Ils me sont fidèles :

ØNSKE

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Notez que  ce cliché n'est, cette fois-ci, pas signé. Je ne savais tout bonnement pas où 
insérer la griffe, de peur qu'elle ne vienne briser la composition très géométrique de l'image.


D E L I K A T E S S E N
--> Voilà maintenant quelques temps que je distribue de toutes nouvelles communes. Contre toute attente, mon troisième oeil et moi nous liguons donc pour saluer les charmantes Lynde, Renescure et compagnie. Je n'aurais jamais cru possible de pouvoir macrophotographier sur mon temps de travail tout en étant payée, na! De quoi décompresser, prendre le temps de composer l'image tout en engageant la conversation avec monsieur Dupont au 136 champ de la rose.



 Sac à envie # 2


• Un auto-portrait travaillé, pour une fois!
• Une bouffée d'oxygène fugace, de la vitamine D, des vacances!
• Une excursion norvégienne, le cas échéant.
• Moins du brume le matin.
• Un gros toutou à cajoler.
• Un rétroviseur tout neuf.
• Un second moyen de locomotion.
• Une bonne chopine dans un chouette bar, tenez.
La bande à la maison, au complet!
• Un aspirateur qui fonctionne.
• Un véritable fou-rire.
• De la neige, paradoxalement.
• Des bisous sur vos joues.


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HURRAH!






JA, må hon leva!
JA, må hon leva!
JA, må hon leva uti hundrade år!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva!
JAVISST ska hon leva uti hundrade år!


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PUST!


 F A R V E L , S O M M E R ! 

(Kanskje skal vi møtes igjen neste år?!)

--> Chassons l'été à coup de souffle, sans l'ombre d'un remord! Accueillons l'automne et ses rafales! Saluons les nuages, ployons devant la bruine! Revêtons nos trenchs et impers, ces amis du ciel gris, en oubliant qu'il y a un an, jour pour jour, la chaleur était étouffante et que les contractions avaient commencé il y a déjà plus de douze heures. Préparons-nous plutôt à fêter dignement la toute première année de notre toute petite Nina. 



Ça y est, c'est officiel. J'ai reçu hier les numéros Système d'Identification au Répertoire des ENtreprises et Système d'Identification au Répertoire des ETablissements me référençant au RépertoiredesMétiersEtBlablabla. Ça y est, c'est officiel. La chatouilleuse du déclencheur passionnée et hypraperfectionniste que je suis peut enfin se clamer photographe!
La demande de référencement Google est envoyée ; très bientôt, donc, le lien pointant vers mon espace virtuel professionnel.

En attendant, du café fumant, les derniers rayons du soleil et surtout, de la joie!

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DAGEN JEG DØDE PT. VII

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Le jour où je suis morte #7



É P I L O G U E

L'être humain possède une extraordinaire faculté : il est capable de mémoriser, de se souvenir. Mais il ne se souvient pas seulement de la photographie ayant fait la une du journal de la veille ou de la chanson entendue à la radio quelques heures plus tôt, non. Notre organisme, dans son inimitable perfection, sait également mémoriser une odeur, un goût.
La lampée de nectar d'abricot sereinement sirotée sur la terrasse d'un de ces hôtels de la côte d'Opale suffit à me faire bondir dix-huit mois en arrière. Tétanisée, je me tourne vers mon Nikro qui me répond par un regard compréhensif, compréhension avec laquelle il a appris à vivre et qu'il avait sans nul doute anticipée. Perdue dans la sylve sauvage de ses yeux, je réfléchis.
Je suis tout bonnement incapable de comprendre ce que mes proches ont subi en contemplant quotidiennement mon corps inerte, vidé de tout esprit. C'est tout comme s'ils se recueillaient face à ma dépouille impudiquement exhibée sous leurs yeux. Durant ces quinze jours léthargiques, ma chair et mes os ont entraîné le contenu de mon crâne, sans scrupule aucun, dans une valse furieuse à destination de l'enfer. Le violent atterrissage, celui qui m'a précisément fait toucher le fond, suffit à me réveiller le 29 novembre. Je croise alors mes proches, tous prêts à remonter. Quand le cauchemar a commencé pour moi, ils s'éveillaient du leur. Ce décalage tenace et persistant n'était d'ailleurs pas des plus faciles à vivre.
« Il faut que tu sois forte, encore ! » me répétait ma mère.
Toujours installés sur cette même terrasse, mon Nikro et moi discutons de l'horrible expérience que nous avons tous traversée, d'un côté du miroir certes opposé. Son chaleureux sourire m'invite à me lever, et lui de régler l'addition. Bras dessus bras dessous, nous arpentons ce bord de mer, celui qui m'a vue renaître, les vagues léchant nos pieds terrés dans le sable humide.
Ce n'est donc qu'après dix-huit mois de silence, dix-huit longs mois de refoulement cuisant que la question se pose. Un viscéral besoin d'exorcisation s'est emparé de ma personne. Il était grand temps pour moi d'entamer cette thérapie salvatrice. En jetant l'encre sur le papier, je crève l'abcès. Enfin, je brise l'épaisse couche de glace qui m’emprisonnait jusqu'alors dans les eaux glacées de ces sinistres et odieux souvenirs.  Avec le recul, je suis fière de clamer haut et fort que cet abominable incident m'a beaucoup enseigné. J'ai appris l'optimisme, le relativisme. J'ai appris la patience, la retenue, le véritable sens de mots tels que chagrin et misère pour ensuite comprendre les sens, l'essence de mots tels que chance et bonheur. J'ai laissé le goût de l'inutile me quitter pour finalement apprendre à vivre, à ne me soucier que du vital, de l'essentiel. J'ai appris la complexité de l'élément démesuré de sens qu'est le temps. J'ai appris que l'on ne pouvait ni le saisir ni le suspendre, mais que l'on peut l'apprivoiser, le dompter, l'entendre passer... et l'écouter.
Je laisse alors la brise caresser nos visages et me conduire à cette authentique conclusion.
Dix-huit mois plus tard, la vie me rend bien mes sourires. Jeune maman diplômée, mon cœur s'est vu pousser des ailes. Je suis une battante, je suis tenace. J'ai gagné, j'en suis consciente. J'ai amadoué la joie, je respire le bonheur. Entièrement reconstruite, la créature épanouie que je suis devenue ne demande qu'à vivre ; toujours plus beau, toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus vrai. 

 Je suis le phénix qui renaît de ses larmes.
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