Ils me sont fidèles :

SLUTLIGTIGT

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Fragments de pensées


"C'est dingue ce que ça fait drôle de parler de ça!" me lance un Pierrot déterminé à travers le combiné. Les CDI, prêts à la consommation et autres noms d'oiseaux ont effectivement bercé notre conversation enjouée. C'est que... mes divers rendez-vous juridiques et sociaux-médicaux me font, lentement mais sûrement, réaliser une chose, tout particulièrement : je n'ai plus rien d'une enfant, si ce n'est l'innocence que certains d'entre eux n'ont pourtant déjà plus, demeurant intacte chez moi. J'accuse le coup et salue malgré tout le colossal coup de vieux m'ayant saluée ces derniers jours. Me voilà jeune maman dévouée, indépendante tant sur le plan psychologique que d'un point de vue financier, libre dans tous les sens du terme, littéralement au pied du mur face à cette immense jungle sans limite qu'est la vie active. Au risque de vous paraître niaise, je clame haut et fort que je suis amoureuse bien au-delà des anges et que mon Nikro et moi nous apportons chaque lendemain bien davantage que la veille. Mes chères études sont terminées, je me suis personnellement enrichie et je ne changerai pour rien au monde. J'ai la chance de ne jamais m'être trompée d'un point de vue professionnel, d'aduler le chemin parcouru jusque là, de ne rien regretter et j'ai la très nette impression d'avoir vécu dix années de plus que mon âge veut bien le dire. En toute humilité, puisque mes amis et fidèles lecteurs comprendront le lourd sens de cette phrase, je me suis faite toute seule et je suis extrêmement fière de pouvoir l'exprimer. Il faut croire que le malheur est le meilleur des formateurs.


Concluons en beauté.
J'aurais passé, la semaine dernière, plus de deux heures à discuter en profondeur de la passion commune qu'est la photographie avec une femme du métier au caractère bien trempé, un tant soit peu féministe et ultra dynamique. Son franc-parler et son honnêteté sans borne, qui m'ont rebutée au premier abord, me plaisent en fait énormément. Je découvre que j'ai un côté conservateur un peu vieux-jeu et que cela peut jouer en ma faveur. Les éloges étaient inespérées. Elle m'a pourtant félicitée pour mes travaux, et moi de lui exposer ce qui cloche. Elle a, à chaque fois, rectifié le tir et a bien nourri ma self-estim, largement amenuisée depuis ce foutu 16 novembre. Cet entretien ne va pas déboucher sur un stage, non. Il me permettra bien mieux, puisqu'il m'ouvre les portes que je croyais scellées à jamais.


Enfin, la vie me sourit et je le lui rends bien.
S'il était temps? Oui.

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TACK SÅ MYCKET!






Nina par AMBre
 
 __  Le_13.02.2012


 NOTRE petite Nina fête allégrement ses quatre premiers mois _aujourd'hui, entourée de ses artistes de marraines les bonnes _fées _qui, chaque jour, lui concoctent de jolies petites _surprises, _pleines d'humanité et de tendresse.




___ A ses deux petites fées ainsi qu'à sa sorcière
le plus beau, le plus grand, le plus vrai des mercis.





A toi, petite fille au si doux prénom 
Qui reste dans la gorge et fond 
Sur la langue tel un gros bonbon. 

A toi et à celle que tu deviendras 
Bercée et entourée d’amour pas à pas. 
A tout ce que tu ne sais encore pas 
Mais alors surtout ne te presse pas ! 

A tes yeux qui s’ouvrent bien grands 
Au son de la voix de tes parents. 
A ton petit bout de nez, minuscule, 
Qui respire la Vie avec une majuscule. 

A ton petit cœur tout neuf qui bat 
Régulièrement, calmement 
Contre le sein de ta maman 
Et le gros cœur de ton papa. 

Je salue ta venue dans ce monde 
Et te souhaite une existence féconde 
Car tu signes par ta naissance 
La revanche de l’Amour et son sens. 

A tes parents
Pour qui ces quatre lettres 
Sont à présent 
Ce qu’il y a de plus important. 

___ Par AMBre 

Nina par EmmaPage
Sanguine et pastel blanc
___________________________________________________________

JEG STOPPER TIDEN


S T O P P I N G . T I M E

--> Au risque de briser le charme dérisoire de ce monochrome bleuâtre, je déclare que le fait de décongeler son freezer a du bon. Moi qui désirais ne photographier que les stalactites formées par la condensation, ce, armée de mon objectif macro ai fini par jouer au chat et à la souris avec Mademoiselle Prévoyance et Monsieur Hasard. Une heure éreintante de tirage au compteur pour, au final, obtenir cette image instantanée, témoignant, l'air de rien, du grand come-back de la fabuleuse saison des toits blancs et des chaussées glissantes.



__ MISCELLANÉES_ pt. II


#1 __  Soyons directs : le CNED exige trois stages en milieu professionnel.  Sachez-le, le photographe moyen incarne une profession arborant une attitude relativement hostile face aux stagiaires. J'ai pourtant pris mon courage à deux mains et ai contacté une portraitiste opérant dans le coin, très douée selon moi. La réponse que j'ai reçue ne s'avère pas négative... J'ai rendez-vous avec ladite photographe dans la semaine afin de clore le sujet.

#2 __ Notre adorable petit trésor a pris le pli et fait désormais des nuits de onze heures d'affilée. Mon corps fatigué a immédiatement sauté sur l'occasion : après avoir rattrapé en trois nuits l'équivalent de cinquante heures de sommeil, me voilà requinquée!  

#3 __ J'organiserai, le 2 et 3 juin prochains, une exposition photographique. Au menu? Faune et flore d'ici et d'ailleurs! Je vous concocterai donc un billet vous sollicitant, amis lecteurs, afin que vous votiez pour vos clichés préférés sur le vaste thème de la nature.

#4 __ Mon Nikro et moi préparons notre périple alsacien prévu pour le mois de mai, appuyés par les ramages de notre rossignol. Un areuh par ci, un aga par là, notre petit pinçon nous donne le la et c'est dans la joie et la bonne humeur que nous finalisons réservations et projets d'excursions.
Los,  Schloss Neuschwanstein!


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DEDIKASJON

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The Night and the Silent Water  -




--> Je déclare mes stocks photographiques pleinement épuisés. Voici donc un cliché daté du mois de mai 2010, directement venu des contrées de l'ouest de la Suède. Avec le recul, je suis entièrement libre de m'avouer déçue par le résultat dont la composition a pourtant été travaillée. J'ai malheureusement renoncé au petit kilomètre de marche qui m'aurait permis de récupérer mon trépied et ai honteusement préféré lézarder près du feu, les pieds dans l'eau.




ET c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de ce petit bout de femme.

S'évadant toutes deux au bout d'une cigarette, noyant nos idées noires sur le banc du patio de cet hôpital, la nourriture trop vite ingurgitée laissant nos bedons geignards. C'est que nos expériences respectives, bien qu'au fond très différentes, convergeaient en beaucoup de points. Accident, coma, réveil épouvantable d'apathie, d'indolence et de mollesse, puis seulement vient l'abominable prise de conscience et la solide reprise en main de l'esprit. Moi qui nous croyais dûment rodées et qui estimais franchement que nous avions toutes deux eu le droit à plus de misères en trois mois que beaucoup en une vie toute entière, voilà qu'elle m'annonce la perte de son procès. Un malheur n'arrivant jamais seul, elle juge bon d'enchaîner franchement et me dévoile le cuisant échec de son opération, puisqu'elle se révèle allergique à la morphine et à ses dérivés.

SANS transition aucune, je déclare que toutes mes pensées lui sont intégralement destinées en ce mardi 31 janvier, date de sa, je l'espère, dernière et non moindre opération.

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AVVENNING

LE SEVRAGE, parlons-en.


 
___ Puisque, par chance, non contraint chez moi, ce ne sera pas chose aisée, loin s'en faut! Les tétées font partie pour moi de la multitude de moments Ô combien forts et féériques à partager avec ce tout petit bout dépendant. On se sent, en tant que femme, littéralement irremplaçable et essentielle au développement du bambin, et je vous avouerais qu'une forme d'angoisse fait peu à peu son nid chez moi au fur et à mesure que notre Nina grandit. Je ne sais trop comment procéder et me surprends à remettre au lendemain ce nouveau dispositif dès que je vois poindre le soleil...


Mais ce n'est pas la peur de la nouveauté qui me submerge, non. C'est tout autre chose. Cette crainte-là est, elle, bien égoïste et ne concerne que moi. Ses petits yeux pétillants quand vient l'heure du repas, ses gazouillis déterminés quand il s'avère qu'elle n'a plus faim, ses mains agrippant mes longs cheveux pendants, ses paupières qui s'alourdissent lentement au cours de la tétée... Toutes ces petites choses font que je risque, pour sûr, de l'avoir dur, bien que je me sache d'avance sauvée par le regard ému de son papa lui donnant son tout premier biberon.
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