma solitude, douloureuse et confortable comme une maladie qui ne fait pas mourir. Rien que la pensée de nouer entre cette femme et moi un lien quelconque me coupait le souffle à présent. Comment ai-je pu céder à une semblable tentation? C'était sûrement la faute de l'alcool. Mon estomac se contractait de plus en plus à l'idée de me retrouver près de cette inconnue qui exigerait de moi chaleur et attentions. Il me faudrait m'intéresser à une autre existence et à ses bassesses, m'efforcer de montrer de la curiosité pour une vie qui m'était étrangère, partager mon angoisse avec quelqu'un d'autre et accepter de tourner les yeux sur la sienne. Et surtout écouter, écouter l'histoire d'un autre être et compatir, me pencher sur ses sentiments, être entraîné dans des douleurs qui n'étaient pas miennes et que pourtant je devrais consoler, avoir devant moi tous les jours ce visage attendant de moi compréhension, aide, pitié, me promettant de la joie que je ne désirais pas, de l'affection qui m'importunait. Voir mon temps passer à travers le sien, mon ennui se cacher dans le sien, reconnaître son odeur dans mes vêtements et sa silhouette dans la rue, dormir dans son lit et me réveiller le premier tous les matins, seul dans la lumière grise, attendant que commence un autre jour interminable à passer avec elle, à creuser de mes mains hors du silence et à porter dans mon cœur jusqu'au soir, jusqu'au moment où l'obscurité reviendrait envahir ma solitude et la sienne. J'avais tout ça en horreur. J'avais en horreur la vie et l'entêtement avec lequel tous les gens autour de moi s'acharnaient à la conserver, renaissant sous les décombres, reconstruisant sans relâche ce que les bombes détruisaient, en proie à cette inlassable volonté de renaître qui est la malédiction, la condamnation de l'espèce humaine. Je sentais que mon aspiration instinctive était de traverser sans me salir cette vie qui m'était restée, sans trop d'ennuis ni trop d'engagement. Car ce n'était plus de la vie, mais un résidu, un reste ramassé dans la rue. Retrouver mon passé était impossible. Me chercher un futur était un effort démesuré. Le docteur Friari avait raison : la langue est une mère et c'est de la mère qu'on vient à ce monde. Mais moi, j'avais perdu les deux pour toujours. Pour moi, toute renaissance était exclue. Ce que j'avais de mieux à faire était de vivre avec ce bout de vie comme on fume un bout de cigarette, avec la hâte de la finir, cherchant déjà des yeux où jeter le mégot."


      Diego Marani


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      HJERNENS DØD

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      Je vous présente avec fierté, ci-dessus, mon ancienne voiture, qui aura fini dans un camion danois et qui, de ce fait, aura pu bénéficier d'une fin relativement enviable, malgré tout. Je suis, je l'avoue, pressée d'avoir le rapport d'enquête des CRS de l'autoroute entre les mains afin de comprendre le pourquoi-comment de la chose, car, ne nous voilons pas la face, je ne me souviens plus de rien, évidemment. On m'a, en tout cas, vivement conseillée de porter plainte, chose que je ne regrette absolument pas. Une chose est sûre, et il est important pour moi de le préciser, je ne suis pas en tord. Voici donc en image le résultat de ce qui m'aura causé tant de maux, aussi bien physiques que psychiques.


      Merci au vicieux ayant trouvé utile de capturer cet instant. Avec du recul, avouons que cela peut servir.


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      UTÅLMODIGHET

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      Cliché datant de l'été 2008, immortalisé à l'aide, à l'époque, du Canon 400D, à la suite de dix bonnes heures de randonnées dans les Alpes Françaises et après avoir planté la tente à plus de 2000 mètres d'altitude. Ce crépuscule avait quelque chose d'enchanteur, tantôt rosé, tantôt doré. Féerique.


      *__*
      *


      Tous ces petits riens à recevoir des quatre coins du monde, de préférence avant le départ pour l'Écosse pour certains, en espérant que la radioactivité japonaise n'ait pas trop affecté la Chine, Hong Kong ainsi que la Corée du Sud. Croisons les doigts jusqu'à la crampe!

      • France : chargeur allume-cigare
      • Chine : protecteur d'écran LCD
      • Chine : filtre ND8 circulaire 77mm
      • Chine : filtre Cokin P-series tobacco gradué clair
      • Chine : filtre Cokin P-series tobacco gradué foncé
      • USA : carte SD à la capacité de stockage de 16GO
      • Chine : adaptateur d'objectifs Minolta vers Pentax
      • Corée du Sud : trépied avec niveau intégré
      • Hong Kong : porte-filtres Cokin P-series 77mm
      • France : albums photos à spirale ( x2 )

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